{"id":3309,"date":"2010-10-29T00:00:00","date_gmt":"2010-10-28T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3309"},"modified":"2010-10-29T00:00:00","modified_gmt":"2010-10-28T22:00:00","slug":"3309","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/10\/29\/3309\/","title":{"rendered":"Star One &#8211; Victims of the Modern Age"},"content":{"rendered":"<p>Huit ans apr\u00e8s la sortie du premier volet <span style=\"font-style: italic;\">Space Metal<\/span>, le boulimique et dispers\u00e9 Arjen Lucassen revient pour un second volume qui se veut plus sombre et plus metal, tout en restant dans la continuit\u00e9 du style auquel les amateurs de science-fiction et de d\u00e9lires spatiaux sont habitu\u00e9s. Si la performance technique est \u00e9videmment au rendez-vous, la soucoupe volante s&rsquo;\u00e9crase assez mollement entre Alpha du Centaure et Pluton, \u00e7a laisse une marge&#8230;<\/p>\n<p>Encore une fois est convi\u00e9e sur ce gargantuesque projet une kyrielle de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s du microcosme metal qui vont enr\u00e9gimenter l&rsquo;auditeur attentif et patient dans un mouvement o\u00f9 la guitare a d\u00e9cid\u00e9 de prendre sa revanche sur les claviers tressautants qui ne devaient pas faire suffisamment Proximiens du Centaure \u2013 parce que sur Proxima, on aime le fond de gratte qui r\u00e2pe en laissant des traces au fond du slip&#8230; Floor Jansen (Revamp), Russel Allen (Symphony X), Damian Wilson (Threshold), Dan Sw\u00e4no (Edge of Sanity), et un paquet d&rsquo;autres tr\u00e8s talentueux rejoignent le grand Lucassen lui-m\u00eame, qui chante et qui s&rsquo;est coiff\u00e9.<\/p>\n<p>Techniquement, il n&rsquo;y a strictement rien \u00e0 redire. C&rsquo;est m\u00eame mieux que <span style=\"font-style: italic;\">Space Metal<\/span>. R\u00e9put\u00e9 pour \u00eatre un incroyable bosseur, le Hollandais a fait des tas d&rsquo;essais \u00e0 la guitare, a r\u00e9alis\u00e9 des combinaisons d&rsquo;amplis, bref on sent le travail de l&rsquo;alchimiste. Cela conf\u00e8re au disque une sonorit\u00e9 <span style=\"font-style: italic;\">heavy<\/span> tr\u00e8s seventies, un tantinet lancinante et, il faut bien le dire, quelque peu lourdingue, \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;un titre tr\u00e8s emphatique \u00e0 la Ayreon tel que &#171;&nbsp;Human See, Human Do&nbsp;&#187; : la batterie omnipr\u00e9sente qui rythme l&rsquo;ensemble quitte \u00e0 l&rsquo;engluer, accompagn\u00e9e d&rsquo;une guitare acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e aux riffs appuy\u00e9s, viennent effacer la tentative d&rsquo;\u00e9bauche de m\u00e9lodie qui tente de se d\u00e9p\u00eatrer de tout cela et qui semblait prometteuse.<\/p>\n<p>En fait, les gros riffs, c&rsquo;est bien quand ils sont brillamment agenc\u00e9s, mais tout le temps, c&rsquo;est juste indigeste. La grande force d&rsquo;Arjen Lucassen, ce sont ses morceaux qui font mouche et qui embarquent l&rsquo;auditeur dans des petits voyages intersid\u00e9raux desquels il n&rsquo;a gu\u00e8re envie de revenir (ici, ce sera &#171;&nbsp;It&rsquo;s Alive, She&rsquo;s Alive, We&rsquo;re Alive&nbsp;&#187;). Le premier Star One \u00e9tait bon, bien qu&rsquo;un poil en dessous d&rsquo;Ayreon, du point de vue m\u00e9lodique. C&rsquo;\u00e9tait un parti-pris, plus sombre et plus violent, et cela passait sans trop de probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Avec <span style=\"font-style: italic;\">Victims of the Modern Age<\/span>, le compositeur emprunte la m\u00eame voie, mais en la parodiant. Cela reste \u00e9videmment dans le sillage de son pr\u00e9d\u00e9cesseur mais sans apport notoire de r\u00e9elles nouveaut\u00e9s. Oui, cet album a quelque chose d&rsquo;attachant mais il reste h\u00e9las bien dispensable. La croisi\u00e8re intersid\u00e9rale Star One devrait s&rsquo;arr\u00eater ici. De toute fa\u00e7on, Arjen Lucassen sait jouer de son pistolaser et trouvera bien d&rsquo;autres univers auxquels convier ses admirateurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Huit ans apr\u00e8s la sortie du premier volet Space Metal, le boulimique et dispers\u00e9 Arjen&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":3310,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3309"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3309"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3309\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3310"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3309"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3309"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3309"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}