{"id":3353,"date":"2007-11-08T00:00:00","date_gmt":"2007-11-07T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3353"},"modified":"2007-11-08T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-07T22:00:00","slug":"3353","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/08\/3353\/","title":{"rendered":"Oaksenham &#8211; Conquest of the Pacific"},"content":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait une fois un groupe de rock arm\u00e9nien nomm\u00e9 Dumbarton Oaks, n\u00e9 peu apr\u00e8s la fin de l\u2019\u00e8re communiste. Des changements de personnel et l\u2019instabilit\u00e9 de la r\u00e9gion am\u00e8nent le groupe \u00e0 se s\u00e9parer en 1995\u2026 pour se reformer en 2001 sous le nom d\u2019Oaksenham. Il faudra attendre 2007 pour que le sextet livre enfin son premier album studio, l\u2019instrumental <i>Conquest of the Pacific<\/i>. <\/p>\n<p>  Comme de nombreux groupes des pays de l\u2019Est, Oaksenham clame son amour pour la musique classique. Violon et fl\u00fbte tirent la couverture aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019un violoncelle, d\u2019un basson, de cors, d\u2019une harpe et d\u2019un hautbois. Tr\u00e8s pr\u00e9sente, la composante classique d\u2019Oaksenham m\u00e8ne ainsi la danse sur tout l\u2019album, m\u00eame si la section rock vient r\u00e9guli\u00e8rement se rappeler \u00e0 son bon souvenir. En effet, bien que <i>Conquest of the Pacific<\/i> propose pour l\u2019essentiel une musique sautillante o\u00f9 les instruments classiques s\u2019expriment, parfois individuellement, souvent simultan\u00e9ment, de concert ou en contrepoint, la section \u00e9lectrique n\u2019en reste pas pour autant muette, y compris sur quelques vigoureux passages, anim\u00e9s par un Hammond luxuriant ou une guitare \u00e9lectrique qui n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 sortir quelques sons satur\u00e9s lorsque le besoin s\u2019en fait sentir. <\/p>\n<p>  L\u2019hommage est-il devenu un gimmick dans les musiques progressives ? Toujours est-il que \u00ab Conquest of the Pacific \u00bb contient son lot de r\u00e9f\u00e9rences appuy\u00e9es comme dans sa premi\u00e8re partie, o\u00f9 l\u2019on peut entendre une variation du \u00ab Velvet Green \u00bb de Ian Anderson (Jethro Tull). Par ailleurs, Oaksenham n\u2019\u00e9chappe pas au d\u00e9sormais presque aga\u00e7ant hommage (on pourra \u00e9galement parler de \u00ab caution musicale \u00bb) aux grands compositeurs classiques. Ainsi, la cinqui\u00e8me partie de ce m\u00eame \u00ab Conquest of The Pacific \u00bb reprend des th\u00e8mes populairement connus de H. Purcell et d\u2019E. Elgar. Mais malgr\u00e9 ces tics parfois encombrants, et bien qu\u2019Oaksenham aille \u00e0 l\u2019occasion flirter du c\u00f4t\u00e9 de Gentle Giant, voire du <i>R.I.O.<\/i>, la m\u00e9lodie reste au centre des pr\u00e9occupations du groupe, ce qui rend tr\u00e8s digeste l\u2019\u00e9coute de cet album. <\/p>\n<p>  Le cr\u00e9neau du rock de chambre est d\u00e9j\u00e0 s\u00e9v\u00e8rement occup\u00e9 par de talentueuses formations (After Crying ou plus r\u00e9cemment Rational Diet ou Lost World, entre autres), Oaksenham, malgr\u00e9 un talent insolent, aura donc bien du mal \u00e0 se frayer un chemin au milieu d\u2019une foisonnante concurrence.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait une fois un groupe de rock arm\u00e9nien nomm\u00e9 Dumbarton Oaks, n\u00e9 peu apr\u00e8s&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":3354,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3353"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3353"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3353\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3354"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}