{"id":3885,"date":"2008-05-26T00:00:00","date_gmt":"2008-05-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3885"},"modified":"2008-05-26T00:00:00","modified_gmt":"2008-05-25T22:00:00","slug":"3885","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/05\/26\/3885\/","title":{"rendered":"Moonrise &#8211; The Lights of a Distant Bay"},"content":{"rendered":"<p>Lynx music : ce label doit bien dire quelque chose au lecteur fid\u00e8le des chroniques parues sur Progressia. Pour les novices, cette maison de disques polonaise est sp\u00e9cialis\u00e9e dans la publication d\u2019albums de groupes nationaux pratiquant un rock n\u00e9oprogressif des plus classiques. Apr\u00e8s Openspace, Nemezis et Millenium, voici donc Moonrise (qui n\u2019est pas v\u00e9ritablement un groupe, mais plut\u00f4t un projet articul\u00e9 autour de la seule personne de Kamil Konieczniak, ponctuellement entour\u00e9 de quelques musiciens additionnels). Et dans le style, autant l\u2019annoncer d\u2019embl\u00e9e, il s\u2019agit probablement du candidat le plus int\u00e9ressant. <\/p>\n<p>  Apr\u00e8s une magnifique introduction tr\u00e8s \u00ab\u00a0marillionienne\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0The Island\u00a0\u00bb), les choses s\u00e9rieuses peuvent commencer avec \u00ab\u00a0Help Me I Can\u2019t Help Myself\u00a0\u00bb, dont les arp\u00e8ges de piano initiaux font irr\u00e9m\u00e9diablement penser au travail de Kate Bush. Les ambiances cr\u00e9\u00e9es sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussies : nappes de claviers, guitares rythmiques acoustiques, guitares \u00e9lectriques \u00ab\u00a0feulantes\u00a0\u00bb, voix ma\u00eetris\u00e9e et production \u00e0 l\u2019avenant. C\u2019est du bel ouvrage auquel on a affaire avec <i>The Lights of a Distant Bay<\/i>. En plus de l\u2019influence patente de Marillion premi\u00e8re \u00e9poque, certaines structures rythmiques et certains riffs de guitare font penser \u00e0 Toto (\u00ab\u00a0In the Labyrinth of the Dream\u00a0\u00bb) ou Saga (\u00ab\u00a0Where Is My Home\u00a0\u00bb). M\u00eame si l\u2019originalit\u00e9 n\u2019est pas vraiment au rendez-vous, pour un premier album, le r\u00e9sultat est plut\u00f4t convaincant : des compositions qui tiennent la route, des arrangements classieux et un son cristallin. Certes, Moonrise n\u2019a que tr\u00e8s peu de chance d\u2019esp\u00e9rer acc\u00e9der \u00e0 la cour des grands en oeuvrant dans ce style maintes fois entendu. N\u00e9anmoins, dans le genre, le groupe est sinc\u00e8re, professionnel et n\u2019a \u00e0 aucun moment \u00e0 rougir de la comparaison avec leurs illustres mentors. Une porte ouverte sur un possible horizon de modernit\u00e9 est discernable gr\u00e2ce \u00e0 certains arrangements plus contemporains (\u00e9voquant Riverside). <\/p>\n<p>  Outre ces qualit\u00e9s, cet album est tr\u00e8s homog\u00e8ne et l\u2019ensemble se laisse \u00e9couter avec le plus grand plaisir. Naturellement, celui pour qui Pendragon ou Marillion sont synonyme d\u2019ennui devrait plonger dans la plus profonde l\u00e9thargie \u00e0 l\u2019\u00e9coute de Moonrise. Mais un tel auditeur aurait-il lu cette chronique jusqu\u2019\u00e0 la fin ? <i>The Lights of a Distant Bay<\/i> risque donc fort d\u2019accompagner les prochains apr\u00e8s-midi de farniente estivaux du lecteur arriv\u00e9 \u00e0 ce stade de la chronique. Et ses cheveux de flotter au vent au gr\u00e9 des envol\u00e9es lyriques de Kamil Konieczniak.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lynx music : ce label doit bien dire quelque chose au lecteur fid\u00e8le des chroniques&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3886,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3885"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3885"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3885\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3886"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3885"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3885"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3885"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}