{"id":3717,"date":"2007-09-17T00:00:00","date_gmt":"2007-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3717"},"modified":"2007-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-16T22:00:00","slug":"3717","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/17\/3717\/","title":{"rendered":"Glissando &#8211; Loves are like Empires"},"content":{"rendered":"<p>Nouveau venu sur le jeune label ind\u00e9pendant Gizeh Records (qui a d\u00e9j\u00e0 sorti de son chapeau les \u00e9tonnants <i>Immune<\/i>), Glissando, duo originaire de Leeds, s\u2019aventure sur un terrain de jeu bien sombre. Un lieu o\u00f9 l\u2019humain n\u2019est  que sugg\u00e9r\u00e9, o\u00f9 Elly May Irving et Richard Knox jouent avec le vent et les ombres pour mieux transir l\u2019auditeur. Estampill\u00e9e \u00ab&nbsp;Ambiance \/ Experimentale \/ Alternative&nbsp;\u00bb leur musique fuit les m\u00e9lodies comme la peste : pour l\u2019appr\u00e9cier, il faudra plonger.<\/p>\n<p>  Dans la forme, Glissando \u00e9voque Pornography de <i>The Cure<\/i> jou\u00e9 au ralenti, rehauss\u00e9 de bruitages multiples et  par intermittence d\u2019une voix diaphane qui survole le tout. Les variations de rythme \u00e9tant inexistantes, les morceaux \u00e9voluent par d\u2019ent\u00eatants relents successifs, \u00e0 croire que Victor Hugo \u00e9coutait <i>Loves are like Empire<\/i> en \u00e9crivant \u00ab&nbsp;Les Djinns &nbsp;\u00bb. <\/p>\n<p>  <i>La rumeur approche<br \/> L\u2019\u00e9cho la redit<br \/> C\u2019est comme la cloche<br \/> D\u2019 un couvent maudit<br \/> Comme un bruit de foule<br \/> Qui tonne et qui roule<br \/> Et tant\u00f4t s \u00e9croule<br \/> Et tant\u00f4t grandit<\/p>\n<p><\/i>  Et apr\u00e8s ? Et apr\u00e8s rien ou pas grand-chose, en tout \u00e9tat de cause, pas de d\u00e9ferlement de cr\u00e9atures inqui\u00e9tantes. Plus dommageable, alors que l\u2019on s\u2019attendrait \u00e0 \u00eatre submerg\u00e9 par ces lourdes ambiances, \u00e0 se noyer dans les \u00e9chantillonnages, on perd rarement pied. Seul le long deuxi\u00e8me morceau \u00ab&nbsp;What the Exultant Heart Calls Good &nbsp;\u00bb arrive \u00e0 ses fins. Quelques ambiances int\u00e9ressantes surgissent aussi sur l\u2019 interminable \u00ab&nbsp;Love or No Love&nbsp;\u00bb, mais \u00e0 force de palabrer, on se retrouve au bout d\u2019une demi-heure (!) \u00e0 se demander si Elly et Richard eux-m\u00eames savaient exactement o\u00f9 ils allaient. Autre d\u00e9ception, la voix, rappelant un peu Bjork, n\u2019apporte rien \u00e0 la musique, l\u2019accompagne, l\u2019enjolive prudemment mais n\u2019est pas en symbiose avec elle. <\/p>\n<p>  Une r\u00e9alisation soign\u00e9e et des climats inqui\u00e9tants bien rendus ne compensent donc pas le fait que <i>Loves are like Empires<\/i> n\u2019ass\u00e8ne jamais le KO d\u00e9finitif, et laisse survivre l\u2019auditeur au lieu de l\u2019engloutir. La fronti\u00e8re entre adh\u00e9sion et d\u00e9ception reste t\u00e9nue n\u00e9anmoins, surtout pour cette musique bas\u00e9e sur le contexte et le ressenti. Les amateurs d\u2019<i>ambient<\/i> de glauque et d\u2019exp\u00e9rimental auront donc peut-\u00eatre une bonne surprise en \u00e9coutant les extraits disponibles. Pour les autres, l\u2019op\u00e9ration \u00ab&nbsp;oubli de chronique&nbsp;\u00bb peut d\u00e9buter.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nouveau venu sur le jeune label ind\u00e9pendant Gizeh Records (qui a d\u00e9j\u00e0 sorti de son&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":3718,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3717"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3717"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3717\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3718"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3717"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3717"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3717"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}