{"id":2931,"date":"2009-09-11T00:00:00","date_gmt":"2009-09-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2931"},"modified":"2009-09-11T00:00:00","modified_gmt":"2009-09-10T22:00:00","slug":"2931","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/09\/11\/2931\/","title":{"rendered":"Sylvan &#8211; Force of Gravity"},"content":{"rendered":"<p>A peine une premi\u00e8re boucle vient-elle d\u2019\u00eatre boucl\u00e9e avec le DVD <i>Posthumous Silence \u2013 The Show<\/i> que Sylvan, sans label pour le moment, repart \u00e0 la conqu\u00eate d\u2019un public de plus en plus nombreux avec <i>Force of Gravity<\/i>, digne successeur du tr\u00e8s imm\u00e9diat <i>Presets<\/i>. <\/p>\n<p>   D\u00e9laissant une fois de plus les chausse-trappes de l\u2019album conceptuel, les Allemands axent leurs nouveaux titres sur des hame\u00e7ons m\u00e9lodiques destin\u00e9s \u00e0 harponner l\u2019auditeur r\u00e9calcitrant. De refrains classieux en trouvailles accrocheuses, les musiciens exhibent avec arrogance tout leur talent de composition. Pass\u00e9e l\u2019ouverture qui les identifie immanquablement, les \u00ab&nbsp;tubes&nbsp;\u00bb s\u2019encha\u00eenent sur un rythme effr\u00e9n\u00e9. \u00ab&nbsp;Follow Me&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Isle in Me&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;From the Silence&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;God of Rubbish&nbsp;\u00bb sont autant de titres susceptibles d\u2019exercer leur attraction sur n\u2019importe quelle oreille format\u00e9e pop-rock. Une fois pi\u00e9g\u00e9 par les charmes d\u2019une musique imm\u00e9diatement s\u00e9duisante, l\u2019auditeur se laissera plus facilement entra\u00eener dans les m\u00e9andres \u2013 fort balis\u00e9s tout de m\u00eame \u2013 des subtilit\u00e9s progressives de \u00ab&nbsp;Turn of the Tide&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;King Porn&nbsp;\u00bb par exemple. <\/p>\n<p>   Parfaitement \u00e0 l\u2019aise dans ces formats raisonnablement courts, Marco Gl\u00fchmann d\u00e9ploie un attirail vocal qu\u2019on savait d\u00e9j\u00e0 bien garni, m\u00ealant douceur et rugosit\u00e9. La guitare de Jan Petersen a quant \u00e0 elle rapidement pris ses marques apr\u00e8s la d\u00e9fection de Kay S\u00f6hl. Cons\u00e9quence directe ou non, Sylvan a ajout\u00e9 de nombreuses cordes \u00e0 son arc et enrichit ainsi une musique plus difficile \u00e0 circonscrire d\u00e9sormais. Des \u00e9clairs m\u00e9talliques et quelques turbulences n\u00e9o viennent traverser le ciel d\u2019un progressif moderne typiquement nordique. Les r\u00e9f\u00e9rences se font multiples, \u00ab&nbsp;Embedded&nbsp;\u00bb renvoie directement au Marillion le plus r\u00e9cent tandis que le tr\u00e8s \u00e9th\u00e9r\u00e9 \u00ab&nbsp;Midnight Sun&nbsp;\u00bb accueille une \u00e9mule de Kate Bush. A la fois m\u00e9lancolique et rageur, atmosph\u00e9rique et \u00e9pique, <i>Force of Gravity<\/i> termine de d\u00e9finir la patte Sylvan. <\/p>\n<p>   Seule ombre au tableau, Sylvan c\u00e8de comme \u00e0 contrecoeur aux r\u00e8gles du genre dans une conclusion \u00e0 rallonge, histoire de caresser les puristes dans le sens du poil. \u00ab&nbsp;Vapour Trail&nbsp;\u00bb constitue le seul point faible du disque ; malgr\u00e9 quelques belles envol\u00e9es (Marillion, dans sa version planante, n\u2019est pas tr\u00e8s loin, l\u00e0 encore) et des changements climatiques assez bien amen\u00e9s, le titre ne d\u00e9colle jamais vraiment et ne s\u2019en tire que gr\u00e2ce \u00e0 un final majestueux, un exercice dont ces musiciens ont d\u00e9cid\u00e9ment le secret. <\/p>\n<p>   Si <i>Force of Gravity<\/i> tr\u00e9buche encore dans quelques nids de poule, la voie que suit Sylvan depuis <i>Presets<\/i> est assur\u00e9ment la bonne. Une derni\u00e8re audace et le groupe, enfin d\u00e9livr\u00e9 de ses encombrants mod\u00e8les, pourra s\u2019engager sur la voie royale qui lui est r\u00e9serv\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A peine une premi\u00e8re boucle vient-elle d\u2019\u00eatre boucl\u00e9e avec le DVD Posthumous Silence \u2013 The&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":2932,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2931"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2931"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2931\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2932"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2931"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2931"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2931"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}