{"id":3373,"date":"2008-06-02T00:00:00","date_gmt":"2008-06-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3373"},"modified":"2008-06-02T00:00:00","modified_gmt":"2008-06-01T22:00:00","slug":"3373","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/06\/02\/3373\/","title":{"rendered":"Beardfish &#8211; Sleeping in Traffic : Part Two"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9cid\u00e9ment, ce groupe de joyeux su\u00e9dois continue \u00e0 sortir des albums plus vite que son ombre&#8230; Voici donc leur quatri\u00e8me disque en cinq ans, excusez du peu ! Et une fois de plus, la galette est remplie \u00e0 ras bord. Beardfish nous propose pendant soixante-quatorze minutes une refonte du progressif des <i>seventies<\/i>, agr\u00e9ment\u00e9e d&rsquo;un humour, d&rsquo;un sens de la m\u00e9lodie et des structures assez imparables. C&rsquo;est justement gr\u00e2ce \u00e0 ces particularit\u00e9s que le groupe se d\u00e9tache du nombre incalculable de formations qui s&rsquo;autoproclament \u00ab\u00a0progressives\u00a0\u00bb sans pour autant proposer quelque chose de surprenant. <\/p>\n<p>  Beardfish va justement de plus en plus loin musicalement pour parvenir \u00e0 se forger une identit\u00e9. Les sonorit\u00e9s typiquement \u00ab\u00a0ann\u00e9es soixante-dix\u00a0\u00bb sont plus que jamais \u00e0 l&rsquo;honneur, entre les interventions d&rsquo;un orgue Hammond d&rsquo;une vigueur \u00e0 faire p\u00e2lir les ic\u00f4nes des d\u00e9cennies pass\u00e9es, et des parties de guitare qui font la part belle aux variations bien senties ne l\u00e9sinant pas sur les effets. Le chant de Rikard Sj\u00f6blom est \u00e9galement \u00e9tonnant de ma\u00eetrise : en \u00e9vitant les lignes haut perch\u00e9es, ce dernier parvient \u00e0 \u00e9tendre d&rsquo;autant plus son registre. Tous ces choix judicieux permettent aux compositions de trouver un juste \u00e9quilibre. La structure des morceaux est constamment remise en question gr\u00e2ce \u00e0 des partis pris laissant libre cours aux excentricit\u00e9s de chacun des membres. Ainsi, de nombreux passages d\u00e9tonnent par leur singularit\u00e9, comme les couplets <i>pop<\/i> de \u00ab\u00a0Into The Night\u00a0\u00bb ou la partie centrale de \u00ab\u00a0South of the Border\u00a0\u00bb et ses guitares crimsoniennes. Bref, ces \u00e9l\u00e9ments trouvent leur place dans un ensemble propice aux incartades, sans pour autant lorgner vers le collage de structures. Tout s&rsquo;encha\u00eene naturellement, avec ce sens du <i>groove<\/i> qui caract\u00e9rise le groupe. Le plat de r\u00e9sistance de ce disque reste tout de m\u00eame le morceau-titre \u00ab\u00a0Sleeping in Traffic\u00a0\u00bb, qui tout au long de ses trente-cinq minutes (!) parvient \u00e0 synth\u00e9tiser tout ce que le groupe fait de mieux. <\/p>\n<p>  Certes, la formule du \u00ab\u00a0poisson \u00e0 barbe\u00a0\u00bb existe d\u00e9j\u00e0 depuis plusieurs albums, mais leur personnalit\u00e9 s&rsquo;affirme et s&rsquo;affine de disque en disque. Les amateurs de la formation se retrouveront en terrain connu, bien que le groupe ait tendance \u00e0 aller toujours plus loin, ce qui donne des compositions plus touffues et alambiqu\u00e9es. Ceux qui sont d\u00e9\u00e7us par les derniers Flower Kings, ou qui recherchent un esprit proche d&rsquo;un Gentle Giant actualis\u00e9 risquent fort de trouver la musique de Beardfish des plus int\u00e9ressantes !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9cid\u00e9ment, ce groupe de joyeux su\u00e9dois continue \u00e0 sortir des albums plus vite que son&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3374,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3373"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3373"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3373\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3374"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3373"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3373"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3373"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}