{"id":3357,"date":"2007-11-24T00:00:00","date_gmt":"2007-11-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3357"},"modified":"2007-11-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-23T22:00:00","slug":"3357","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/24\/3357\/","title":{"rendered":"David Gilmour &#8211; Remember That Night (DVD)"},"content":{"rendered":"<p>2006 fut une ann\u00e9e tr\u00e8s particuli\u00e8re pour feu Pink Floyd. Alors que le groupe version 1969 au grand complet se reforme, l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, le temps d\u2019un concert pour le <i>Live 8<\/i>, Syd Barrett meurt en juillet des complications d\u2019un diab\u00e8te et David Gilmour, semi-retrait\u00e9 depuis la tourn\u00e9e <i>The Division Bell<\/i> en 1995, sort un album solo, <i>On an Island<\/i>. Enregistr\u00e9 du 29 au 31 mai 2006 dans ce l\u00e9gendaire sanctuaire d\u00e9di\u00e9 aux arts, <i>Remember That Night : Live at the Royal Albert Hall<\/i> est le t\u00e9moignage en images de la tourn\u00e9e qui suivit cet album. <\/p>\n<p>  Pour ces concerts destin\u00e9s d\u2019avance \u00e0 \u00eatre m\u00e9morables, David Gimour s\u2019est entour\u00e9 de fid\u00e8les : Richard Wright et Dick Parry \u00e9videmment, mais aussi Jon Carin et Guy Pratt, tous deux pr\u00e9sents dans l\u2019histoire de Pink Floyd depuis <i>A Momentary Lapse of Reason<\/i>, Phil Manzanera (Roxy Music), producteur de l\u2019album solo de Gilmour, et le batteur Steve DiStanislao. Malgr\u00e9 l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, la sc\u00e8ne est sobre, le jeu de lumi\u00e8res simple bien que parfois un peu envahissant, lorsqu\u2019il sature les musiciens de bleu ou d\u2019orange. On est bien loin de la d\u00e9bauche d\u2019effets sp\u00e9ciaux que proposait Pink Floyd pendant ses shows.<br \/> David Gilmour a pens\u00e9 comme il se doit aux nostalgiques de Pink Floyd, venus dans l\u2019espoir de retrouver des fragments de r\u00eaves an\u00e9antis par la s\u00e9paration de leurs l\u00e9gendaires idoles. Le concert s\u2019ouvre sur le d\u00e9but de <i>The Dark Side of The Moon<\/i> devant un public en extase. Beaucoup d\u2019autres grands classiques de Pink Floyd (du moins ceux auxquels Gilmour a contribu\u00e9) seront donn\u00e9s en offrande pendant deux heures trente. D\u2019aucuns s\u2019interrogeront sans doute sur l\u2019opportunit\u00e9 de reproduire <i>On an Island<\/i> dans son int\u00e9gralit\u00e9, mais le guitariste-chanteur a d\u00e9cid\u00e9 sur cette tourn\u00e9e de jouer ce qui lui fait vraiment plaisir, \u00e0 lui. Apr\u00e8s tout, <i>On an Island<\/i> forme un tout et repr\u00e9sente son \u0153uvre solo la plus aboutie, toute en retenue, paisible, \u00e0 l\u2019image de son compositeur. <br \/> Une belle brochette d\u2019invit\u00e9s, tous plus prestigieux les uns que les autres, se succ\u00e8dent aux c\u00f4t\u00e9s de Gilmour : David Crosby et Graham Nash (dont Gilmour reprend le titre \u00ab&nbsp;Find The Cost of Freedom&nbsp;\u00bb), Robert Wyatt, et pour finir David Bowie, qui outre \u00ab&nbsp;Confortably Numb&nbsp;\u00bb, interpr\u00e8te l\u2019inattendu \u00ab&nbsp;Arnolds Layne&nbsp;\u00bb, premier <i>single<\/i> de Pink Floyd, sorti avant m\u00eame <i>The Piper at the Gates of Dawn<\/i> ! La foule, bien que sagement assise, manifeste vigoureusement sa joie. <\/p>\n<p>  L\u2019esth\u00e9tique de ce coffret est quasi-irr\u00e9prochable. Les animations sont soign\u00e9es et malgr\u00e9 la quantit\u00e9 impressionnante de mat\u00e9riel, on s\u2019y retrouve assez facilement. L\u2019option 5.1 est naturellement pr\u00e9sente, tout comme de nombreux sous-titres, surtout utiles pour la partie documentaire du second DVD, qui m\u00e9riterait d\u2019ailleurs qu\u2019on lui consacre une pleine page tant il regorge de petites perles. Pour ce qui concerne le contenu purement musical, d\u2019autres titres tir\u00e9s de ces deux grandes soir\u00e9es sont pr\u00e9sent\u00e9s (notamment \u00ab&nbsp;Wearing the Inside Out&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Arnold Layne&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Comfortably Numb&nbsp;\u00bb, chant\u00e9s tous trois par Richard Wright), et des extraits de divers shows, dont plusieurs compositions \u00e9crites par Syd Barrett, en hommage posthume \u00e0 son fantasque ami. La plus convaincante de ces prestations est sans aucun doute celle donn\u00e9e pour la BBC au Mermaid Theatre. Gilmour y interpr\u00e8te la premi\u00e8re partie de <i>On an Island<\/i> ainsi que \u00ab&nbsp;High Hopes&nbsp;\u00bb.  <br \/> Trois documentaires s\u2019ajoutent \u00e0 ces titres bonus. L\u2019un d\u2019eux suit le groupe sur la tourn\u00e9e \u00ab&nbsp;On an Island&nbsp;\u00bb et s\u2019ouvre sur une rencontre impromptue et tr\u00e8s\u2026 polie entre Waters et Gilmour. Une sc\u00e8ne qui vaut son pesant d\u2019\u00e9motion pour le fan de Pink Floyd. Ce documentaire tente de recr\u00e9er l\u2019ambiance de la tourn\u00e9e, familiale et d\u00e9tendue, qui montre une bande de copains heureux de jouer, sans pression. Le <i>making of<\/i> de <i>On an Island<\/i> et quelques courtes s\u00e9quences de la tourn\u00e9e US, s\u2019ils sont moins int\u00e9ressants, compl\u00e8tent fort logiquement ce portrait attachant de l\u2019un des guitaristes les plus c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019histoire du rock. Enfin, des clips vid\u00e9o et une galerie de photos ach\u00e8vent de faire d\u00e9border ce double DVD. Et pour les plus acharn\u00e9s, quelques bonus cach\u00e9s parviennent encore \u00e0 se glisser au milieu de plus de cinq heures de mat\u00e9riel ! <\/p>\n<p>  <i>Remember That Night<\/i> montre un Gilmour apais\u00e9, rang\u00e9 des voitures, jouant avec un plaisir \u00e9vident ce qu\u2019il a envie de jouer, tout simplement, avec ses amis, aux c\u00f4t\u00e9s de sa famille. Lorsque le rideau tombe, on se dit que ce grand monsieur aura enfin trouv\u00e9 sa propre route artistique et gard\u00e9 l\u2019essentiel de Pink Floyd : la musique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2006 fut une ann\u00e9e tr\u00e8s particuli\u00e8re pour feu Pink Floyd. 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