{"id":3729,"date":"2007-10-20T00:00:00","date_gmt":"2007-10-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3729"},"modified":"2007-10-20T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-19T22:00:00","slug":"3729","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/20\/3729\/","title":{"rendered":"Coxhill \/ Miller &#8211; Miller\/Coxhill &#8211; Story So Far"},"content":{"rendered":"<p>Si les noms de Steve Miller et de Lol Coxhill n\u2019\u00e9voquent que peu de souvenirs, celui de la bonne vieille cit\u00e9 de Canterbury les remplacera pour permettre d\u2019\u00e9valuer l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette r\u00e9\u00e9dition pharaonique d\u2019une partie de l\u2019\u0153uvre des deux hommes. Illustrant parfaitement la notion de \u00ab&nbsp;groupe&nbsp;\u00bb assez relative \u00e0 cette \u00e9poque et dans cette r\u00e9gion, Lol Coxhill (saxophoniste alto qui se ralliera plus ensuite au jazz libre) et Steve Miller (pianiste et fr\u00e8re de Phil, guitariste \u00e9galement ubiquitaire de Hatfield and The North) s\u2019aper\u00e7oivent au sein de nombreuses aventures mais prendront aussi le temps d\u2019enregistrer ensemble deux disques atypiques sur lesquels de nombreux acolytes se succ\u00e8dent \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s: <i>Miller\/Coxhill \u2013 Coxhill\/Miller<\/i> et <i>The Story So Far\u2026 \/ \u2026Oh Really ?<\/i> en 1973 et 1974. M\u00e9connus, ces deux albums se voient ici r\u00e9\u00e9dit\u00e9s, accompagn\u00e9s de nombreux titres additionnels, par Cuneiform Records, label toujours ambitieux et ici particuli\u00e8rement g\u00e9n\u00e9reux puisque pas moins de deux heures trente de musique se retrouvent ainsi tass\u00e9es sur deux CD\u2019s. <\/p>\n<p>  Sur les deux enregistrements d\u2019origine, Coxhill et Miller se partagent le travail de composition. Si on s\u2019attend, en pr\u00e9sence d\u2019une compilation si h\u00e9t\u00e9roclite \u00e0 passer d\u2019une ambiance \u00e0 l\u2019autre au gr\u00e9 des \u00e9poques, il est plus \u00e9tonnant de constater comment cette diversit\u00e9 s\u2019exprimait m\u00eame au sein d\u2019un m\u00eame disque. Quand <i>Miller\/Coxhill<\/i> d\u00e9bute intimiste, intense et par instants sublime gr\u00e2ce \u00e0 la sonorit\u00e9 du saxophone \u00ab&nbsp;violonisant&nbsp;\u00bb de Coxhill lors du duo inaugural \u00ab&nbsp;Chocolate Field&nbsp;\u00bb, son pendant imm\u00e9diat <i>Coxhill\/Miller<\/i> tranche dans le vif, fait dans le libertaire (saxophone, sur fond de moteurs et d\u2019enfants  jouant\u2026) et ram\u00e8ne vers l\u2019univers musical azimut\u00e9 d\u2019un Keith Tippett. Jouant sur la m\u00eame dualit\u00e9, <i>The Story So Far\u2026<\/i> part vers le jazz-rock, fait la part belle \u00e0 la section rythmique et aux claviers Rhodes et Wurlitzer de Miller pour laisser ensuite place \u00e0 l\u2019humour de Coxhill (\u00ab&nbsp;Tuberculars Balls&nbsp;\u00bb, quel titre ! ou \u00ab&nbsp;Soprano Derivation \/ Apricot Jam&nbsp;\u00bb) et ses sonorit\u00e9s rappelant souvent John Surman. <\/p>\n<p>  Ajoutez \u00e0 cela des extraits de concert de Steve Miller, une improvisation de vingt-trois minutes et surtout trois titres enthousiasmants de Delivery, \u00e9ph\u00e9m\u00e8re formation o\u00f9 l\u2019on retrouve Pip Pyle, Roy Babbington et Richard Sinclair aux c\u00f4t\u00e9s des deux amis, et on aura un aper\u00e7u du festin gargantuesque propos\u00e9. Ceux qui choisiront d\u2019engloutir le tout sans pause se feront rares et aussi un peu inconscients quand  les \u00e9picuriens piocheront eux avec plaisir et parcimonie dans cette imposante caverne d\u2019Ali Baba. Les amateurs de jeu des sept familles musicales pourront s\u2019amuser \u00e0 savoir qui (et quand)  jouait avec qui (et o\u00f9) en d\u00e9pouillant le tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 livret, ils y trouveront tous les noms de l\u2019\u00e9poque. Cependant la valeur de ce double album ne r\u00e9side pas dans cette \u00e9num\u00e9ration glorieuse, ni dans sa qualit\u00e9 pourtant sup\u00e9rieure mais surtout par le fait qu\u2019il incarne l\u2019\u00e2me du mouvement Canterbury, miracle passager t\u00e9moignant moins  d\u2019un hypoth\u00e9tique univers musical commun que de valeurs partag\u00e9es d\u2019humanisme et d\u2019innovation collective. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si les noms de Steve Miller et de Lol Coxhill n\u2019\u00e9voquent que peu de souvenirs,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":3730,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3729"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3729"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3729\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3730"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3729"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3729"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3729"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}