{"id":3417,"date":"2007-12-24T00:00:00","date_gmt":"2007-12-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3417"},"modified":"2007-12-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-23T22:00:00","slug":"3417","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/24\/3417\/","title":{"rendered":"Zip Tang &#8211; Luminiferous Ether"},"content":{"rendered":"<p>Avec ce premier album, ces Am\u00e9ricains se donnent les moyens de leurs ambitions. Ils apportent en effet un \u00ab\u00a0coup de jeune\u00a0\u00bb au rock progressif traditionnel, gr\u00e2ce \u00e0 une fougue d\u2019interpr\u00e9tation et une vivacit\u00e9 de composition qui vont bien au-del\u00e0 de la majorit\u00e9 des formations dites progressives. <\/p>\n<p>  A n\u2019en pas douter, l\u2019amateur se tournera vers ce disque non pas pour la qualit\u00e9 de la pochette (d\u2019un mauvais go\u00fbt certain), mais plut\u00f4t pour la reprise de \u00ab\u00a0Tarkus\u00a0\u00bb, classique parmi les classiques de Emerson, Lake &#038; Palmer, qui cl\u00f4t la galette du haut de ses dix-huit minutes. Cette version n\u2019a aucune raison de p\u00e2lir devant l\u2019original, tant la qualit\u00e9 est au rendez-vous. La modernisation d\u2019un tel monument n\u2019est pas chose ais\u00e9e, et pourtant l\u2019ensemble reste coh\u00e9rent et naturel, au point que l\u2019on pourrait penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une de leurs propres compositions. Malgr\u00e9 des sonorit\u00e9s de synth\u00e9tiseurs quelque peu dat\u00e9es, Zip Tang r\u00e9ussit ce d\u00e9poussi\u00e9rage d\u2019une belle mani\u00e8re. <\/p>\n<p>  Ceci dit, le propos de Zip Tang va bien plus loin que la reprise de l\u00e9gendes des ann\u00e9es soixante-dix. La pr\u00e9sence du saxophone, tenu par Marcus Padgett, donne une coloration originale \u00e0 leur musique, histoire de varier les plaisirs. La qualit\u00e9 des m\u00e9lodies vocales constitue un autre point positif, d\u2019autant plus qu\u2019il est rare de voir des groupes de ce cr\u00e9neau se d\u00e9marquer de ce c\u00f4t\u00e9. Trois membres sur quatre officient au chant, dont les voix sont proches de Alex Keskitalo (Overhead) ou m\u00eame James Hetfield sur le titre introductif \u00ab\u00a0Tower of Tuna\u00a0\u00bb. Les vocaux ne sont toutefois pas leur seul atout, comme en atteste le titre instrumental \u00ab\u00a0Beta\u00a0\u00bb, illustrant le c\u00f4t\u00e9 d\u00e9fricheur de Zip Tang, qui ose s\u2019essayer aux tonalit\u00e9s jazz pour un r\u00e9sultat remarquable de ma\u00eetrise. Autant dire que ces musiciens aiment varier les genres sans perdre de vue la coh\u00e9rence des compositions. <\/p>\n<p>  Cependant, certains titres ne sont pas aussi marquants, tels que \u00ab\u00a0With a Twist\u00a0\u00bb, trop \u00e9loign\u00e9 de leur personnalit\u00e9, ou \u00ab\u00a0Like We Did Before\u00a0\u00bb, qui donne dans la ballade sans grand int\u00e9r\u00eat. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus judicieux de revoir \u00e0 la baisse la dur\u00e9e de l\u2019album en supprimant les morceaux les plus faibles, afin de convaincre durablement l\u2019auditoire. Ceci dit, <i>Luminiferous Ether<\/i> reste tout de m\u00eame un disque tr\u00e8s recommandable, pouvant rassurer les derniers sceptiques : il reste encore de nos jours des groupes qui r\u00e9ussissent \u00e0 donner une touche de fra\u00eecheur \u00e0 un genre qui en manque par de nombreux aspects. Si le quartette continue sur cette m\u00eame logique de qualit\u00e9 \u00e0 l\u2019avenir, beaucoup risquent d\u2019\u00eatre surpris !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec ce premier album, ces Am\u00e9ricains se donnent les moyens de leurs ambitions. 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