{"id":3447,"date":"2007-09-21T00:00:00","date_gmt":"2007-09-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3447"},"modified":"2007-09-21T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-20T22:00:00","slug":"3447","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/21\/3447\/","title":{"rendered":"Neverness &#8211; Cuentos de otros mundos posibles"},"content":{"rendered":"<p>Comme son nom ne l\u2019indique pas, Neverness est un groupe espagnol qui signe ici son second album. La particularit\u00e9 de la formation est d\u2019avoir opt\u00e9 pour un chant exclusivement en espagnol, fait rare dans le milieu du rock progressif. Cependant, ce choix original n\u2019est pas totalement digne d\u2019int\u00e9r\u00eat, du fait d\u2019un chanteur manquant cruellement d\u2019assurance et de ma\u00eetrise. C\u2019est d\u2019autant plus dommage que cette initiative \u00e9tait int\u00e9ressante sur le papier, et d\u00e9notait une volont\u00e9 de recherche d\u2019une personnalit\u00e9 propre, ce qui est finalement loin d\u2019\u00eatre le cas. <br \/> De ce fait, les deux morceaux instrumentaux (\u00ab&nbsp;Pachamama&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Sin horizonte&nbsp;\u00bb) sont tr\u00e8s certainement les titres les plus marquants. Quand le chant anecdotique n\u2019est pas l\u00e0 pour g\u00e2cher l\u2019\u00e9coute, l\u2019approche de l\u2019univers du groupe se fait bien plus naturellement. C\u2019est dans ce format que Neverness est le plus efficace, car aucun \u00e9l\u00e9ment ne vient compromettre sa cr\u00e9dibilit\u00e9. <\/p>\n<p>  Les titres sont pour la plupart assez longs, et d\u00e9veloppent plusieurs atmosph\u00e8res, sans toutefois oublier de suivre une ligne conductrice. Les compositions sont donc finement travaill\u00e9es, mais leurs structures trop r\u00e9p\u00e9titives mettent en lumi\u00e8re le manque d\u2019ambition du disque. Bien que les musiciens ma\u00eetrisent leur sujet et ne se perdent pas dans des d\u00e9monstrations st\u00e9riles, ils font preuve d\u2019un manque d\u2019originalit\u00e9 flagrant. Le r\u00e9sultat, sans pr\u00e9tention aucune, s\u2019\u00e9coute sans d\u00e9plaisir, mais peu de passages parviennent \u00e0 retenir l\u2019attention de l\u2019auditeur. <\/p>\n<p>  Au niveau du son, Neverness se rapproche du classic rock, mais emprunte aussi beaucoup de clich\u00e9s de ce genre musical : guitares agr\u00e9ables mais aux intonations souvent trop lisses, batterie r\u00e9p\u00e9titive \u00e0 souhait, sons de clavier vieillots, manque de relief\u2026 Ce parti pris esth\u00e9tique pouvait \u00eatre int\u00e9ressant, mais le groupe n\u2019a pas su exploiter toutes les subtilit\u00e9s inh\u00e9rentes au style, oubliant ainsi l\u2019essentiel : les m\u00e9lodies rac\u00e9es et accrocheuses, mais surtout la concision. Neverness semble encore h\u00e9siter entre plusieurs domaines musicaux, sans avoir trouv\u00e9 son identit\u00e9 propre, pour d\u00e9voiler au final un ensemble sans r\u00e9elle personnalit\u00e9. <\/p>\n<p>  Rien n\u2019est v\u00e9ritablement innovant dans cet album, m\u00eame si l\u2019optique du groupe n\u2019est pas l\u00e0. Le manque de modernit\u00e9 est tr\u00e8s certainement une concession que le groupe a d\u00fb faire pour rester fid\u00e8le \u00e0 ses mod\u00e8les d\u2019un autre \u00e2ge. <i>Cuentos de otros mundos posibles<\/i> est bel et bien sorti en 2007, et cette d\u00e9marche peut sembler terriblement pass\u00e9iste. Pourquoi ce jeune groupe reste-t-il autant tributaire d\u2019influences vues et revues ? Neverness fait donc partie de cette vague de groupes cherchant, \u00e0 leur \u00e9chelle, \u00e0 perp\u00e9tuer la tradition du rock progressif. Or, ne leur en d\u00e9plaise, nous ne sommes plus dans les ann\u00e9es soixante-dix, et copier aujourd\u2019hui ce qui \u00e9tait novateur autrefois ne donne qu\u2019un r\u00e9sultat la plupart du temps anecdotique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme son nom ne l\u2019indique pas, Neverness est un groupe espagnol qui signe ici son&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3448,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3447"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3447"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3447\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3447"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3447"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3447"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}