{"id":3439,"date":"2007-10-09T00:00:00","date_gmt":"2007-10-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3439"},"modified":"2007-10-09T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-08T22:00:00","slug":"3439","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/09\/3439\/","title":{"rendered":"*Shels &#8211; Sea of the Dying Dhow"},"content":{"rendered":"<p>Depuis quelques ann\u00e9es, il est ais\u00e9 de constater le succ\u00e8s relatif du post-rock dans sa d\u00e9finition la plus large. Une certaine \u00ab&nbsp;mode&nbsp;\u00bb en somme, \u00e0 la seule diff\u00e9rence que cet engouement est justifi\u00e9 sur certains points. Il est en effet impossible de r\u00e9f\u00e9rencer tous les groupes sortis de nulle part qui nous ont offert des productions de grande qualit\u00e9 dans ce style. Avec son premier album, *Shels cherche \u00e0 entrer dans ce panth\u00e9on d\u2019artistes marquants.<\/p>\n<p>  Apr\u00e8s un EP sorti en 2004, <i>Wingsfortheirsmiles<\/i>, la formation pr\u00e9sente son v\u00e9ritable premier album avec ce <i>Sea of the Dying Dhow<\/i>. Les musiciens qui composent *Shels ne sont cependant pas d\u2019illustres inconnus, car ils sont membres (ou ex-membres pour certains) de groupes similaires tels que Mahumodo, Eden Maine ou Fireapple Red. Le r\u00e9sultat de cette r\u00e9union s\u2019apparente \u00e0 un post-rock qui doit autant \u00e0 la sc\u00e8ne rock alternative am\u00e9ricaine qu\u2019au post-hardcore. Les compositions n\u2019ob\u00e9issent donc pas toutes au m\u00eame sch\u00e9ma, le groupe \u00e9tant assez libre dans sa d\u00e9marche. <\/p>\n<p>  La palette sonore employ\u00e9e est relativement riche et bien r\u00e9partie. Le long morceau d\u2019ouverture, \u00ab&nbsp;The Conference of the Birds&nbsp;\u00bb, repr\u00e9sente concr\u00e8tement cette inventivit\u00e9 : apr\u00e8s une introduction planante faite de boucles d\u2019accords \u00e0 la guitare acoustique, l\u2019ensemble prend de l\u2019ampleur avec des guitares satur\u00e9es, une rythmique appuy\u00e9e et quelques rares chants hardcore. Lorsque le groupe ne joue pas sur les progressions, il pr\u00e9f\u00e8re explorer son c\u00f4t\u00e9 le plus accessible, enrichi par des vocaux l\u00e9ch\u00e9s et autres m\u00e9lodies accrocheuses, comme sur l\u2019\u00e9tonnamment d\u00e9pouill\u00e9 \u00ab&nbsp;Return to Gulu&nbsp;\u00bb. <\/p>\n<p>  *Shels est un des ces groupes qui a la carrure n\u00e9cessaire pour surprendre son auditoire \u00e0 chaque transition ou mont\u00e9e en r\u00e9gime. Or, ces variations \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame des titres mettent beaucoup de temps \u00e0 se d\u00e9velopper, malgr\u00e9 un talent ind\u00e9niable pour la superposition des espaces sonores. A cause de ces sections de titres d\u00e9velopp\u00e9es trop lentement, l\u2019album perd de son intensit\u00e9 sur la longueur. Bien que <i>Sea of the Dying Dhow<\/i> dure moins d\u2019une heure, on peut percevoir certaines redondances dans leur discours musical. De plus, les compositions ne sont pas r\u00e9parties de la meilleure fa\u00e7on, faisant suivre notamment deux pi\u00e8ces \u00e0 dominante acoustique \u00e0 la fin de l\u2019album, au risque de lasser l\u2019auditeur sur le long terme. Tous ces d\u00e9tails font baisser l\u2019int\u00e9r\u00eat au fil des \u00e9coutes, ne garantissant en rien la dur\u00e9e de vie de l\u2019\u0153uvre. <\/p>\n<p>  Pour en revenir \u00e0 la fr\u00e9quence de sortie d\u2019albums dans ce genre, il n\u2019y a pas doute quant au fait que d\u2019autres artistes proposeront dans un avenir proche des disques similaires sur le principe, mais plus solides dans la forme. En attendant, ce premier essai est agr\u00e9able et original, tout en restant sinc\u00e8re et passionn\u00e9. Les ingr\u00e9dients essentiels sont donc l\u00e0. Pourquoi s\u2019en priver ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis quelques ann\u00e9es, il est ais\u00e9 de constater le succ\u00e8s relatif du post-rock dans sa&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3440,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3439"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3439"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3439\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3440"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3439"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3439"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3439"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}