{"id":3149,"date":"2004-10-30T00:00:00","date_gmt":"2004-10-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3149"},"modified":"2004-10-30T00:00:00","modified_gmt":"2004-10-29T22:00:00","slug":"3149","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/10\/30\/3149\/","title":{"rendered":"Nemo &#8211; Pr\u00e9lude A La Ruine"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s la gentille mise en bouche qu\u2019\u00e9tait <i> Eve &#038; Le G\u00e9nie Du Mal<\/i>, le tr\u00e8s attendu <i>Pr\u00e9lude A La Ruine<\/i> arrive enfin dans les assiettes de la r\u00e9daction. Nemo a vu grand, et afin de garantir un produit \u00e0 la hauteur des esp\u00e9rances, un syst\u00e8me de pr\u00e9-ventes a m\u00eame \u00e9t\u00e9 mis en place visant \u00e0 r\u00e9colter les fonds n\u00e9cessaires. Inutile de pr\u00e9ciser que les quatre musiciens \u00e9taient donc attendus au tournant !<\/p>\n<p>  Le progr\u00e8s est l\u2019un des th\u00e8mes de <i>Pr\u00e9lude A La Ruine<\/i>. Ce qui tombe fort bien car justement, Nemo en a fait, des progr\u00e8s depuis <i>Pr\u00e9sages<\/i> ! Plus instrumentales que sur les pr\u00e9c\u00e9dents albums, les compositions \u00e9talent ici une plus grande richesse et une v\u00e9ritable homog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Le quatuor adopte un virage plus moderne, parfois \u00e0 la lisi\u00e8re du metal \u2013 progressif \u2013 tout en conservant sa griffe rock. \u00ab Les Temps Modernes \u00bb s\u2019impose d\u00e9j\u00e0 comme un classique du groupe, tant sa ligne m\u00e9lodique accrocheuse et son instrumentation bien pens\u00e9e parviennent ais\u00e9ment \u00e0 s\u00e9duire. L\u2019intervention de la violoniste Joanna Sobczak sur la fin du titre y insuffle un parfum celtique des plus agr\u00e9ables. Les autres titres sont aussi dignes d\u2019int\u00e9r\u00eat : le tr\u00e8s progressif \u00ab Tous Les Chemins \u00bb expose un peu plus l\u2019\u00e9volution  du groupe dans la mani\u00e8re de cr\u00e9er des ambiances attrayantes et coh\u00e9rentes, du riff de guitare litanique du d\u00e9but au final <i>bluesy<\/i> bien senti.<br \/> La pr\u00e9sence de deux titres instrumentaux, l\u2019excellent \u00ab Cluster 84 \u00bb ainsi que le non moins int\u00e9ressant mais un peu longuet \u00ab 1914 \u00bb, prouve que Nemo a acquis une grande confiance en ses capacit\u00e9s. Le clavi\u00e9riste Guillaume Fontaine utilise bien l\u2019espace et sa palette sonore, tandis que les guitares tr\u00e8s pr\u00e9sentes de Jean-Pierre Louveton sonnent plus incisives et \u00e9labor\u00e9es. La section basse\/batterie, toujours bien en place, est elle aussi mise \u00e0 grande contribution.<br \/>En ce qui concerne le chant, la voix de Jean-Pierre gagne encore en aisance et expressivit\u00e9. Appuy\u00e9es par des paroles bien \u00e9crites, ses lignes s\u2019ancrent pour la plupart facilement dans les esprits. Difficile d\u2019oublier un refrain comme celui de \u00abDu Mauvais C\u00f4t\u00e9\u00bb par exemple et  seuls quelques soucis de justesse approximative f\u00e2chent encore un peu ! Si le bonhomme a tout de m\u00eame fait des efforts depuis l\u2019an dernier, il subsiste de petits errements propres \u00e0 faire grincer certaines oreilles, \u00ab Les Yeux ferm\u00e9s \u00bb.<\/p>\n<p>  On dit souvent en musique que le troisi\u00e8me album est celui de la maturit\u00e9. <i>Pr\u00e9lude A La Ruine<\/i> confirme cet adage, et les Fran\u00e7ais peuvent \u00eatre fier de signer le disque le plus sophistiqu\u00e9, recherch\u00e9 et int\u00e9ressant de leur discographie. Si les courants ne sont pas contre lui, Nemo finira bien par devenir un gros poisson de la sc\u00e8ne progressive !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s la gentille mise en bouche qu\u2019\u00e9tait Eve &#038; Le G\u00e9nie Du Mal, le tr\u00e8s&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":3150,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3149"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3149"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3149\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}