{"id":3651,"date":"2009-05-14T00:00:00","date_gmt":"2009-05-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3651"},"modified":"2009-05-14T00:00:00","modified_gmt":"2009-05-13T22:00:00","slug":"3651","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/05\/14\/3651\/","title":{"rendered":"William Sheller &#8211; Avatars"},"content":{"rendered":"<p>William Sheller dans Progressia, voil\u00e0 qui peut sembler bien incongru pour les lecteurs les plus m\u00e9fiants. Pourtant, si ce grand monsieur a en son temps dangereusement flirt\u00e9 avec la vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, il reste avant tout connu des m\u00e9lomanes pour ses exp\u00e9rimentations classiques, symphoniques voire progressives ! A l\u2019instar d\u2019un (regrett\u00e9) Alain Bashung, d\u2019un G\u00e9rard Manset ou, dans une moindre mesure, d\u2019un (\u00e9galement regrett\u00e9) Daniel Balavoine (qui avait d\u2019ailleurs pr\u00e9vu de travailler avec Peter Hammill avant que la vie n\u2019en d\u00e9cide autrement en 1986), notre \u00e9l\u00e9gant binoclard a toujours port\u00e9 une oreille attentive \u00e0 ce qui se passait outre-Manche. C\u2019est pourquoi il sait si bien conjuguer le verbe fran\u00e7ais \u00e0 un son r\u00e9solument anglo-saxon, entendre plus exigeant dans sa forme. Calogero ou Obispo ne nous contrediront certainement pas.<\/p>\n<p>   Il avait d\u00e9j\u00e0 voulu transformer l&rsquo;essai en 1994 avec l\u2019imparable <i>Albion<\/i>, au titre r\u00e9sonnant comme un manifeste esth\u00e9tique. Un disque lard\u00e9 de guitares incisives et d\u2019orgues satur\u00e9s, qui lorgnait ostensiblement vers les travaux de Led Zeppelin, groupe officiellement adul\u00e9 par le compositeur. Malheureusement, cette courageuse incursion en terres plus rock aura quelque peu d\u00e9stabilis\u00e9 le public \u00ab\u00a0officiel\u00a0\u00bb du pianiste, plus habitu\u00e9 aux \u00ab\u00a0balades nobles et sentimentales\u00a0\u00bb. Il faut cependant bien avouer qu\u2019il n&rsquo;y \u00e9tait pas all\u00e9 avec le dos de la Gibson le Willy, avec cette collection de titres tr\u00e8s <i>seventies<\/i> \u00e0 la limite du hard rock. <\/p>\n<p>   Avec <i>Avatars<\/i>, un tout autre monde s\u2019ouvre aux auditeurs, notamment d\u00e8s le titre d\u2019ouverture qui \u00e9tonnera probablement le n\u00e9ophyte (on croirait entendre Queen) et qui ne jurerait que par le c\u00e9l\u00e8bre <i>Sheller en solitaire<\/i> (et son incontournable tube \u00ab\u00a0Un homme heureux\u00a0\u00bb). \u00ab\u00a0La longue \u00e9chelle\u00a0\u00bb retrouve des terrains plus connus m\u00eame si l\u2019introduction ressemble \u00e9trangement \u00e0 \u00ab\u00a0Exode\u00a0\u00bb du groupe Ange. Tout un programme ! Le <i>single<\/i>\u00ab&nbsp;Tout ira bien \u00bb rassurera tout le monde avec cette touche <i>Classic Sheller<\/i> parsem\u00e9 d&rsquo;inattendus sons de six-cordes \u00e9lectriques tr\u00e8s <i>british<\/i> (Bryan May, Eric Clapton, Jimmy Page). <\/p>\n<p>  Nul besoin de commenter toutes les pistes de cette agr\u00e9able rondelle.Le son r\u00e9solument nouveau de cet \u00e9tonnant projet joue d&rsquo;un harmonieux m\u00e9lange des genres : un hommage \u00e0 la production britannique des ann\u00e9es soixante-dix (basses mix\u00e9es tr\u00e8s en avant du spectre sonore, batterie et guitares surpuissantes) qui se m\u00eale habilement \u00e0 des textes finement cisel\u00e9s (comme sait si bien les r\u00e9diger cette reconnue corporation des auteurs-compositeurs-interpr\u00e8tes, sp\u00e9cialit\u00e9 hexagonale par excellence). Le tout m\u00e2tin\u00e9 de cette soie symphonique que lui seul sait vraiment ma\u00eetriser m\u00eame si <i>L\u2019Imprudence<\/i>, magnifique album du d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 Bashung, avait lui aussi tenu ses promesses en 2002. Une douzaine de titres tr\u00e8s accessibles qui raviront sans nul doute les lecteurs de Progressia \u00e0 d\u00e9faut de devenir les favoris de l\u2019 \u00ab autre \u00bb public de ce toujours fringant sexag\u00e9naire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>William Sheller dans Progressia, voil\u00e0 qui peut sembler bien incongru pour les lecteurs les plus&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3652,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3651"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3651"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3651\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3652"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3651"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3651"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3651"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}