{"id":3707,"date":"2007-03-25T00:00:00","date_gmt":"2007-03-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3707"},"modified":"2007-03-25T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-24T22:00:00","slug":"3707","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/03\/25\/3707\/","title":{"rendered":"S\u00e9bastien Froidevaux &#8211; Voyages extraordinaires"},"content":{"rendered":"<p>Oui, S\u00e9bastien Froidevaux \u00e9tait bien le guitariste de ce surprenant groupe que fut Galaad (qui implosa en 1996 apr\u00e8s un chant du cygne magistral : <i>Vae Victis<\/i>). Et oui, S\u00e9bastien Froidevaux  est un excellent guitariste au style rac\u00e9, reconnaissable entre mille m\u00eame si la \u00ab&nbsp; bande des trois Steve&nbsp;\u00bb  (Hackett, Howe et Rothery) l\u2019a fortement influenc\u00e9. Mais non il ne s\u2019agira pas, dans cette chronique, ni de pleurer Galaad, ni de se demander ce que \u00ab&nbsp;cela aurait donn\u00e9 si\u2026&nbsp;\u00bb . <i>Voyages extraordinaires<\/i> est un album autonome et abouti. On n\u2019a pas affaire ici \u00e0 un disque cr\u00e9\u00e9 par une partie d\u2019un groupe mais bel et bien au deuxi\u00e8me album solo d\u2019un artiste complet pratiquant une musique essentiellement instrumentale pleine de gr\u00e2ce dans la veine de Mike Oldfield, Steve Howe (justement) ou m\u00eame Joe Satriani et autres Steve Vai. Cependant il serait bon de relever que, m\u00eame si l\u2019\u0153uvre de S\u00e9bastien est d\u00e9nu\u00e9e de chant, l\u2019esth\u00e9tique g\u00e9n\u00e9rale de <i>Voyages extraordinaires<\/i> a plus \u00e0 voir avec les climats tiss\u00e9s par des groupes comme Marillion ou Pendragon qu\u2019avec l\u2019univers aride de prouesses techniques des gratteux am\u00e9ricains sus-nomm\u00e9s. Ici, foin de d\u00e9monstrations st\u00e9riles. Place au voyage\u2026    <\/p>\n<p>  Et quel voyage ! En effet, apr\u00e8s un premier essai en solo autoproduit en 2002 (<i>Six valses d\u00e9su\u00e8tes et poussi\u00e9reuses<\/i>) dans un registre fort diff\u00e9rent de celui d\u00e9velopp\u00e9 dans l\u2019objet de cette chronique (puisqu\u2019il s\u2019agissait de musique de chambre !), S\u00e9bastien Froidevaux se lance dans un projet purement progressif du meilleur cru. Ces <i>Voyages extraordinaires<\/i> sont form\u00e9s d\u2019une collection de neuf titres aux intitul\u00e9s pour le moins \u00e9nigmatiques ! Chaque morceau est unique et autosuffisant m\u00eame si le concept g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ensemble reste le voyage musical, la travers\u00e9e esth\u00e9tique, l\u2019\u00e9motion par le son. En de nombreuses occasions, des moments de pure magie envo\u00fbtent l\u2019auditeur. Certains passages, c\u2019est bien simple, donnent la chair de poule (\u00ab&nbsp;Quelques notes de r\u00e9confort&nbsp;\u00bb). D\u2019autres filent carr\u00e9ment le grand frisson (\u00ab&nbsp;La mort de Galaad&nbsp;\u00bb). De la musique instrumentale de haute qualit\u00e9 bien qu\u2019autoproduite. Le son est satisfaisant m\u00eame si on  l\u2019on se situe \u00e9videmment \u00e0 mille lieues de la luxuriance sonore d\u2019un <i>Amarok<\/i> (Mike Oldfield).<\/p>\n<p>  Oh, et puis soyons honn\u00eates !  Les amoureux inconsolables de Galaad vont retrouver quelques uns des charmes de leur d\u00e9funte amante : envol\u00e9es de guitare tout simplement touch\u00e9es par la gr\u00e2ce, m\u00e9lodies recherch\u00e9es mais ent\u00eatantes, ambiances captivantes. Il ne manquerait que la voix de\u2026 Non ! Je m\u2019\u00e9tais jur\u00e9 de ne pas comparer ce tr\u00e8s bon disque au pass\u00e9 lumineux du mendiant disparu. Saluons donc le travail de S\u00e9bastien Froidevaux pour ce qu\u2019il est et non pour ce qu\u2019il repr\u00e9sente. Et le futur n\u2019a probablement rien \u00e0 envier au pass\u00e9. Pour preuve, le prochain album de S\u00e9bastien, <i>Au Mus\u00e9e des monstres et merveilles<\/i> est pr\u00e9vu pour cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>   Quelques informations pratiques avant de laisser l\u2019auditeur acqu\u00e9rir le disque pr\u00e9sent\u00e9. Le site de S\u00e9bastien Froidevaux est tr\u00e8s complet et contient une foule d\u2019informations int\u00e9ressantes sur lui-m\u00eame ainsi que sur Galaad. En plus de tout ce qu\u2019il est courant de d\u00e9nicher sur les autres sites d\u2019artistes, S\u00e9bastien a eu une id\u00e9e qui ravira tous les amoureux de guitare (dont votre serviteur fait partie) : r\u00e9guli\u00e8rement, il d\u00e9pose en ligne des courts m\u00e9trages didactiques dans lesquels il explique par le menu et avec la plus grande volont\u00e9 p\u00e9dagogique (il n\u2019est pas \u00e9ducateur pour rien !) comment sont construits certains soli de guitare mythiques comme celui de <i>Firth of Fifth<\/i> de Genesis, <i>Starship Troopers<\/i> de Yes ou encore <i>Incubus<\/i> de Marillion. Il est \u00e0 signaler encore que S\u00e9bastien Froidevaux est un \u00ab&#038;nbsp ;musicien du dimanche &#038;nbsp ;\u00bb comme il se d\u00e9finit lui-m\u00eame, c\u2019est \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019est pas professionnel et ne vit pas de sa musique. Ainsi, le seul moyen de vous procurer l\u2019un quelconque de ses disques est de le contacter via son site ou par courrier traditionnel.   <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Oui, S\u00e9bastien Froidevaux \u00e9tait bien le guitariste de ce surprenant groupe que fut Galaad (qui&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3708,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3707"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3707"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3707\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3708"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3707"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3707"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3707"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}