{"id":3123,"date":"2009-03-24T00:00:00","date_gmt":"2009-03-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3123"},"modified":"2009-03-24T00:00:00","modified_gmt":"2009-03-23T22:00:00","slug":"3123","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/03\/24\/3123\/","title":{"rendered":"Pete M. Wyer &#8211; Stories from the City at Night"},"content":{"rendered":"<p>Quel plaisir d&rsquo;\u00eatre surpris ! Quoi de plus int\u00e9ressant que de se laisser charmer par un disque dont on n&rsquo;attendait absolument rien ? A premi\u00e8re vue, ce premier album d&rsquo;un illustre inconnu n&rsquo;a rien d&rsquo;exceptionnel. Pete M. Wyer a d\u00e9but\u00e9 en tant que guitariste pour se tourner plus tard vers la composition, que ce soit pour l&rsquo;op\u00e9ra, le th\u00e9\u00e2tre et autres ensembles vari\u00e9s. Bref, le monsieur n&rsquo;en est pas r\u00e9ellement \u00e0 son coup d&rsquo;essai. <\/p>\n<p>  La qualit\u00e9 sonore de l&rsquo;ensemble surprend : tous les \u00e9l\u00e9ments s&rsquo;encha\u00eenent \u00e0 merveille, le travail de production se ressent, gratifiant ainsi l&rsquo;album d&rsquo;une coh\u00e9rence accrue. Car sur le papier, l&rsquo;ambition de <i>Stories from the City at Night<\/i> a de quoi laisser perplexe : une histoire \u2013 ou plut\u00f4t \u00ab\u00a0des\u00a0\u00bb histoires \u2013 racont\u00e9es en anglais avec un accompagnement musical&#8230; Ce genre d&rsquo;initiative a \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 amplement trait\u00e9 par le pass\u00e9, et on retient finalement que peu de chef-d&rsquo;\u0153uvres. La faute certainement \u00e0 cette dualit\u00e9 texte\/musique difficile \u00e0 ma\u00eetriser. Or ici, aucun des deux ne prend le dessus. Voix et musique se compl\u00e8tent pour former un tout d&rsquo;une rare intensit\u00e9. <\/p>\n<p>  Ce disque traite des recoins de New York et de ses milles facettes, de tout ce qu&rsquo;il peut s&rsquo;y passer lors d&rsquo;une nuit sombre et pluvieuse. Alors certes, l&rsquo;objet perd en partie de son int\u00e9r\u00eat pour les non-anglophones, mais la musique est tellement expressive et vari\u00e9e qu&rsquo;elle constitue un voyage \u00e0 elle seule. Le premier titre, \u00ab\u00a0Rain at Night\u00a0\u00bb, d&rsquo;une dur\u00e9e de dix-huit minutes, poss\u00e8de l&rsquo;envergure des suites progressives d&rsquo;antan, m\u00eame si le mat\u00e9riau musical pr\u00e9sent\u00e9 ici est sensiblement diff\u00e9rent : on passe d&rsquo;une guitare acoustique tritur\u00e9e, entre folk et improvisation jazz, \u00e0 des ch\u0153urs qui remplissent l&rsquo;espace sonore sans aucun exc\u00e8s. <\/p>\n<p>  Les r\u00e9citants se succ\u00e8dent, jusqu&rsquo;\u00e0 parfois pousser la chansonnette comme sur \u00ab\u00a0Nobody\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Dina&rsquo;s All Night Diner\u00a0\u00bb qui semble sortir tout droit d&rsquo;un bon vieux Tom Waits, sombre, poisseux et poussi\u00e9reux \u00e0 souhait. Certes, cet album comporte quelques longueurs, comme ce \u00ab\u00a0Night Ride by Subway Car\u00a0\u00bb qui n&rsquo;apporte pas grand chose \u00e0 l&rsquo;ensemble sans pour autant para\u00eetre hors de propos, ou l&rsquo;aspect ambient et new age trop appuy\u00e9 de \u00ab\u00a0Pier 45 Pt 1\u00a0\u00bb. Ceci dit, Pete M. Wyer reste un connaisseur qui sait g\u00e9rer toutes ses influences avec go\u00fbt, tout en restant relativement facile d&rsquo;acc\u00e8s. Bref, cette galette est un v\u00e9ritable livre ouvert \u00e0 l&rsquo;image de la ville qu&rsquo;elle d\u00e9crit : attachante et pleine de surprises.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quel plaisir d&rsquo;\u00eatre surpris ! 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