{"id":3035,"date":"2009-07-27T00:00:00","date_gmt":"2009-07-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3035"},"modified":"2009-07-27T00:00:00","modified_gmt":"2009-07-26T22:00:00","slug":"3035","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/07\/27\/3035\/","title":{"rendered":"Dave Matthews Band &#8211; Big Whiskey &#038; the GrooGrux King"},"content":{"rendered":"<p>Voici typiquement le genre d&rsquo;album qui vient prendre par surprise l&rsquo;auditeur au d\u00e9tour d&rsquo;un bar, d&rsquo;une soir\u00e9e entre amis ou d&rsquo;une chronique. Pourtant loin d&rsquo;\u00eatre un coup d&rsquo;essai, il constitue le huiti\u00e8me album studio d&rsquo;une poign\u00e9e de musiciens qui r\u00e8gnent en ma\u00eetres depuis pr\u00e8s de vingt ans sur les ondes am\u00e9ricaines, et qui trainent derri\u00e8re eux une trentaine de millions d&rsquo;albums vendus dans le monde. S&rsquo;il ne sera nullement question de se baser sur de tels arguments pour \u00e9talonner la qualit\u00e9 des morceaux, il convient n\u00e9anmoins de souligner que parfois, le succ\u00e8s commercial d&rsquo;artistes rime \u00e0 juste titre avec leur valeur musicale ; ce qui fera \u00e9ventuellement r\u00e9fl\u00e9chir quelques ind\u00e9crottables accrocs de l&rsquo;underground. <\/p>\n<p>   Cette derni\u00e8re mouture dans la parfaite lign\u00e9e des sept autres se nourrit des m\u00eames ingr\u00e9dients, et se charge de m\u00e9langer deux univers <i>a priori<\/i> incompatibles, \u00e0 savoir la pop et le jazz. Certains gageront que Norah Jones et consorts se seront probablement d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9s de r\u00e9concilier quelques personnes avec ce genre musical un poil \u00e9litiste, mais il ne s&rsquo;agit ici d\u00e9finitivement pas de la m\u00eame cat\u00e9gorie. Les compositions de \u00ab\u00a0Big Whiskey and the GrooGrux King\u00a0\u00bb tapent dans le festif le plus abouti, et quand il s&rsquo;av\u00e8re que ce groupe est capable de swinger pendant trente minutes sur des mesures compos\u00e9es en improvisations pendant leurs concerts, il est ind\u00e9niablement tentant de migrer en douce le jazz en progressif (tiens, bonjour !). <\/p>\n<p>   La redoutable assise rythmique port\u00e9e par le chef de f\u00fbt et g\u00e9nial Carter Beauford d\u00e9montre, avec aisance, que m\u00e9lodie et refrains ent\u00eatants peuvent naviguer \u00e0 vue sur des contre temps biscornus, tout en retombant sur leurs pieds tel un Legolas glissant sur un Mumakil [<i>NdlR : superbe !<\/i>]. Un v\u00e9ritable cyclone de suites d&rsquo;accords extr\u00eamement pertinentes chevauchent une batterie qui use avec justesse de double p\u00e9dale. Les lignes de chants de Dave Matthews, teint\u00e9es d&rsquo;accroches bluesy, de voix de t\u00eate maitris\u00e9es et de v\u00e9ritables th\u00e8mes, r\u00e9veillent les sensations engourdies d&rsquo;un corps endormi. Autant de chaleur et de doigt\u00e9 pour des titres que ne renieraient pas un certain Peter Gabriel, voire m\u00eame un grand Toto.  <\/p>\n<p>   L&rsquo;instrumentation riche voltige \u00e9galement entre du saxophone alto, du violon endiabl\u00e9 et un banjo qui conf\u00e8rent une couleur authentique, dense et humide, tel un voyage dans les confins de la Louisiane ou de la Virginie, et donc le m\u00e9tier force le respect. La production se charge de repartir les sonorit\u00e9s avec un savoir-faire \u00e9bouriffant, afin d&rsquo;obtenir un espace vivant, qui rappelle les plus grandes heures de la musique en g\u00e9n\u00e9ral. <\/p>\n<p>   V\u00e9ritable patchwork proche de la perfection, r\u00e9conciliant la musique populaire \u00e0 d&rsquo;autres genres musicaux beaucoup plus riches et fouill\u00e9s, le Dave Matthews Band m\u00e9rite une attention toute particuli\u00e8re dans nos contr\u00e9es. Posons les armes quelques minutes, laissons notre t\u00eate battre la mesure, et sourions-nous avec malice : que ce genre d&rsquo;artistes fasse davantage partie de notre quotidien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici typiquement le genre d&rsquo;album qui vient prendre par surprise l&rsquo;auditeur au d\u00e9tour d&rsquo;un bar,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":3036,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3035"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3035"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3035\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3036"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3035"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3035"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3035"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}