{"id":3449,"date":"2007-09-10T00:00:00","date_gmt":"2007-09-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3449"},"modified":"2007-09-10T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-09T22:00:00","slug":"3449","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/10\/3449\/","title":{"rendered":"Heartscore &#8211; Many Directions"},"content":{"rendered":"<p>Heartscore est le projet d\u2019un seul homme, l\u2019allemand Dirk Radloff. Il s\u2019occupe de tout ce qui touche \u00e0 son entit\u00e9 musicale, depuis la composition jusqu\u2019\u00e0 la production finale. Malgr\u00e9 l\u2019aspect virtuel \u00e9vident de cette fa\u00e7on d\u2019agir, l\u2019ensemble est correctement r\u00e9alis\u00e9, si bien que l\u2019auditeur oublie parfois ces probl\u00e8mes. Il faut aussi prendre en compte la nature intrins\u00e8que de cet album, loin d\u2019\u00eatre une \u0153uvre \u00ab professionnelle \u00bb \u00e0 proprement parler. Avec de telles conditions, Dirk Radloff ne peut pas esp\u00e9rer \u00eatre au niveau technique des productions actuelles, mais ce n\u2019est certainement pas ce qu\u2019il recherche. L\u2019artiste n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai, et il profite de son exp\u00e9rience des enregistrements pour compenser ses moyens limit\u00e9s. Bien que les parties de batterie soient le fruit d\u2019une programmation, les diff\u00e9rentes sections sont assez bien pens\u00e9es pour que cela devienne une carence de second plan. <\/p>\n<p>  A travers quatorze titres pour la plupart assez courts, Dirk Radloff revisite le rock progressif des ann\u00e9es soixante-dix en incluant quelques \u00e9l\u00e9ments plus modernes et m\u00e9talliques. On se rapproche souvent de l\u2019esprit du Gentle Giant des d\u00e9buts, pour cette mixture de genres permanente et pour l\u2019influence moyen\u00e2geuse. Cet \u00ab homme \u00e0 tout faire \u00bb rajoute \u00e0 tout cela des incartades pop bien senties, histoire de compl\u00e9ter le tableau avec une certaine douceur. Les morceaux s\u2019encha\u00eenent en brassant ces inspirations tout au long des cinquante minutes que compte le disque. <\/p>\n<p>  Le travail sur les ch\u0153urs est assez important, mais reste loin de la ma\u00eetrise des r\u00e9f\u00e9rences en la mati\u00e8re. La voix de Dirk Radloff est quelquefois limite au niveau de la justesse, ce qui s\u2019av\u00e8re \u00e0 la longue plut\u00f4t g\u00eanant. En t\u00e9moigne \u00ab Death In The Opposite House \u00bb, o\u00f9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de couplets efficaces chant\u00e9s \u00e0 la fa\u00e7on \u00ab reggae \u00bb, un refrain moins ma\u00eetris\u00e9 rend l\u2019ensemble fade. D\u2019autres titres exploitant la m\u00eame formule sont plus r\u00e9ussis, notamment \u00ab Many Red Devils \u00bb o\u00f9 le musicien allemand d\u00e9voile une sorte de metal progressif barr\u00e9 suivi d\u2019un refrain proche de Queen. La qualit\u00e9 des titres est donc in\u00e9gale, on passe rapidement de bonnes trouvailles vers des transitions de mauvais go\u00fbt. Ce manque de coh\u00e9rence artistique se r\u00e9v\u00e8le assez probl\u00e9matique car l\u2019artiste ne semble pas avoir trouv\u00e9 son propre cr\u00e9neau musical. Seul le titre \u00ab The Miller\u2019s Wife \u00bb (de loin le plus long, avec ses dix minutes) arrive \u00e0 rester passionnant de bout en bout, gr\u00e2ce \u00e0 des id\u00e9es mieux r\u00e9parties et d\u00e9velopp\u00e9es tout au long du morceau. <\/p>\n<p>  Le fait de passer \u00e0 la moulinette divers genres peut s\u2019av\u00e9rer \u00eatre une bonne id\u00e9e en soi, m\u00eame si de tels m\u00e9langes ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 faits par le pass\u00e9. Cependant, il faut avoir l\u2019habilet\u00e9 de ne pas perdre le fil conducteur des titres, pour ne pas tomber dans l\u2019\u00e9cueil du simple exercice de style. Avec Heartscore, Dirk Radloff se rapproche dangereusement du pr\u00e9cipice. Esp\u00e9rons qu\u2019avec un peu plus de moyens, il arrivera \u00e0 dominer tous ces \u00e9l\u00e9ments sans c\u00f4toyer la facilit\u00e9. Malheureusement, avec ce <i>Many Directions<\/i> qui porte bien son nom, le musicien a visiblement du mal \u00e0 contr\u00f4ler sa fougue cr\u00e9atrice, malgr\u00e9 des qualit\u00e9s \u00e9videntes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Heartscore est le projet d\u2019un seul homme, l\u2019allemand Dirk Radloff. 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