{"id":3777,"date":"2010-12-16T00:00:00","date_gmt":"2010-12-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3777"},"modified":"2010-12-16T00:00:00","modified_gmt":"2010-12-15T22:00:00","slug":"3777","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/12\/16\/3777\/","title":{"rendered":"Bryan Ferry &#8211; Olympia"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;artiste britannique appartient \u00e0 la cat\u00e9gorie des musiciens qui ont toujours quelque peu gravit\u00e9 autour de la sc\u00e8ne progressive sans jamais oser franchement y p\u00e9n\u00e9trer. Avec l&rsquo;album<span style=\"font-style: italic;\"><\/span> <span style=\"font-style: italic;\">Avalon<\/span>, tout comme son premier groupe Roxy Music, Bryan Ferry a ainsi prouv\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas r\u00e9tif aux sonorit\u00e9s \u00e9clectiques. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs et surtout en 1994 avec <span style=\"font-style: italic;\">Mamouna<\/span>,&nbsp;disque majeur et \u00e9pique que le dandy conservateur d\u00e9montre toute l&rsquo;\u00e9tendue de son talent. <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son producteur, Brian Eno, <span style=\"font-style: italic;\">Mamouna<\/span> a su alterner diverses ambiances \u00e0 la fois mystiques et pop, en ayant recours \u00e0 des recettes propres au monde progressif : bruitages, refrains r\u00e9currents, ambiances d\u00e9velopp\u00e9es sur plusieurs minutes (&#171;&nbsp;Mamouna&nbsp;&#187;, le titre \u00e9ponyme, hypnotique, est un v\u00e9ritable \u00e9volution progressive, comme pourrait l&rsquo;\u00eatre un Ziggy Stardust par exemple). Bryan <span style=\"font-style: italic;\"><\/span>Ferry est alors parvenu \u00e0 s&rsquo;\u00e9garer avec brio dans des sonorit\u00e9s oniriques envelopp\u00e9es d&rsquo;une voix suave, qui n&rsquo;est pas sans parent\u00e9 avec celle de Mark Hollis. Ce disque n&rsquo;est rien de moins qu&rsquo;un des pinacles du rock des ann\u00e9es quatre-vingt-dix.<\/p>\n<p>Avec <span style=\"font-style: italic;\">Olympia<\/span>, le sexag\u00e9naire a su s&rsquo;entourer \u00e0 nouveau d&rsquo;une belle brochette de partenaires : Brian Eno, Dave Stewart d&rsquo;Eurythmics, Phil Manzanera et Andy Mackay (ex-Roxy Music), ainsi que Jonny Greenwood de Radiohead, mais cela ne suffit pas \u00e0 faire d\u00e9coller ce nouvel album, malgr\u00e9 les qualit\u00e9s de composition \u00e9videntes dont Bryan Ferry est capable, \u00e0 l&rsquo;instar de &#171;&nbsp;Song to the Siren&nbsp;&#187; et ses m\u00e9lodies rarement faciles d&rsquo;acc\u00e8s, parfois pesantes et tr\u00e8s r\u00e9ussies.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est donc pas le lourdingue &#171;&nbsp;You Can Dance&nbsp;&#187;, titre introductif, emp\u00e2t\u00e9, lancinant et monotone, qui n&rsquo;\u00e9volue pas sur plus de trois minutes, ou &#171;&nbsp;Reason Or Rhyme&nbsp;&#187;, bluette mi\u00e8vre o\u00f9 la voix n&rsquo;est qu&rsquo;un instrument parmi d&rsquo;autres, qui rel\u00e8vent le niveau de l&rsquo;ensemble. Am\u00e8re d\u00e9ception, Bryan Ferry vit le drame de nombreux artistes des ann\u00e9es dix : \u00e0 trop s&rsquo;entourer d&rsquo;individualit\u00e9s fortes et dou\u00e9es, \u00e0 trop privil\u00e9gier la production, il en oublie son propre talent.<\/p>\n<p><span style=\"font-style: italic;\">Olympia <\/span>est un album rat\u00e9 au regard de la capacit\u00e9 artistique de ce grand monsieur, qui manque malheureusement d&rsquo;\u00e9pure dans la sophistication. Mais cela ne doit en aucun cas occulter le fait que Bryan Ferry reste un immense artiste et l&rsquo;une des derni\u00e8res rock stars, qui a franchi depuis longtemps les portes de l&rsquo;Olympe. Pour la peine, il sera toujours possible de se rappeler les grandes heures de sa carri\u00e8re avec <span style=\"font-style: italic;\">Mamouna<\/span>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;artiste britannique appartient \u00e0 la cat\u00e9gorie des musiciens qui ont toujours quelque peu gravit\u00e9 autour&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":3778,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3777"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3777"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3777\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3778"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3777"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3777"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3777"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}