{"id":3349,"date":"2007-10-25T00:00:00","date_gmt":"2007-10-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3349"},"modified":"2007-10-25T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-24T22:00:00","slug":"3349","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/25\/3349\/","title":{"rendered":"Glass Hammer &#8211; Culture of Ascent"},"content":{"rendered":"<p>Glass Hammer ou le prog&rsquo;symphonique bien comme il faut.  Voil\u00e0 une quinzaine d\u2019ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 que ces Am\u00e9ricains peaufinent leur formule, sous l\u2019impulsion du clavi\u00e9riste Fred Schendel et du guitariste Steve Babb, \u00e9voluant au rythme des \u00e8res g\u00e9ologiques. Avec ce bien mal nomm\u00e9 <i> Culture of Ascent<\/i>, Glass Hammer poursuit son orbite inexorablement circulaire, tout en ayant le bon go\u00fbt cette fois-ci de ne pas proposer de double album. <\/p>\n<p>  Pour ce nouvel effort, plus propre et plus proche de Yes que jamais, il semblerait que Carl Groves (Salem Hill), ait d\u00e9finitivement endoss\u00e9 le r\u00f4le de chanteur officiel aux c\u00f4t\u00e9s de Susie Bogdanowicz, place qu\u2019il occupait d\u00e9j\u00e0 sur le DVD <i>Live at Belmont<\/i> (2006) en remplacement de Walter Moore.  C\u2019est par un hommage \u00e0 Yes, leur plus \u00e9vidente influence, que s\u2019ouvre <i>Culture of Ascent<\/i>. Ce \u00ab South Side of the Sky \u00bb pr\u00e9sentera sans doute un int\u00e9r\u00eat pour certains, ne serait-ce que par la pr\u00e9sence de  Jon Anderson (doit-on s\u2019en r\u00e9jouir ou plut\u00f4t en rire ?), mais hormis la voix de Susie Bogdanowicz, peu de libert\u00e9s sont prises avec l\u2019original. Alors, hommage appuy\u00e9 ou apologie de la cryog\u00e9nisation ? S\u2019il est parfois de bon ton de railler (\u00e0 juste titre, ne le nions pas) le progressif classique et sa vision presque invariablement pass\u00e9iste, le niveau de redondance atteint ici par Glass Hammer d\u00e9fie les limites de l\u2019imagination. Ainsi, \u00ab Life By Light \u00bb est un autre bel exemple de cette d\u00e9votion pour Yes. Et l\u00e0 encore, Jon Anderson vient pousser une ligne de chant discr\u00e8te, comme pour cautionner les choix artistiques du groupe. <\/p>\n<p>  Le reste de l\u2019album est du m\u00eame tonneau, avec quelques touches n\u00e9o-progressives plus prononc\u00e9es (\u00ab Into Thin Air \u00bb, \u00ab Rest \u00bb). Fort heureusement, Glass Hammer cultive un certain dynamisme dans ses compositions, \u00e9vitant ainsi \u00e0 l\u2019auditeur un endormissement imm\u00e9diat. Sans avoir recours aux ficelles sonores d\u00e9sormais habituelles dans le prog\u2019, comme l\u2019usage d\u2019un mur de guitares heavy, Glass Hammer emprunte tout de m\u00eame des chemins moins \u00e9th\u00e9r\u00e9s qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, qu\u2019il s\u2019agisse de soli de guitare \u00e9nergiques ou de rythmiques plus lourdes (\u00ab Sun Song \u00bb, \u00ab Ember Without Name \u00bb). La pr\u00e9sence d\u2019un trio \u00e0 cordes rompt \u00e9galement la monotonie instrumentale qui aurait pu dominer  sur <i> Culture of Ascent<\/i>. N\u00e9anmoins, l\u2019album se cantonne strictement aux limites impos\u00e9es par les canons du genre. Pour faire simple : on enrobe du vieux avec quelques v\u00eatements neufs. <\/p>\n<p>  <i>Culture of Ascent <\/i> peut se r\u00e9sumer \u00e0 une version modernis\u00e9e mais sans surprise de Yes, de Genesis,  agr\u00e9ment\u00e9e de quelques louches de Flower Kings, avec son lot de passages grandiloquents, de soli de guitares et de claviers, de chant empathique, de ch\u0153urs, de longs d\u00e9veloppements instrumentaux. Un r\u00e9gal pour des oreilles immobilistes, une aberration chronologique pour d\u2019autres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Glass Hammer ou le prog&rsquo;symphonique bien comme il faut. 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