{"id":3825,"date":"2007-07-31T00:00:00","date_gmt":"2007-07-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3825"},"modified":"2007-07-31T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-30T22:00:00","slug":"3825","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/07\/31\/3825\/","title":{"rendered":"Opposite Day &#8211; Safety First"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un <i>Fictional Biology<\/i> aux vertus rajeunissantes (cf notre chronique), Opposite Day est de retour avec <i>Safety First<\/i>, un troisi\u00e8me album construit sur une formule identique : formats courts et directs, truff\u00e9s de changements et de petites trouvailles. Le trio en profite pour revisiter la d\u00e9finition de sa musique : \u00ab art-pop, experimental-punk, hyperabsurd uneasy-listening with a smile \u00bb. Tout un programme !<\/p>\n<p>  Point d\u2019ennuyeuses r\u00e9p\u00e9titions, de longueurs inutiles ou des sch\u00e9mas fig\u00e9s sur <i>Safety First<\/i>, Opposite Day a depuis ses d\u00e9buts avec <i>Economics For Mr. Ugly<\/i> pris le parti de surprendre en dotant chacun de ses morceaux d\u2019une dynamique qui lui est propre, aussi court ou simple fut-il au premier abord. Oscillant entre une minute trente et presque cinq minutes, les dix-sept titres de <i>Safety First<\/i> brassent comme sur <i>Fictional Biology<\/i> quantit\u00e9 d\u2019influences, rock et pop en t\u00eate, jazz, punk et metal suivant de pr\u00e8s. L\u2019album d\u00e9marre sur les chapeaux de roues avec \u00ab Solid Baby \u00bb, cocktail punk-rock survitamin\u00e9, typique de la recette d\u2019Opposite Day : \u00e9nergie, humour, \u00e9conomie, et ce petit quelque chose en plus qui rel\u00e8ve la sauce. Une sophistication discr\u00e8te parcourt ainsi l\u2019album, visitant tous les styles, de la pop de \u00ab Laurentide \u00bb au jazz-rock d\u2019\u00ab Elephant In A Pharmacy \u00bb <\/p>\n<p>  Mais <i>Safety First<\/i> va \u00e9galement plus loin que <i>Fictional Biology<\/i>, mod\u00e9rant quelque peu ses ardeurs m\u00e9talliques au profit de nouvelles approches in\u00e9dites pour le groupe : folk-pop sur \u00ab Install Paul Scoon \u00bb\/ \u00ab Astronomy Overflowed \u00bb ou jazz-funk sur \u00ab Brains \u00bb. Les titres les plus longs comme \u00ab Like An Alien \u00bb ou \u00ab Spaceman Woman \u00bb rappelleront Kevin Gilbert ou les compositions les plus imm\u00e9diates de Neal Morse, m\u00eame s\u2019il est fort \u00e0 parier que nos trois comp\u00e8res n\u2019ont jamais entendu parler de ces individus !<\/p>\n<p>  Les quelques d\u00e9fauts de <i>Fictional Biology<\/i> sont oubli\u00e9s. Du haut de ses cinquante minutes, <i>Safety First<\/i> acqui\u00e8re le statut de v\u00e9ritable album face \u00e0 la grosse demi-heure frustrante de son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Par ailleurs, une production et des arrangements sensiblement plus travaill\u00e9s permettent \u00e0 la basse de Greg Yancey de faire des ravages avec ses grooves chauds, soutenus par la frappe \u00e0 la fois efficace et subtile du nouveau batteur Pat Kennedy tandis que Sam Arnold d\u00e9ploie un jeu de guitare vari\u00e9, souvent direct mais qui sait \u00e9galement se faire sobre et nuanc\u00e9. <\/p>\n<p>  Opposite Day se permet sur <i>Safety First<\/i> de faire la nique \u00e0 tous les genres qu\u2019il pratique, ne tombant jamais dans leurs travers. Sous couvert d\u2019humour et de s\u00e9duisants atours, les am\u00e9ricains r\u00e9ussissent la performance de marier la complexit\u00e9 avec la simplicit\u00e9. Oh, et puis plut\u00f4t que de se perdre dans une vaine synth\u00e8se, laissons le soin \u00e0 Opposite Day de clore cette chronique : <i>We sound like Zappa, but more poppy and heavy. Like the Pixies, but more shreddy and jazzy. Like King Crimson, but more concise and absurd. Like Primus but more melodic. Like Steely Dan but more insane and metal. Like They Might be Giants but heavier and mathier. Like Madonna. Exactly like Madonna.<\/i>. Tout est dit !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un Fictional Biology aux vertus rajeunissantes (cf notre chronique), Opposite Day est de retour&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":3826,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3825"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3825"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3825\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3826"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3825"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3825"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3825"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}