{"id":3351,"date":"2007-10-25T00:00:00","date_gmt":"2007-10-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3351"},"modified":"2007-10-25T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-24T22:00:00","slug":"3351","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/25\/3351\/","title":{"rendered":"Stolen Babies &#8211; There Be Squabbles Ahead"},"content":{"rendered":"<p>Une piste de cirque, de l\u2019humour noir, de l\u2019horreur gothique et <i>vintage<\/i>, un peu d\u2019accord\u00e9on, de m\u00e9lancolie, des cris de terreur, de l\u2019h\u00e9moglobine, tels sont les ingr\u00e9dients du brouet nomm\u00e9 <i>There Be Squabbles Ahead<\/i> que viennent nous servir les Am\u00e9ricains de Stolen Babies. C\u2019est donc avec d\u2019infinies pr\u00e9cautions et du bout des l\u00e8vres qu\u2019on est tent\u00e9 de go\u00fbter cette mixture exp\u00e9rimentale, bien partie pour \u00eatre indigeste\u2026 <\/p>\n<p>  Mais plut\u00f4t que de provoquer d\u2019incommodants retours gastriques, <i>There Be Squabbles Ahead<\/i> met les papilles en \u00e9moi. Car Stolen Babies se lance avec cet album polymorphe dans une danse sur trois, voire quatre pieds. Punk par ci, metal par l\u00e0, purement rock ou au contraire r\u00e9solument fusion, maniant avec une \u00e9gale aisance les sonorit\u00e9s industrielles et la polka, Stolen Babies vogue d\u2019eaux saum\u00e2tres en lames temp\u00e9tueuses, tout en gardant le bon cap, celui de l\u2019efficacit\u00e9. Dot\u00e9s d\u2019une imagerie \u00e0 la fois comique et morbide sign\u00e9e Crab Scrambly qui doit beaucoup \u00e0 Tim Burton, ces clowns malsains ass\u00e8nent une musique \u00e0 la fois monochrome et color\u00e9e, inclassable, cr\u00e9ative, qui ne peut se r\u00e9sumer \u00e0 quelques adjectifs, bien qu\u2019elle proc\u00e8de d\u2019un m\u00e9lange original de punk, de rock alternatif et de heavy metal (\u00ab\u00a0Spill !\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Mind your Eyes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Tall Tales\u00a0\u00bb). Une originalit\u00e9 sous influences malgr\u00e9 tout : Faith No More, dont on constate r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019impact sur toute une branche du metal moderne, est la premi\u00e8re et la plus pr\u00e9gnante d\u2019entre elles. Comment en effet ne pas penser aux Californiens \u00e0 l\u2019\u00e9coute de \u00ab\u00a0Awfull Fall\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0A Year of Judges\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Push Button\u00a0\u00bb ? Et les ressemblances sont aussi bien vocales que musicales. Alors, Dominique Persi, alter-ego f\u00e9minin de Mike Patton ? Sans pousser aussi loin la comparaison de leurs talents respectifs, force est de constater que la demoiselle envo\u00fbte par son chant grave gorg\u00e9 d\u2019\u00e9motion comme elle effraie par ses hurlements stridents. Dans la pl\u00e9thore de genres travers\u00e9s par <i>There Be Squabbles Ahead<\/i>, on pensera par exemple aussi \u00e0 The Gathering p\u00e9riode <i>Mandylion<\/i> pour le c\u00f4t\u00e9 <i>doomy<\/i> de \u00ab\u00a0Lifeless\u00a0\u00bb ou au metal industriel de Rammstein sur le martial \u00ab\u00a0So Close\u00a0\u00bb. Pas tr\u00e8s joyeux, tout cela ? Que nenni, Stolen Babies cultive \u00e9galement l\u2019art de la bonne humeur macabre, entretenue par des textes souvent d\u00e9cal\u00e9s, l\u2019utilisation d\u2019instruments atypiques (trompette, harpe, glockenspiel, \u2026) et de passage folkloriques, empruntant \u00e0 la musique de cirque comme au folklore d\u2019Europe centrale  (\u00ab\u00a0Filistata\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Tablescrap\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Swint or Slude\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p>  Au risque de se disperser et de perdre une identit\u00e9 \u00e0 peine forg\u00e9e, Stolen Babies d\u00e9ploie donc sur <i>There Be Squabbles Ahead<\/i> un style prot\u00e9iforme. Mais loin de tout collage, de toute juxtaposition artificielle, un fil rouge (et noir) assure l\u2019unit\u00e9 de ce rafra\u00eechissement dans lequel tout amateur de rock \u00e9nerv\u00e9 et sophistiqu\u00e9, d\u2019o\u00f9 qu\u2019il vienne, trouvera tr\u00e8s largement son compte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une piste de cirque, de l\u2019humour noir, de l\u2019horreur gothique et vintage, un peu d\u2019accord\u00e9on,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":3352,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3351"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3351"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3351\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3352"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3351"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3351"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3351"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}