{"id":3093,"date":"2008-09-21T00:00:00","date_gmt":"2008-09-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3093"},"modified":"2008-09-21T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-20T22:00:00","slug":"3093","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/09\/21\/3093\/","title":{"rendered":"Fred Frith &#8211; The Technology of Tears (r\u00e9\u00e9d)"},"content":{"rendered":"<p>Ce monstre sacr\u00e9 de la sc\u00e8ne avant-gardiste, cofondateur des groupes Henry Cow et Art Bears, reste avant tout un acharn\u00e9 du travail, pour qui chaque d\u00e9tail a son importance. Ce disque, originalement sorti en 1998 et tout juste remasteris\u00e9, en est une des nombreuses preuves. Mis \u00e0 part les quelques interventions ponctuelles d&rsquo;invit\u00e9s, Fred Frith s&rsquo;est occup\u00e9 de tout sur <i>The Technology of Tears<\/i>. Ce dernier sait parfaitement ce qu&rsquo;il veut faire, et \u00e0 la vue de la densit\u00e9 de cette galette, un tel effort ne peut qu&rsquo;\u00eatre salu\u00e9. <\/p>\n<p>  Les compositions, assez longues pour la plupart, font clairement appara\u00eetre la vari\u00e9t\u00e9 des influences du bonhomme. L&#8217;empilement de phras\u00e9s m\u00e9lodiques fait imm\u00e9diatement penser \u00e0 la sc\u00e8ne minimaliste am\u00e9ricaine (Terry Riley et Steve Reich en t\u00eate), le tout dans une instrumentation rock. L&rsquo;important travail sur la rythmique ne fait que confirmer cette impression, malgr\u00e9 un certain manque de dynamique et une rigidit\u00e9 rendant l&rsquo;ensemble un peu trop \u00ab&nbsp;dat\u00e9&nbsp;\u00bb. Le vocabulaire musical de Fred Frith ne manque pas pour autant de richesse. Avec les gammes orientales et le tambourin de \u00ab&nbsp;You Are What You Eat&nbsp;\u00bb, ou encore les divers bruitages qui apparaissent tout au long de cette heure de musique sans concession, le maestro montre toute l&rsquo;\u00e9tendue de ses talents. <\/p>\n<p>  Les structures des titres semblent parfois totalement anarchiques, ce qui tranche \u00e9tonnement avec l&rsquo;aspect m\u00e9tronomique de la rythmique. L&rsquo;apparition de John Zorn sur plusieurs morceaux est \u00e0 ce titre tr\u00e8s int\u00e9ressante : les deux hommes conservent leur propre terrain de jeu, mais parviennent \u00e0 se compl\u00e9ter de fa\u00e7on int\u00e9ressante. Les sections trop \u00e9clat\u00e9es n&#8217;emp\u00eachent pas pour autant la progression des titres, en t\u00e9moigne ce  \u00ab&nbsp;The Palace of Laughter, The Technology of Tears&nbsp;\u00bb rappelant \u00ab&nbsp;The Black Page&nbsp;\u00bb de Frank Zappa dans sa complexit\u00e9 qui prend peu \u00e0 peu les devants. <\/p>\n<p>  N\u00e9anmoins, <i>The Technology of Tears<\/i> reste un disque ancr\u00e9 dans son \u00e9poque, et qui souffre de sonorit\u00e9s quelque peu obsol\u00e8tes, la faute \u00e0 des synth\u00e9tiseurs encore trop ancr\u00e9s dans les ann\u00e9es quatre-vingt (l&rsquo;introduction de \u00ab&nbsp;Jigsaw&nbsp;\u00bb peut d&rsquo;ailleurs pr\u00eater \u00e0 sourire, avec sa tendance industrielle). On regrette le manque de baisses de tension, comme on peut en voir sur la conclusion du troisi\u00e8me morceau et ses bruitages bien int\u00e9gr\u00e9s, sans le mart\u00e8lement rythmique habituel. L&rsquo;album <i>Allies<\/i> qui pers\u00e9v\u00e8re dans cette voie plus d\u00e9pouill\u00e9e et organique para\u00eet de ce fait plus recommandable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce monstre sacr\u00e9 de la sc\u00e8ne avant-gardiste, cofondateur des groupes Henry Cow et Art Bears,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":3094,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3093"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3093"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3093\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3094"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3093"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3093"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3093"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}