{"id":2845,"date":"2009-01-23T00:00:00","date_gmt":"2009-01-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2845"},"modified":"2009-01-23T00:00:00","modified_gmt":"2009-01-22T22:00:00","slug":"2845","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/01\/23\/2845\/","title":{"rendered":"Opeth &#8211; The Roundhouse Tapes (DVD)"},"content":{"rendered":"<p>Voici le pendant visuel du double live sorti il y a peu et chroniqu\u00e9 ici-m\u00eame. En somme, il s\u2019agit l\u00e0 de la preuve en images, la confirmation de ce que l\u2019on devinait d\u00e9j\u00e0 sur disque : les subtils b\u00fbcherons su\u00e9dois d\u2019Opeth sont \u00e0 l\u2019aise sur sc\u00e8ne. Dans un Roundhouse bien rempli, les Scandinaves offrent \u00e0 un public conquis d\u2019avance leur death m\u00e9lo m\u00e2tin\u00e9 de passages symphoniques, de moments planants parfois chant\u00e9s (comprendre \u00ab\u00a0sans hurlements\u00a0\u00bb), sur lesquels la voix suave et la guitare cristalline de Mikael \u00c5kerfeldt tirent habilement leur \u00e9pingle du jeu. <\/p>\n<p>  Opeth joue sur les contrastes, les alternances entre une musique percutante, agressive et des bulles atmosph\u00e9riques voire symphoniques. Et bien que le proc\u00e9d\u00e9 soit utilis\u00e9 plus que de raison, il est rendu avec une classe confondante. Pendant les parties les plus brutales, lorsque le musicien abandonne son statut d\u2019humain et n\u2019est plus qu\u2019une masse de cheveux en mouvement, d\u2019in\u00e9vitables pogos naissent parmi les fans les plus \u00ab\u00a0enthousiastes\u00a0\u00bb. Ces m\u00eames brutes \u00e9paisses se muent en tendres agneaux recueillis lorsque la centrale \u00e0 charbon laisse place \u00e0 l\u2019\u00e9olienne. Opeth f\u00e9d\u00e8re semble-t-il toute une g\u00e9n\u00e9ration de fans probablement plus ouverts que leurs a\u00een\u00e9s.  <\/p>\n<p>  Le groupe livre ainsi une performance brute, sans d\u00e9faut, et n\u2019use quasiment d\u2019aucun artifice destin\u00e9 \u00e0 impressionner le spectateur, si ce n\u2019est l\u2019\u00e9cran g\u00e9ant sur lequel sont projet\u00e9es des images plus ou moins conceptuelles. La performance se suffit \u00e0 elle-m\u00eame. Il en va de m\u00eame pour le traitement visuel : des plans vari\u00e9s, nets et contrast\u00e9s et peu d\u2019effets sp\u00e9ciaux. A peine quelques rappels  \u00e0 l\u2019imagerie du groupe viennent-ils s\u2019inviter en surimpression sur de courtes s\u00e9quences. Le montage suit les circonvolutions et soubresauts de la musique, tant\u00f4t vif, tant\u00f4t paisible. L\u2019\u00e9clairage est sobre, plus nuanc\u00e9 sur les parties calmes, mais loin d\u2019\u00eatre envahissant. Diverses options audio (Dolby Stereo, Dolby Surround, DTS) permettront aux oreilles exigeantes d\u2019appr\u00e9cier toute la subtilit\u00e9 de la performance. <\/p>\n<p>  Une fois de plus, ce DVD pouvait largement se passer des in\u00e9vitables et sempiternels bonus. Des entrevues du groupe et des fans d\u2019une pertinence discutable, non sous-titr\u00e9es, la s\u00e9ance de balance compl\u00e8tement inutile et une galerie de photos&#8230; pas de quoi <i>slammer<\/i> de joie.  Mais ces suppl\u00e9ments inint\u00e9ressants ne doivent pas faire oublier le principal : ce concert offrira de nombreuses occasions de s\u2019affaler devant l\u2019\u00e9cran, de s\u2019installer au fond du canap\u00e9, la bi\u00e8re de chantier et le Martini Dry tous deux \u00e0 port\u00e9e de main.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici le pendant visuel du double live sorti il y a peu et chroniqu\u00e9 ici-m\u00eame&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":2846,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2845"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2845"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2845\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2846"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2845"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2845"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2845"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}