{"id":3545,"date":"2010-03-02T00:00:00","date_gmt":"2010-03-01T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3545"},"modified":"2010-03-02T00:00:00","modified_gmt":"2010-03-01T22:00:00","slug":"3545","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/03\/02\/3545\/","title":{"rendered":"No-Man &#8211; Mixtaped"},"content":{"rendered":"<p>Ce titre d\u00e9suet de ce premier DVD (en plus de vingt ans de carri\u00e8re) s\u2019explique par l\u2019importance qu\u2019ont pu rev\u00eatir les supports analogiques \u00e0 leurs d\u00e9but. Le groupe est form\u00e9 au cr\u00e9puscule des ann\u00e9es quatre-vingts par le tout juste pub\u00e8re Steven Wilson et le chanteur d\u00e9j\u00e0 confirm\u00e9 Tim Bowness (alors affubl\u00e9 d\u2019une tignasse que m\u00eame David Lee Roth n\u2019aurait jamais eu le cran d\u2019arborer.) Le duo \u00e9tait alors compl\u00e9t\u00e9 par un violoniste et un guitariste, et le p\u00e8re Wilson si\u00e9geait discr\u00e8tement derri\u00e8re ses claviers, m\u00eame s\u2019il s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 octroy\u00e9 les r\u00f4les de principal compositeur, arrangeur et producteur. La carri\u00e8re de ce groupe parfaitement original, qui, avec l\u2019aide de ses premi\u00e8res cassettes d\u00e9mos et <i>E.P.<\/i>, commen\u00e7ait \u00e0 conna\u00eetre un certain succ\u00e8s \u2013 un journaliste de renom avait m\u00eame affirm\u00e9 que le Royaume-Uni tenait l\u00e0 ses nouveaux Smiths, rien de moins ! \u2013 a vu son audience d\u00e9cro\u00eetre quand le ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie a d\u00e9cid\u00e9 de monter un \u00ab petit \u00bb projet parall\u00e8le pour s\u2019amuser : Porcupine Tree. <\/p>\n<p>   La musique que proposait alors le quatuor n\u2019a cess\u00e9 d\u2019\u00e9voluer, passant d\u2019une sorte de pop \u00e9lectronique \u00e0 une musique nettement trip hop, pour finalement s\u2019\u00e9tablir sur des terrains plus progressifs, tr\u00e8s proches des climats g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par Blackfield, demi-fr\u00e8re de No-Man. L\u2019histoire de ce groupe anglais, passionnante et pleine de rebondissements, est d&rsquo;ailleurs magnifiquement cont\u00e9e dans un superbe documentaire de pr\u00e8s de quatre-vingt-dix minutes qui constitue l\u2019essentiel du second disque. Ce travail, fruit du r\u00e9alisateur Richard Smith, vaut \u00e0 lui seul l\u2019achat de cet objet tant celui-ci s\u2019impose d\u2019embl\u00e9e comme un moment d\u2019anthologie, qui le distingue de la masse des pi\u00e8tres \u00ab rockumentaires \u00bb vaguement potaches qui remplissent \u00e0 l\u2019envi les <i>boni<\/i> paresseux de trop nombreuses productions musicales. Les clips, petits bijoux esth\u00e9tiques et romantiques, s&rsquo;ils ne sont probablement jamais pass\u00e9s sur MTV, valent r\u00e9ellement le d\u00e9tour.  <\/p>\n<p>     Ce concert intimiste enregistr\u00e9 durant l\u2019\u00e9t\u00e9 2008 \u00e0 Londres, dans une salle cossue, a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du net regain d\u2019int\u00e9r\u00eat apport\u00e9 au groupe depuis le succ\u00e8s plan\u00e9taire de son mentor. En effet, il ne faut pas oublier que No-Man reste avant tout le premier projet de Steven Wilson, celui auquel il croyait et qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 si proche d\u2019atteindre le grand public qu&rsquo;en 1996, avec le tr\u00e8s efficace <i>Wild Opera<\/i>, disque qui a convaincu Fish de prendre le jeune chevelu aux pieds nus comme producteur pour le magistral <i>Sunsets on Empires<\/i>. Faut-il ajouter que la m\u00eame ann\u00e9e sortait <i>Signify<\/i> de Porcupine Tree ? Ceci expliquant cela, No-Man ne verra d\u00e8s lors presque plus son g\u00e9niteur, celui-ci ayant quitt\u00e9 le nid conjugal pour s\u2019acoquiner avec une autre femme, moins sensuelle mais nettement plus facile. Tim Bowness et sa voix d\u2019ange n\u2019auront donc plus que les yeux pour pleurer, m\u00eame si le mari volage reviendra souvent \u00e0 la maison. Cependant, entre Porcupine Tree, Blackfield et ses multiples travaux de production et de remast\u00e9risation, celui-ci ne pourra plus vraiment porter \u00e0 bout de bras ce premier enfant, qui n\u2019a jamais v\u00e9ritablement r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019affranchir de sa trop lourde tutelle. <\/p>\n<p>     C\u2019est peut-\u00eatre pour se faire pardonner ce l\u00e2che abandon que le d\u00e9sormais solide quadrag\u00e9naire a tenu \u00e0 monter sur les planches avec Tim (seul rescap\u00e9 du <i>line-up<\/i> original) et d\u2019autres musiciens de pointe, afin de prouver que la musique si pure et cristalline de No-Man \u2013 \u00e0 mille lieues des atours metal un peu patauds de Porcupine Tree depuis quelques temps \u2013 passait all\u00e9grement la rampe de la sc\u00e8ne. Et avec quelle classe. ! Comment Steven Wilson peut-il encore avoir la pr\u00e9tention de chanter lorsqu&rsquo;il entend l\u2019organe dor\u00e9 \u00e0 l\u2019or fin de son fr\u00eale et timide acolyte de plus de vingt ans ? Certes, le tout appara\u00eet comme bien discret, la faute au peu de concerts donn\u00e9s par le groupe depuis sa formation. Mais saluons l\u2019entreprise audacieuse d\u2019avoir passablement r\u00e9arrang\u00e9 les titres les plus \u00e9th\u00e9r\u00e9s afin de leur donner un relief plus rock, m\u00e9tamorphose indispensable pour ne pas rendre narcoleptique l\u2019auditoire garni. Si le Maestro tr\u00f4ne au centre de la sc\u00e8ne, sa c\u00e9l\u00e8bre PRS en bandouli\u00e8re, c\u2019est bien de la musique de No-Man et, surtout, de la rare alchimie de la guitare planante de l\u2019un et du chant tout en retenue de l\u2019autre, que na\u00eet la magie de cette repr\u00e9sentation sans pr\u00e9tention. Il est aujourd\u2019hui temps de rendre \u00e0 C\u00e9sar\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce titre d\u00e9suet de ce premier DVD (en plus de vingt ans de carri\u00e8re) s\u2019explique&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3546,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3545"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3545"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3545\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3546"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3545"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3545"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3545"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}