{"id":3387,"date":"2008-04-10T00:00:00","date_gmt":"2008-04-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3387"},"modified":"2008-04-10T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-09T22:00:00","slug":"3387","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/04\/10\/3387\/","title":{"rendered":"Psykup &#8211; We Love You All"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9cid\u00e9ment, Psykup est un groupe qui soigne son public : en plus d&rsquo;un agenda de concerts tr\u00e8s rempli, leurs albums montrent clairement qu&rsquo;ils ne sont pas seulement un groupe de sc\u00e8ne. Apr\u00e8s une ascension importante suite \u00e0 leur premier album, <i>Le temps de la r\u00e9flexion<\/i>, ces Toulousains sont rest\u00e9s dans une logique de qualit\u00e9 en allant toujours plus loin, que ce soit au niveau technique mais aussi du point de vue des ambitions musicales. Petit \u00e0 petit, leur vocabulaire s&rsquo;est \u00e9toff\u00e9, oblit\u00e9rant au maximum les limites de leurs premi\u00e8res influences du hardcore barr\u00e9 des d\u00e9buts. <\/p>\n<p>  Le virage amorc\u00e9 avec <i>L&rsquo;ombre et la proie<\/i> pr\u00e9figurait d\u00e9j\u00e0 les volont\u00e9s du groupe : la mixture s&rsquo;intensifie. Le rendu est toujours aussi coh\u00e9rent, mais l&rsquo;ensemble est plus que jamais destructur\u00e9. Et ce constat paradoxal s&rsquo;accentue avec ce troisi\u00e8me album <i>We Love You All<\/i>. Psykup gravit les \u00e9chelons vers une complexit\u00e9 parfaitement g\u00e9r\u00e9e. Le produit en lui-m\u00eame est surprenant : un <i>digipak<\/i> tr\u00e8s soign\u00e9, accompagn\u00e9 de trois galettes : deux CD et un DVD rempli jusqu&rsquo;\u00e0 la moelle, pr\u00e9sentant un concert et un documentaire sur la formation. Leur signature chez Season of Mist ne fait que confirmer l&rsquo;importance croissante du groupe. <\/p>\n<p>  Et la musique confirme ces impressions : jamais le groupe n&rsquo;a autant conceptualis\u00e9 sa musique. On remarque que le parti pris cin\u00e9matographique du projet parall\u00e8le Manimal \u00e9tait une sorte de pr\u00e9lude \u00e0 ce double album gargantuesque. Les textes de Psykup sont toujours aussi personnels, et rendent l&rsquo;auditeur acteur de l&rsquo;histoire. La narration sur la seconde partie de la suite \u00ab\u00a0La vie dont vous \u00eates le h\u00e9ros\u00a0\u00bb ne laisse aucun doute l\u00e0-dessus. Le propos devient interactif, donnant ainsi une dimension humaine aux compositions, malgr\u00e9  leur complexit\u00e9 et leur apparente tendance \u00e0 int\u00e9grer des plans manquant de logique. En effet, quelques \u00e9coutes permettent de se rendre du compte du sens de chaque <i>break<\/i>, de chaque d\u00e9tour justifi\u00e9. Le titre \u00ab\u00a0En vivre libre ou mourir \u00a0\u00bb lorgne du c\u00f4t\u00e9 du <i>hip-hop<\/i>, et ce qui risque de choquer les m\u00e9talleux les plus affirm\u00e9s fait finalement partie de la personnalit\u00e9 de la formation : Psykup surprend, fait cohabiter les atmosph\u00e8res paradoxales, et s&rsquo;y livre souvent avec succ\u00e8s. <\/p>\n<p>  Les joutes verbales entre les deux chanteurs de la formation, Ju et MiLKa prennent au fil du temps de l&rsquo;ampleur, explorant les diff\u00e9rents registres que cette organisation leur permet. Les morceaux, de plus en plus longs, restent tout de m\u00eame dans \u00ab\u00a0l&rsquo;esprit Psykup\u00a0\u00bb, et ceux qui sont habitu\u00e9s \u00e0 leurs mutations musicales seront combl\u00e9s avec cette sortie copieuse. Malgr\u00e9 tout, les autres qui reprochent \u00e0 <i>L&rsquo;ombre et la proie<\/i> son aspect \u00ab\u00a0fourre-tout\u00a0\u00bb seront certainement plus partag\u00e9s car ici cette logique du collage de structures est encore plus d\u00e9stabilisante au premier abord. <i>We Love You All<\/i> est un disque os\u00e9, qui ne se laisse pas dompter si facilement. Des sensations fortes d&rsquo;une puissance \u00e9tonnante en d\u00e9finitive.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9cid\u00e9ment, Psykup est un groupe qui soigne son public : en plus d&rsquo;un agenda de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3388,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3387"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3387"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3387\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3388"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3387"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3387"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3387"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}