{"id":2839,"date":"2009-01-09T00:00:00","date_gmt":"2009-01-08T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2839"},"modified":"2009-01-09T00:00:00","modified_gmt":"2009-01-08T22:00:00","slug":"2839","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/01\/09\/2839\/","title":{"rendered":"Edensong &#8211; The Fruit Fallen"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019exp\u00e9rience prouve qu\u2019il vaut mieux rester sur ses gardes lorsqu\u2019un disque &#8211; <i>a fortiori<\/i> de rock progressif &#8211; est l\u2019\u0153uvre d\u2019un seul homme. Bien souvent, de tels albums ont les d\u00e9fauts de leurs qualit\u00e9s : un d\u00e9sir de balayer une large palette de genres, de mettre en valeur de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences&#8230; au risque de se perdre en chemin et de faire dans le patchwork indigeste. Le guitariste James Byron Schoen est ainsi le cerveau unique d\u2019Edensong dont la premi\u00e8re \u0153uvre s\u2019intitule <i>The Fruit Fallen<\/i>. Pour interpr\u00e9ter sa musique, qui lorgne autant sur Renaissance que Jethro Tull et le Genesis des ann\u00e9es soixante-dix, Schoen se fait accompagner par une formation \u00e9lectro-acoustique et une pl\u00e9thore d\u2019invit\u00e9s qui accomplissent leur t\u00e2che de fa\u00e7on fort&#8230; comp\u00e9tente. Et c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse. Si les compositions brassent quantit\u00e9s d\u2019influences et sont jou\u00e9es avec maestria, l\u2019absence de coh\u00e9rence, de personnalit\u00e9, de ligne directrice, laisse souvent une f\u00e2cheuse impression d\u2019inachev\u00e9, de collage maladroit : les huit titres d\u00e9filent sans qu\u2019un moment fort ne se distingue r\u00e9ellement. Quant \u00e0 la voix de Schoen, dont le timbre \u00ab\u00a0folk\u00a0\u00bb rappelle Arjen Lucassen par moments, ses capacit\u00e9s restent par trop modestes pour d\u00e9clencher l\u2019enthousiasme. Il ne faut gu\u00e8re s\u2019attendre \u00e0 des envol\u00e9es lyriques, pas plus qu\u2019\u00e0 des \u00e9ructations rageuses, tout au plus \u00e0 quelques \u00e9nervements polis, voire m\u00eame forc\u00e9s. Bien s\u00fbr, tout cela est propre, vari\u00e9, voire virtuose, mais on s\u2019y ennuie ferme. <i>The Fruit Fallen<\/i> peut pourtant faire valoir une grande richesse instrumentale : on y trouve de la fl\u00fbte en veux-tu en voil\u00e0, de la guitare acoustique, du piano et du violon, mais aussi \u00e7a et l\u00e0 de grosses guitares ou une batterie furieuse. Rien n\u2019y fait : on ne s\u2019\u00e9meut point, la mayonnaise reste d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment coll\u00e9e au fond du bol. Dans l\u2019ensemble, la d\u00e9marche de James Byron Schoen peut \u00eatre rapproch\u00e9e de celle de Xavier Phideaux. Mais l\u00e0 o\u00f9 l\u2019auteur du tr\u00e8s r\u00e9ussi <i>Doomsday Afternoon<\/i> parvient \u00e0 synth\u00e9tiser, moderniser et personnaliser un h\u00e9ritage cons\u00e9quent, celui de <i>The Fruit Fallen<\/i>, se laisse d\u00e9border par des influences qu\u2019il peine \u00e0 canaliser de fa\u00e7on convaincante. Davantage de simplicit\u00e9 et d\u2019humilit\u00e9 seront n\u00e9cessaires au prochain essai.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019exp\u00e9rience prouve qu\u2019il vaut mieux rester sur ses gardes lorsqu\u2019un disque &#8211; a fortiori de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":2840,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2839"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2839"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2839\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2840"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2839"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2839"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2839"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}