{"id":3453,"date":"2007-09-03T00:00:00","date_gmt":"2007-09-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3453"},"modified":"2007-09-03T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-02T22:00:00","slug":"3453","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/03\/3453\/","title":{"rendered":"Alamaailman Vasarat &#8211; Maahan"},"content":{"rendered":"<p>Derri\u00e8re ce terme impronon\u00e7able se cache un groupe instrumental finlandais, ayant d\u00e9j\u00e0 quatre albums \u00e0 son actif. N\u00e9 des cendres de H\u00f6yry-kone, formation \u00e9ph\u00e9m\u00e8re qui \u0153uvrait dans le progressif exp\u00e9rimental, Alamaailman Vasarat d\u00e9voile une musique sans concession, \u00e0 cheval entre jazz klezmer et metal. <br \/> D\u00e8s les premi\u00e8res notes, le d\u00e9cor est plant\u00e9 : entre un saxophone omnipr\u00e9sent et des guitares ac\u00e9r\u00e9es qui ont parfaitement trouv\u00e9 leur place, le trombone imprime un rythme martial, h\u00e9ritier direct du folklore nordique. Il en r\u00e9sulte un m\u00e9lange surprenant qui reste malgr\u00e9 tout d\u2019une rare coh\u00e9rence. Le groupe laisse peu de place aux instants d\u2019accalmie, mais le but recherch\u00e9 n\u2019est pas l\u00e0. Cette absence de temps mort permet \u00e0 leur musique d\u2019\u00eatre encore plus intense, et de d\u00e9voiler toute son essence. <\/p>\n<p>  L\u2019ensemble est digne de la bande sonore d\u2019un film d&rsquo;Emir Kusturica : on se croirait au milieu d\u2019une procession fun\u00e9raire d\u00e9jant\u00e9e, \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re glauque mais attirante. Les lignes m\u00e9lodiques se confondent, et chaque instrument contribue \u00e0 forger cette ambiance si particuli\u00e8re, marque de fabrique du groupe. Alamaailman Vasarat a visiblement diversifi\u00e9 ses propos au sein de morceaux aux horizons plus vari\u00e9s qu\u2019auparavant (\u00ab Luiden Valossa, Naapurin Talossa \u00bb). La pulsation du piano prend plus de place, appuyant une rythmique d\u00e9j\u00e0 bien touffue. <br \/> La production tr\u00e8s soign\u00e9e reste fid\u00e8le \u00e0 leur orientation musicale, et met en lumi\u00e8re l\u2019apport de l\u2019instrumentation \u00e9tonnante du groupe. Les contributions de l\u2019orgue de barbarie, de la clarinette ou du tuba sont autant de preuves de l\u2019originalit\u00e9 du sextet. Les musiciens en profitent pour se l\u00e2cher, exploitant toutes les possibilit\u00e9s que leur offre cet attirail. Les contrepoints audacieux et les passages d\u00e9structur\u00e9s sont donc monnaie courante sur l\u2019album, mais ces techniques restent dans tous les cas au service des titres dans leur globalit\u00e9. Il n\u2019y a pas d\u2019exp\u00e9rimentation qui fragilise l\u2019ensemble, tout est fait pour que l\u2019auditeur soit constamment surpris et non d\u00e9rang\u00e9 dans son \u00e9coute. <\/p>\n<p>  Leur univers d\u00e9cal\u00e9 se rapproche de l\u2019esprit de groupes comme Estradasphere ou Miasma &#038; the Carousel of Headless Horses, pour leur aspect barr\u00e9 et sans limite. Avec <i>Maahan<\/i>, ces Finlandais disposent d\u2019un disque qui risque de marquer les esprits, encore plus que leurs pr\u00e9c\u00e9dents efforts. Gr\u00e2ce \u00e0 une popularit\u00e9 croissante, le groupe b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un public plus r\u00e9ceptif, et conserve ainsi sa d\u00e9marche sinc\u00e8re qui prend de l\u2019ampleur au fil des albums. Malgr\u00e9 des choix musicaux radicaux, Alamaailman Vasarat r\u00e9ussit \u00e0 conserver son c\u00f4t\u00e9 accessible et sa personnalit\u00e9 attachante, reconnaissable entre mille. Peu de groupes arrivent \u00e0 mettre au point un univers aussi original sans perdre de vue leur authenticit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Derri\u00e8re ce terme impronon\u00e7able se cache un groupe instrumental finlandais, ayant d\u00e9j\u00e0 quatre albums \u00e0&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3454,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3453"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3453"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3453\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3454"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3453"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}