{"id":3443,"date":"2007-09-24T00:00:00","date_gmt":"2007-09-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3443"},"modified":"2007-09-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-23T22:00:00","slug":"3443","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/24\/3443\/","title":{"rendered":"Dirge &#8211; Wings of Lead Over Dormant Seas"},"content":{"rendered":"<p>Les derni\u00e8res pierres ajout\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9difice des musiques aventureuses fran\u00e7aises ne sont pas forc\u00e9ment pos\u00e9es par ceux que l\u2019on croit. Alors que certains compliquent leur musique \u00e0 outrance, d\u00e9voilant une mixture plus \u00e9litiste qu\u2019autre chose, d\u2019autres \u00e9laborent un vocabulaire nouveau \u00e0 partir de bases d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s solides. Avec <i>Wings of Lead Over Dormant Seas<\/i>, Dirge se hisse dans la seconde cat\u00e9gorie, parmi le panth\u00e9on des formations qui cherchent avant tout \u00e0 partager leurs \u00e9motions \u00e0 travers une musique \u00e9volutive et contrast\u00e9e. <\/p>\n<p>  Ce groupe fran\u00e7ais form\u00e9 en 1994 a su repousser toujours plus loin les limites de son discours musical. En gardant une base metal, Dirge est pass\u00e9 de la musique industrielle \u00e0 la <i>noise<\/i> pour en arriver \u00e0 son incarnation actuelle. Ces diff\u00e9rentes phases, co\u00efncidant la plupart du temps avec des arriv\u00e9es ou d\u00e9parts de musiciens, ont permis de mettre au point un langage hybride et hypnotique. <\/p>\n<p>  La forme de ce double album est os\u00e9e : cinq titres composent le premier disque, tandis que la galette restante est enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9e au morceau-titre ne durant pas moins d\u2019une heure. Il est rare qu\u2019une telle audace soit ma\u00eetris\u00e9e mais force est de constater qu\u2019ici, le pari est amplement r\u00e9ussi ! Les structures des morceaux sont d\u2019une coh\u00e9rence frappante, et c\u2019est cette assise confortable qui permet \u00e0 chacun des musiciens d\u2019atteindre un degr\u00e9 d\u2019inspiration \u00e9tonnant tout au long des deux disques. Les rythmes sont souvent lents et lourds, mais laissent une place pr\u00e9dominante aux atmosph\u00e8res \u00e9pur\u00e9es et contemplatives, notamment sur \u00ab Nulle part \u00bb qui comporte des vocaux d\u2019une aura quasi mystique. Dirge va tr\u00e8s loin dans l\u2019imaginaire, cherchant \u00e0 mettre en \u00e9veil nos \u00e9motions les plus retranch\u00e9es. <\/p>\n<p>  Face \u00e0 cette musique abyssale, les diff\u00e9rentes \u00e9tiquettes plus ou moins pr\u00e9cises se r\u00e9v\u00e8lent bien vaines : doit-on parler de post-rock ? De doom ? De post-hardcore ? Dirge se situe tr\u00e8s certainement \u00e0 cheval entre tous ces genres, mais offre un rendu \u00e9toff\u00e9 particuli\u00e8rement personnel. Il est rare que les groupes de cette sc\u00e8ne confidentielle aient un c\u00f4t\u00e9 d\u00e9fricheur gr\u00e2ce auquel on perd tous nos rep\u00e8res, berc\u00e9s tant\u00f4t par une profonde m\u00e9lancolie, tant\u00f4t par une mont\u00e9e en puissance qui prend litt\u00e9ralement aux tripes. <\/p>\n<p>  A n\u2019en pas douter, ce gros pav\u00e9 musical en marquera plus d\u2019un. Jouant avec les sentiments, Dirge oppose ici rage et candeur pour le plus grand plaisir des oreilles en qu\u00eate de sensations fortes. Une p\u00e9pite de haut vol \u00e0 ne pas laisser passer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les derni\u00e8res pierres ajout\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9difice des musiques aventureuses fran\u00e7aises ne sont pas forc\u00e9ment pos\u00e9es&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3444,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3443"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3443"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3443\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3444"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3443"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3443"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3443"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}