{"id":3603,"date":"2009-10-02T00:00:00","date_gmt":"2009-10-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3603"},"modified":"2009-10-02T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-01T22:00:00","slug":"3603","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/10\/02\/3603\/","title":{"rendered":"Porcupine Tree &#8211; The Incident"},"content":{"rendered":"<p>Cette fois, \u00e7a y est, Porcupine Tree s\u2019est enfin risqu\u00e9 \u00e0 produire ce qu\u2019il n\u2019osait v\u00e9ritablement proposer jusqu\u2019\u00e0 cet <i>Incident<\/i> \u2013 titre pr\u00e9monitoire pour les mauvaises langues \u2013 : un album conceptuel articul\u00e9 autour d\u2019un seul et unique morceau. L\u2019\u00e9quipe de Steven Wilson rejoint ainsi la horde des groupes progressifs t\u00e9m\u00e9raires honnis des critiques musicaux parisianistes. Pour un <i>Close to the Edge<\/i> (Yes), un <i>Misplaced Childhood<\/i> (Marillion) ou m\u00eame (et surtout) un <i>Amarok<\/i> (Mike Oldfield), combien de produits boursoufl\u00e9s et vaniteux qui se referment mollement sur la vacuit\u00e9 de leur propos ? Pl\u00e9thore, malheureusement. <\/p>\n<p>   Naturellement, la remarquable intelligence et l\u2019\u00e9tonnante <i>maestria<\/i> du capitaine de la formation britannique ayant d\u00e9j\u00e0 fait leurs preuves, on ne saurait trop craindre le pire. Ou, au pire justement, une micro-d\u00e9ception \u00e0 la hauteur de l\u2019attente d\u00e9mesur\u00e9e induite par le succ\u00e8s indiscutable du pr\u00e9c\u00e9dent album, <i>Fear of a Blank Planet<\/i> (2007). A vrai dire, personne ne s\u2019attend s\u00e9rieusement \u00e0 un \u00e9chec, surtout apr\u00e8s une carri\u00e8re longue de bient\u00f4t vingt ans, qui a permis de d\u00e9blayer et pr\u00e9parer le terrain pour le <\/i>magnum opus<\/i> tant attendu, le \u00ab&nbsp;long morceau qui mettrait tout le monde d\u2019accord&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>   D\u2019embl\u00e9e, s\u2019il s\u2019agit bel et bien d\u2019un <i>concept album<\/i>, il l\u2019est davantage par la structure musicale choisie (un seul long mouvement divis\u00e9 en quatorze s\u00e9quences) que par le th\u00e8me choisi, pr\u00e9texte \u00e9vident \u00e0 de longs d\u00e9veloppements musicaux r\u00e9ussis. <i>Brave<\/i> de Marillion ou <i>Operation : Mindcrime<\/i> de Queensr\u00ffche apparaissent comme sensiblement plus coh\u00e9rents, du point de vue d&rsquo;un sc\u00e9nario servant de terreau aux pousses instrumentales et litt\u00e9raires attendues. <\/p>\n<p>  En revanche, l\u2019ensemble tient franchement la route musicalement, m\u00eame si nulle r\u00e9volution de palais n\u2019est \u00e0 signaler. Malgr\u00e9 un net retour vers des contr\u00e9es plus \u00e9th\u00e9r\u00e9es et plus m\u00e9lodiques, zones que les Britanniques n\u2019ont plus vraiment daign\u00e9 traverser depuis leur p\u00e9riode pop (<i>Stupid Dream<\/i> ou <i>Lightbulb Sun<\/i>), l\u2019amateur retrouve assez vite ses marques. La marque d\u00e9pos\u00e9e reste reconnaissable entre mille et la production, toujours parfaite, ne s\u2019oppose en rien \u00e0 celle \u00e0 laquelle le quartette nous avait habitu\u00e9s. Seuls les fervents partisans de l\u2019aspect r\u00e9solument metal forg\u00e9 depuis l\u2019excellent <i>In Absentia<\/i> (2002) risquent de se sentir quelque peu pris \u00e0 revers. Ce manque de p\u00eache est n\u00e9anmoins remplac\u00e9 par la finesse des arrangements et des citations subtiles aux ma\u00eetres du genre (King Crimson, Genesis ou m\u00eame les Beatles avec leur <i>Sergent Pepper<\/i> litt\u00e9ralement cit\u00e9 dans la longue suite \u00e9ponyme). <\/p>\n<p>   Cette \u0153uvre ma\u00eetris\u00e9e et rassurante pour le public est accompagn\u00e9e de quatre titres esseul\u00e9s, rel\u00e9gu\u00e9s en fond de cale. S\u2019ils s\u2019av\u00e8rent go\u00fbtus, ils peuvent cependant se montrer superf\u00e9tatoires apr\u00e8s un plat de r\u00e9sistance si copieux. <i>The Incident<\/i> parvient \u00e0 \u00e9viter la honte et le ridicule sans discussion possible. Il ne saurait  toutefois \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 dans une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es comme l\u2019apoth\u00e9ose de la \u00ab&nbsp;geste wilsonienne&nbsp;\u00bb. Loin d\u2019\u00eatre un incident de parcours, ce onzi\u00e8me v\u00e9ritable effort studio se contente de se poser en successeur solide, honorable et rac\u00e9, \u00e0 l\u2019instar de tous ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette fois, \u00e7a y est, Porcupine Tree s\u2019est enfin risqu\u00e9 \u00e0 produire ce qu\u2019il n\u2019osait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3604,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3603"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3603"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3603\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3604"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3603"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3603"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3603"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}