{"id":3021,"date":"2006-10-06T00:00:00","date_gmt":"2006-10-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3021"},"modified":"2006-10-06T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-05T22:00:00","slug":"3021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/10\/06\/3021\/","title":{"rendered":"Awacks &#8211; The Third Way"},"content":{"rendered":"<p>Le groupe Awacks, originaire de Clermont Ferrand, existe depuis 1989 et a su faire \u00e9voluer sa musique au fil des ann\u00e9es. Apr\u00e8s un premier essai plut\u00f4t Hard FM, <i> Panorama <\/i> (1999), et un <i> Atmosphere 136 <\/i> (2002) plus progressif leur valant un contrat chez le label Brennus, le groupe, dont la composition a \u00e9t\u00e9 quelque peu remani\u00e9e, propose en cette fin d\u2019ann\u00e9e leur album le plus abouti. Les heures pass\u00e9es \u00e0 peaufiner chaque nouveau morceau en d\u00e9tail, tout en d\u00e9fendant leur musique sur les sc\u00e8nes de France, ont enfin pay\u00e9 et font de <i> The Third Way <\/i> un v\u00e9ritable travail d\u2019orf\u00e8vre. <\/p>\n<p>    Alternant comme \u00e0 leur habitude les textes en fran\u00e7ais et en anglais, les auvergnats enfoncent un peu plus les portes du metal progressif (\u00ab&nbsp;Timecurve Warcurse&nbsp;\u00bb en est  un exemple frappant), tout en gardant leur empreinte hard FM originelle, notamment dans les refrains, toujours aussi efficaces. V\u00e9ritable groupe de sc\u00e8ne, Awacks propose des compositions plus riches et plus techniques, sans pour autant tomber dans le clich\u00e9 \u00e9cul\u00e9 de la \u00ab&nbsp;musique pour musiciens&nbsp;\u00bb. Les protagonistes se sont aguerris et mettent la ma\u00eetrise de leur instrument au service de la m\u00e9lodie et de l\u2019\u00e9motion. La batterie est plus percutante, la basse plus pr\u00e9sente, la guitare plus incisive et les claviers ont souvent un r\u00f4le central, agissant comme un v\u00e9ritable liant musical. <\/p>\n<p>  Apr\u00e8s le d\u00e9part de leur bassiste et de leur clavi\u00e9riste en 2002, les membres fondateurs ont su trouver des rempla\u00e7ants \u00e0 la hauteur : non seulement les deux nouvelles recrues renforcent le niveau technique du groupe mais elles se sont \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00eatre des pi\u00e8ces ma\u00eetresses lors de la phase de composition de ce nouvel album. Les parties de claviers assur\u00e9es par Nach sont \u00e0 la fois plus originales et plus travaill\u00e9es que celles de son pr\u00e9d\u00e9cesseur et son penchant pour l\u2019exp\u00e9rimentation sonore a contribu\u00e9 \u00e0 enrichir et diversifier la musique du groupe. De son c\u00f4t\u00e9, Stan, en plus d\u2019\u00eatre un bassiste et compositeur \u00e9m\u00e9rite, a su gr\u00e2ce \u00e0 ses talents de graphiste r\u00e9aliser un livret digne des plus belles r\u00e9alisations du genre. <\/p>\n<p>  Quant aux vocaux tout en puissance de Crock, ils sont plus nuanc\u00e9s et plus vari\u00e9s que par le pass\u00e9. S\u2019il est tentant de le comparer \u00e0 Didier Delsaux (Manigance), Tobias Sammet (Edguy) ou encore Geoff Tate (Queensr\u00ffche), cela serait pourtant r\u00e9ducteur tant il a su se forger une identit\u00e9 propre, explorant m\u00eame de nouveaux horizons comme sur la premi\u00e8re v\u00e9ritable ballade du groupe, \u00ab&nbsp;Waterfall&nbsp;\u00bb, un des moments forts de l\u2019album. Et que dire de sa performance sur le poignant \u00ab&nbsp;Vivre Sans Lumi\u00e8re\u00ab&nbsp;\u00bb d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire d\u2019un ami du groupe, le sixi\u00e8me membre d\u2019Awacks selon eux, parti trop t\u00f4t. Appuy\u00e9e par des ch\u0153urs soign\u00e9s, sa voix \u00e9raill\u00e9e sert des paroles plut\u00f4t sombres, r\u00e9flexions sur les th\u00e8mes de la nostalgie de l\u2019enfance (\u00ab&nbsp;R\u00eave&nbsp;\u00bb), de l\u2019introspection (\u00ab&nbsp;Halfway To Infinity&nbsp;\u00bb) ou encore de la guerre (\u00ab&nbsp;La Haine et La Souffrance&nbsp;\u00bb), allant jusqu\u2019\u00e0 pousser un cri de d\u00e9tresse sur \u00ab&nbsp;S.O.S&nbsp;\u00bb (dans lequel le riff d\u2019intro imite intelligemment le fameux code utilis\u00e9 en morse). <\/p>\n<p>   Au sein du groupe, la recherche m\u00e9lodique est constante et, alli\u00e9e \u00e0 une \u00e9nergie totalement ma\u00eetris\u00e9e et quelques \u00e9l\u00e9ments plus progressifs (mesures asym\u00e9triques ou changements de rythmes subtils), elle offre des moments plus intenses et plus contrast\u00e9s que par le pass\u00e9. \u00ab&nbsp;La Haine Et La Souffrance&nbsp;\u00bb, long de presque dix minutes est l\u2019exemple du parfait \u00e9quilibre qu\u2019Awacks a su atteindre avec cet album. Seule ombre au tableau : les sons de guitares qui, dans les solos mais aussi dans certains riffs potentiellement d\u00e9vastateurs (comme ceux de \u00ab&nbsp;R\u00eave&nbsp;\u00bb ou de \u00ab&nbsp;Timecurve Warcurse&nbsp;\u00bb), manquent un peu d\u2019impact et de pr\u00e9sence. Ils donnent \u00e0 la musique d\u2019Awacks un petit c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;old school&nbsp;\u00bb qui ne sera peut-\u00eatre pas du go\u00fbt de tous. N\u00e9anmoins, ces riffs un tantinet aseptis\u00e9s contribuent d\u2019une certaine fa\u00e7on \u00e0 cr\u00e9er l\u2019identit\u00e9 du groupe, se d\u00e9marquant ainsi des sempiternels rouleaux compresseurs rythmiques auxquels les groupes de metal progressif actuels vouent un culte parfois d\u00e9mesur\u00e9. <\/p>\n<p>  Si le groupe a gagn\u00e9 en pr\u00e9cision, en originalit\u00e9 et en technique avec <i> The Third Way <\/i>, il a surtout su trouver les mots et les notes justes pour susciter l\u2019\u00e9motion et \u00e9lever sa musique vers d\u2019autres sph\u00e8res. Cet album haut en couleurs marquera \u00e0 coup s\u00fbr cette fin d\u2019ann\u00e9e. Souhaitons au groupe d\u2019obtenir le succ\u00e8s qu\u2019il m\u00e9rite.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le groupe Awacks, originaire de Clermont Ferrand, existe depuis 1989 et a su faire \u00e9voluer&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":3022,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3021"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3021"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3021\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3022"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3021"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3021"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3021"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}