{"id":3319,"date":"2008-02-06T00:00:00","date_gmt":"2008-02-05T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3319"},"modified":"2008-02-06T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-05T22:00:00","slug":"3319","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/06\/3319\/","title":{"rendered":"Bloodjinn &#8211; This Machine Runs on Empty"},"content":{"rendered":"<p>Bloodjinn fait partie de ces nombreux groupes am\u00e9ricains pratiquant le metalcore, \u00e0 l\u2019instar de Shadows Fall ou Killswitch Engage. M\u00ealant les \u00e9l\u00e9ments du heavy metal (la plupart du temps m\u00e9lodique) \u00e0 ceux du hardcore pour la lourdeur et les cadences soutenues des riffs, ainsi que les voix cri\u00e9es, ce genre ouvre une nouvelle porte \u00e0 la fusion des styles, apportant ainsi un certain renouveau, ou tout du moins un petit air de fra\u00eecheur, \u00e0 une musique longtemps rest\u00e9e statique et emplie de clich\u00e9s.<\/p>\n<p>  2008 voit la sortie du troisi\u00e8me album de Bloodjinn, <i>This Machine Runs on Empty<\/i>, longuement attendu. Apr\u00e8s un break de quelques ann\u00e9es suite \u00e0 la sortie en 2003 de <i>Leave This World Breathing<\/i>, Bloodjinn revient \u00e0 l\u2019attaque avec une formation remani\u00e9e et des morceaux \u00ab boost\u00e9s \u00bb \u00e0 bloc, pour dix titres sans concession, o\u00f9 les <i>tempi<\/i> rapides sont de rigueur, \u00e9cras\u00e9s de guitares lourdes pr\u00e9servant, de temps en temps, des ponts m\u00e9lodiques. Les riffs ont le m\u00e9rite d\u2019\u00eatre s\u00e9v\u00e8rement efficaces et consistants : n\u2019allez pas chercher de passages \u00e0 vide, il n\u2019y a en pas ! Une fois le train lanc\u00e9, plus rien ne l\u2019arr\u00eate.<\/p>\n<p> Bloodjinn est l\u2019\u00e9quation parfaite entre <i>The Opposite of December<\/i>, premier album de Poison the Well (1999) et la derni\u00e8re mouture d&rsquo;In Flames <i>Come Clarity<\/i> (2006). Le duo que forment les deux guitaristes Kile et Jeff est le moteur de la machine Bloodjinn : parfaitement compl\u00e9mentaires, surtout lorsque leurs riffs sont dissoci\u00e9s, ils jouent sur tous les tableaux, y compris celui des <i>soli<\/i>, peu nombreux mais qui font mouche. La musique des cinq de Greensboro (Caroline du Nord) se veut carr\u00e9e et efficace, et elle gagne encore en intensit\u00e9 lorsque la voix de Joel Collins (fondateur du groupe en 1999) vient s\u2019ajouter \u00e0 un ensemble d\u00e9j\u00e0 bien puissant. Plus \u00ab \u00e7a \u00bb crie, plus l\u2019impression de violence est grande !<\/p>\n<p> Bloodjinn ne fait pas de l\u2019originalit\u00e9 son cheval de bataille. Simplement, tout est tr\u00e8s consciencieusement pens\u00e9 et parfaitement ex\u00e9cut\u00e9, certains riffs \u00e9tant m\u00eame ing\u00e9nieux. Quant \u00e0 la production, elle est \u00e0 la hauteur et, bien que classique, elle est propre, puissante (gr\u00e2ce \u00e0 une armada de compresseurs) et volumineuse. <\/p>\n<p>    <i>This Machine Runs on Empty<\/i> semble \u00eatre le r\u00e9sultat d\u2019une sorte d\u2019\u00e9tude de march\u00e9, ayant couch\u00e9 sur le papier tout ce qui serait imparable avant la composition. Sans nul doute, il n\u2019y a rien \u00e0 reprocher \u00e0 ce groupe qui a compris que les guitares accord\u00e9es plus bas que le mi, les <i>tempi<\/i> rapides et les rythmes entra\u00eenants et saccad\u00e9s ainsi que les voix puissantes et cri\u00e9es provoquaient une certaine fr\u00e9n\u00e9sie chez l\u2019amateur de metal. Bloodjinn r\u00e9alise donc un album convaincant et plein d\u2019ambition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bloodjinn fait partie de ces nombreux groupes am\u00e9ricains pratiquant le metalcore, \u00e0 l\u2019instar de Shadows&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":3320,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3319"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3319"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3319\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3320"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}