{"id":3095,"date":"2008-09-23T00:00:00","date_gmt":"2008-09-22T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3095"},"modified":"2008-09-23T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-22T22:00:00","slug":"3095","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/09\/23\/3095\/","title":{"rendered":"Richard Galliano &#8211; Love Day"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;accord\u00e9oniste fran\u00e7ais poursuit le rythme effr\u00e9n\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;impose depuis quelques ann\u00e9es, entre tourn\u00e9es interminables, hommages \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition et albums en collaboration avec quelques uns des plus grands jazzmen de la plan\u00e8te&#8230; Comment lui en vouloir, tant chacune de ses exp\u00e9riences apporte un renouveau dans une carri\u00e8re qui a d\u00e9j\u00e0 de quoi impressionner plus d&rsquo;un passionn\u00e9. <\/p>\n<p>  Une fois n&rsquo;est pas coutume, cette nouvelle galette propose exclusivement des compositions originales de l&rsquo;inventeur du \u00ab\u00a0new-musette\u00a0\u00bb. Une initiative r\u00e9jouissante au regard des derni\u00e8res sorties du monsieur qui comportaient, \u00e0 coup s\u00fbr, un de ses \u00ab\u00a0classiques\u00a0\u00bb ou une \u00e9ni\u00e8me reprise du grand ma\u00eetre Astor Piazzolla &#8211; certes souvent r\u00e9ussie &#8211; mais apparaissant comme un rituel symptomatique et syst\u00e9matique. <\/p>\n<p>  Con\u00e7u comme une \u00ab\u00a0journ\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;amour\u00a0\u00bb, le disque pr\u00e9sente diff\u00e9rents moments et humeurs en fonction de l&rsquo;\u00e9volution de la journ\u00e9e. Id\u00e9al pour mettre en lumi\u00e8re l&rsquo;\u00e9tendue de jeu de cette surprenante formation. Car en restant claire et a\u00e9r\u00e9e, la mixture propos\u00e9e nous emm\u00e8ne l\u00e0 o\u00f9 il fait bon vivre, vers une sorte d&rsquo;aboutissement passager que chacun des musiciens nous fait partager. Mino Cin\u00e9lu (ancien percussionniste de Miles Davis) fait montre d&rsquo;un jeu tout en finesse, dot\u00e9 d&rsquo;un r\u00e9el sens du <i>groove<\/i> qui p\u00e9n\u00e8tre par tous les pores sur la longueur. Par ailleurs, si batterie s&rsquo;absente, le propos se fait plus aventureux, les lignes m\u00e9lodiques se chevauchent et s&rsquo;entrecroisent l&rsquo;air de rien, tout en b\u00e2tissant un \u00e9difice d&rsquo;une coh\u00e9rence imposante. Le pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba, \u00e0 cheval entre la libert\u00e9 insuffl\u00e9e par le jazz et une rigueur contemporaine, apporte son lot d&rsquo;enluminures tout en nuances. Son \u00e9conomie de moyens rappelle \u00e9pisodiquement le regrett\u00e9 Esbj\u00f6rn Svensson : chaque note est pes\u00e9e, calcul\u00e9e pour avoir le plus d&rsquo;impact possible chez l&rsquo;auditeur (\u00ab\u00a0Aurore\u00a0\u00bb ou les accents nordiques de \u00ab\u00a0S\u00e9r\u00e9nit\u00e9\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p>  En outre, Richard Galliano ne s&rsquo;impose jamais et  cherche constamment \u00e0 soumettre l&rsquo;id\u00e9e qui marquera les esprits. \u00ab\u00a0Aria\u00a0\u00bb rappelle \u00e0 quel point l&rsquo;accord\u00e9on se rapproche de l&rsquo;orgue, de ce timbre riche et d&rsquo;une puissance \u00e9motionnelle \u00e0 ne pas sous-estimer. En compagnie de ses musiciens, il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 emprunter des chemins de traverse pour mieux surprendre leur auditoire, \u00e0 l&rsquo;image de la conclusion de \u00ab\u00a0Love Pie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>  Malgr\u00e9 tout, les titres plus classiques dans la forme se font moins remarquer, tels \u00ab\u00a0Bonjour !\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Mister J.\u00a0\u00bb.Une discr\u00e9tion qui permet ainsi d&rsquo;\u00e9quilibrer la balance sans perdre pour autant l&rsquo;attention des oreilles curieuses. Cet album \u00e9tonnement color\u00e9 s&rsquo;aborde comme une invitation au voyage : parfois repos\u00e9, complice ou songeur, il se laisse \u00e9couter avec un certain d\u00e9paysement au go\u00fbt d\u00e9lectable de \u00ab\u00a0reviens-y\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;accord\u00e9oniste fran\u00e7ais poursuit le rythme effr\u00e9n\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;impose depuis quelques ann\u00e9es, entre tourn\u00e9es interminables, hommages&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3096,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3095"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3095"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3095\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3096"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3095"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3095"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3095"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}