{"id":3101,"date":"2008-11-17T00:00:00","date_gmt":"2008-11-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3101"},"modified":"2008-11-17T00:00:00","modified_gmt":"2008-11-16T22:00:00","slug":"3101","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/11\/17\/3101\/","title":{"rendered":"Simone Choule &#8211; Simone Choule"},"content":{"rendered":"<p>Qui peut bien se cacher derri\u00e8re un tel patronyme, tir\u00e9 d&rsquo;un film de Roman Polanski ? Les acteurs de cette formation sont pourtant loin d&rsquo;\u00eatre des inconnus : compos\u00e9 aux trois quarts de membres de Psykup (au chant, basse et batterie), tous cherchent \u00e0 d\u00e9velopper autre chose, un id\u00e9al qui prend forme \u00e0 travers cet EP de cinq titres gr\u00e2ce auquel Simone Choule signe son acte de naissance. Le c\u00f4t\u00e9 cin\u00e9matographique de cette sortie ne fait aucun doute, qu\u2019il s\u2019agisse de la pochette \u2013 on pense \u00e0 Manimal pour cet aspect \u2013 ou du contenu. Cette musique semble nous entra\u00eener ailleurs, dans un inconnu \u00e9trange et pourtant si attirant&#8230; <\/p>\n<p>  La quatuor explore de nombreux univers pour d\u00e9velopper une mixture propre, aux confluents des univers musicaux de ses membres. Des guitares assez peu satur\u00e9es typ\u00e9es \u00ab\u00a0post rock\u00a0\u00bb tenues avec succ\u00e8s par Baptiste (Aeria Microcosme), de nombreux passages m\u00e9lodiques&#8230; Se seraient-ils assagis ? La qualit\u00e9 et la folie des titres nous convainquent pourtant du contraire. L&rsquo;\u00e9tendue des registres abord\u00e9s est relativement importante, le groupe n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 passer d&rsquo;un refrain quasi pop \u00e0 un d\u00e9cha\u00eenement vocal qui n&rsquo;a rien \u00e0 envier aux pages les plus metal de Psykup. Ce qui diff\u00e9rencie n\u00e9anmoins Simone Choule du groupe de \u00ab\u00a0l&rsquo;autruche-core\u00a0\u00bb, c\u2019est la libert\u00e9 de ton des compositions brod\u00e9es autour de sch\u00e9mas moins complexes, presque <i>indie<\/i> dans l&rsquo;esprit. <\/p>\n<p>  La production, tr\u00e8s <i>roots<\/i> et volontairement \u00ab\u00a0sale\u00a0\u00bb, se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre parfaitement adapt\u00e9e \u00e0 ce type de musique. L&rsquo;auditeur se sent ainsi proche des musiciens, emport\u00e9 par une fougue qui prend r\u00e9ellement aux tripes. La batterie de Brice apparait par ailleurs transfigur\u00e9e, cherchant constamment le <i>groove<\/i> et la finesse, englob\u00e9s de cette fusion d&rsquo;une coh\u00e9rence rare, qui sonne d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s originale et qui prend constamment \u00e0 contre-pied, par le biais de cet aspect d\u00e9structur\u00e9 et incontr\u00f4lable en apparence. La technicit\u00e9 de l&rsquo;ensemble est par ailleurs tr\u00e8s relev\u00e9e, chaque titre comportant un nombre incalculable de digressions en tous genres, comme sur \u00ab\u00a0Black Page\u00a0\u00bb qui, apr\u00e8s un d\u00e9but inqui\u00e9tant, prend son envol dans une schizophr\u00e9nie de bon aloi. Entour\u00e9 d&rsquo;exp\u00e9rimentations lorgnant plus du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;acousmatique que de la musique populaire, \u00ab\u00a0Bathyscaphe\u00a0\u00bb ne fait qu&rsquo;accentuer cette impression de folie ma\u00eetris\u00e9e. <\/p>\n<p>  La courte dur\u00e9e de l&rsquo;objet \u2013 vingt-cinq minutes \u2013 met en lumi\u00e8re l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;ensemble : ce br\u00fblot risque de tourner de nombreuses fois dans vos chaumi\u00e8res ! Cette nouvelle politique, qui consiste \u00e0 ne sortir que des mini albums pendant des intervalles courts, marchera-t-elle ? Dans tous les cas, le talent des quatre lurons semble sans limite parle pour eux, quelle que soit l&rsquo;orientation musicale et de publication choisis.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui peut bien se cacher derri\u00e8re un tel patronyme, tir\u00e9 d&rsquo;un film de Roman Polanski&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3102,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3101"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3101"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3101\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3102"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3101"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3101"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3101"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}