{"id":3851,"date":"2007-09-15T00:00:00","date_gmt":"2007-09-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3851"},"modified":"2007-09-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-14T22:00:00","slug":"3851","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/15\/3851\/","title":{"rendered":"Phideaux &#8211; Doomsday Afternoon"},"content":{"rendered":"\n<p>Un an \u00e0 peine apr\u00e8s la sortie de <em>The Great Leap<\/em>, premier \u00e9pisode d\u2019une trilogie, Xavier \u00ab Stakhanov \u00bb Phideaux nous livre la suite, un album en deux actes nomm\u00e9 <em>Doomsday Afternoon<\/em>, renouant ainsi avec le titre fleuve \u00e0 la <em>Chupacabras<\/em>. La quantit\u00e9 incroyable de mat\u00e9riel compos\u00e9 par Phideaux ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es pouvait laisser craindre une certaine irr\u00e9gularit\u00e9 de la qualit\u00e9 d\u2019ensemble. <em>Doomsday Afternoon<\/em> prouve qu\u2019il n\u2019en est rien. <br \/><br \/> C\u2019est d\u2019autant plus vrai que, pour donner davantage encore de contenance \u00e0 cet album, Phideaux a fait appel \u00e0 une pl\u00e9thore de musiciens, apportant chacun \u00e0 cet impressionnant \u00e9difice sa brique musicale ou vocale. Quelques invit\u00e9s prestigieux comme Martin Orford (ex-IQ), Matthew Parmenter (Discipline), ou rien moins qu\u2019un orchestre classique de quinze personnes se sont \u00e9galement gliss\u00e9s discr\u00e8tement au milieu de cette apocalypse. En outre, de nombreuses voix f\u00e9minines viennent accompagner le timbre si particulier du prolixe auteur\/ compositeur\/ interpr\u00e8te. <br \/> A l\u2019instar de Beardfish \u2013 chez qui les amateurs de Phideaux doivent s\u00fbrement trouver leur bonheur \u2013 <em>Doomsday Afternoon<\/em> offre un impressionnant \u00e9ventail de styles et d\u2019\u00e9poques. Au gr\u00e9 de cet \u00ab apr\u00e8s-midi de Jugement Dernier \u00bb, on songera \u00e0 Genesis, Supertramp, Simon &amp; Garfunkel, Renaissance et beaucoup d\u2019autres. Ainsi, bien que dot\u00e9e d\u2019une production remarquable et d\u2019arrangements modernes, la musique de Phideaux garde toujours un pied (et parfois deux) dans les ann\u00e9es 60-70.  <br \/><br \/> Les diff\u00e9rents titres (qui en r\u00e9alit\u00e9 n\u2019en constituent qu\u2019un seul) oscillent entre deux et quinze minutes, en une alternance de pi\u00e8ces courtes, souvent calmes, et de longues plages aux multiples d\u00e9veloppements instrumentaux. Sous-titr\u00e9 \u00ab An eco terror tale \u00bb, <em>Doomsday Afternoon<\/em> met en sc\u00e8ne des personnages confront\u00e9s \u00e0 la destruction par l\u2019homme de son environnement. Est-ce pour cette raison qu\u2019il flotte sur ce disque une brume aux relents gothiques, que des lames de m\u00e9lancolie viennent parfois traverser ? La langueur nostalgique de certains titres comme \u00ab Candybrain \u00bb, \u00ab Crumble \u00bb, ou \u00ab Thank you for the Evil \u00bb, les th\u00e8mes r\u00e9currents, les voix f\u00e9minines, les nombreux passages folk ou acoustiques s\u2019immiscent inexorablement dans les esprits pour former un puzzle d\u2019une complexe beaut\u00e9. <br \/><br \/> Fil rouge graphique de cette trilogie, les magnifiques &#8211; et plut\u00f4t inqui\u00e9tantes &#8211; peintures de Molly Ruttan s\u2019inspirent d\u2019une toile de Dali (<em>Monument imp\u00e9rial \u00e0 la femme-enfant<\/em>) mais aussi du travail de Paul Whitehead sur <em>Foxtrot<\/em> de Genesis, influence confirm\u00e9e sur l\u2019une des toiles par la pancarte d\u2019un mendiant annon\u00e7ant \u00ab\u00a0666 is no longer alone\u00a0\u00bb&#8230; <br \/><br \/> Phideaux frappe fort avec ce <em>Doomsday Afternoon<\/em> tr\u00e8s abouti, d\u2019une richesse peu commune, int\u00e9grant divers courants du rock dit \u00ab classique \u00bb. Consid\u00e9rant les deux premi\u00e8res parties de la trilogie, on est en droit d\u2019esp\u00e9rer encore mieux pour le volet final de la part de l\u2019Am\u00e9ricain prodigue.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un an \u00e0 peine apr\u00e8s la sortie de The Great Leap, premier \u00e9pisode d\u2019une trilogie,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":3852,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3851"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3851"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3851\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3852"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}