{"id":2819,"date":"2008-11-21T00:00:00","date_gmt":"2008-11-20T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2819"},"modified":"2008-11-21T00:00:00","modified_gmt":"2008-11-20T22:00:00","slug":"2819","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/11\/21\/2819\/","title":{"rendered":"Abel Ganz &#8211; The Dangers of Strangers (R\u00e9\u00e9d.)"},"content":{"rendered":"<p>Qui se souviendrait de ce groupe, hormis les compl\u00e9tistes du n\u00e9o-prog, si celui-ci n\u2019avait pas sorti cette ann\u00e9e-m\u00eame le sympathique <i>Shooting Albatross<\/i> ? Pas grand monde, on peut l\u2019affirmer avec certitude. Et pourtant, parmi la horde de groupes ayant embray\u00e9 le succ\u00e8s de Marillion au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt, Abel Ganz n\u2019est pas le plus obscur. <i>The Dangers of Strangers<\/i> est m\u00eame consid\u00e9r\u00e9 par les amateurs du genre comme un album tout \u00e0 fait honorable. Fort de leur retour des limbes, les Anglais ont estim\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait temps de d\u00e9poussi\u00e9rer leur \u0153uvre majeure et de lui donner, pour son vingti\u00e8me anniversaire, une seconde jeunesse gr\u00e2ce \u00e0 un <i>remaster<\/i> digne de ce nom et quelques bonus, le tout emball\u00e9 dans un luxueux digipak. <\/p>\n<p>  Avant toute tentative d\u2019\u00e9coute, il convient de remettre <i>The Dangers of Strangers<\/i> dans son \u00e9poque. Le n\u00e9o-prog est un genre encore respect\u00e9 (plus pour longtemps) et les claviers <i>cheesy<\/i> ne pr\u00eatent pas encore \u00e0 rire. Par ailleurs, Abel Ganz est loin d\u2019\u00eatre un chef de file et ne brille ni pas sa technique, ni par le dynamisme de sa musique. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un n\u00e9o dat\u00e9 mais honn\u00eate qui joue sur les m\u00e9lodies et les atmosph\u00e8res. <\/p>\n<p>  Bancal, ce disque souffre d\u2019une qualit\u00e9 par trop irr\u00e9guli\u00e8re : quelques titres longuets voire simplistes, une voix quelconque et parfois h\u00e9sitante, celle de Paul Kelly. Ainsi, \u00ab\u00a0The Dangers of Strangers\u00a0\u00bb ne donne pas forc\u00e9ment envie d\u2019aller jusqu\u2019au bout du CD, tant il s\u2019agit d\u2019une accumulation de lourdeurs n\u00e9o-progressives, plate, molle, avec sa sempiternelle partie centrale plus enlev\u00e9e&#8230; mais pas davantage inspir\u00e9e. Heureusement, tout n\u2019est pas de ce faible acabit. D\u00e8s \u00ab\u00a0Rain Again\u00a0\u00bb, on retrouve avec plaisir la voix d\u2019Alan Reed dans un titre beaucoup moins monotone. Jusqu\u2019au bout n\u00e9anmoins, <i>The Dangers of Strangers<\/i> alterne le \u00ab\u00a0pas mal\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0franchement pas terrible\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>  Les am\u00e9liorations apport\u00e9es par cette r\u00e9\u00e9dition pourront peut-\u00eatre convaincre le n\u00e9o progressiste ind\u00e9cis. Outre les impressions d\u2019\u00e9poque consign\u00e9es dans le livret par les musiciens, on notera la qualit\u00e9 du <i>remaster<\/i> qui, s\u2019il n\u2019a pas rajeuni l\u2019album de fa\u00e7on absolument flagrante, a consid\u00e9rablement \u00e9clairci le son, d\u00e9tach\u00e9 les instruments et renforc\u00e9 les basses. La version alternative de \u00ab\u00a0The Dangers of Strangers\u00a0\u00bb offerte en bonus pr\u00e9sente quelques variations int\u00e9ressantes et s\u2019av\u00e8re \u00eatre plus digeste car priv\u00e9e de sa section finale. Quant au documentaire de vingt minutes retra\u00e7ant l\u2019enregistrement du disque, il se regarde sans d\u00e9plaisir, encore que \u00ab\u00a0documentaire\u00a0\u00bb soit un bien grand mot : il s\u2019agit en v\u00e9rit\u00e9 d\u2019un montage de s\u00e9quences en studio mises bout \u00e0 bout. <\/p>\n<p>  <i>The Dangers of Strangers<\/i> n\u2019\u00e9tait pas un grand album et ne le deviendra pas avec cette r\u00e9\u00e9dition. Avec indulgence, on saluera l\u2019effort un peu vain de sortir de l\u2019oubli un disque qui n\u2019en m\u00e9ritait pas tant. Les amateurs de n\u00e9o troqueront malgr\u00e9 tout volontiers cette luxueuse version contre l\u2019ancienne&#8230; ou garderont les deux, plus vraisemblablement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui se souviendrait de ce groupe, hormis les compl\u00e9tistes du n\u00e9o-prog, si celui-ci n\u2019avait pas&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":2820,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2819"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2819"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2819\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2820"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2819"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2819"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2819"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}