{"id":2785,"date":"2008-09-11T00:00:00","date_gmt":"2008-09-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2785"},"modified":"2008-09-11T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-10T22:00:00","slug":"2785","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/09\/11\/2785\/","title":{"rendered":"D.F.A. &#8211; 4th"},"content":{"rendered":"<p>Si <i>Kaleidoscope<\/i> avait pour simple but de rappeler les deux premiers albums de Duty Free Area \u00e0 notre bon souvenir, ce <i>4th<\/i> peut ais\u00e9ment poss\u00e9der d&rsquo;autres ambitions. Neuf ans apr\u00e8s leur second album \u00e9ponyme, le quatuor italien revient avec une fusion jazz aux influences Canterbury d\u2019une d\u00e9concertante ma\u00eetrise, doubl\u00e9e d\u2019une libert\u00e9 de ton qui lui permet de sauter les barri\u00e8res trop restrictives du genre. <\/p>\n<p>  D\u00e8s \u00ab\u00a0Baltasaurus\u00a0\u00bb, on sent que <i>4th<\/i> ne sera pas un album ordinaire et consensuel, m\u00eame si cette ouverture n&rsquo;est pas des plus d\u00e9paysantes. Fougueux, passionn\u00e9, m\u00e9lodique, \u00e9minemment accessible bien que d\u2019une fourmillante complexit\u00e9, ce titre d\u00e9veloppe la facette la plus abordable de D.F.A. Le monumental \u00ab\u00a0Mosoq Runa\u00a0\u00bb balaie quant \u00e0 lui un plus large registre, distillant \u00e0 la fois langueur et vigueur, m\u00e9lodies et atmosph\u00e8res. Sorte de bouillon dans lequel on aurait jet\u00e9, un peu au jug\u00e9, un tas de bons ingr\u00e9dients, ce titre d\u00e9gage un fumet d\u00e9licat, finement \u00e9pic\u00e9, qui se d\u00e9veloppe au fil de la cuisson. Mais D.F.A. n&rsquo;est pas que l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;une fusion aimable et souriante. Quelques coups de chaud sont \u00e9galement au rendez-vous, comme la seconde moiti\u00e9 de \u00ab\u00a0The Mirror\u00a0\u00bb ou le vigoureux \u00ab\u00a0 Vietato Generalizzare\u00a0\u00bb, \u00e0 qui il ne manque qu&rsquo;un gros son de guitare pour entrer dans la cat\u00e9gorie metal progressif. <\/p>\n<p>  <i>4th<\/i> est \u00e9galement la virtuosit\u00e9 discr\u00e8te et modeste incarn\u00e9e, car le terme \u00ab\u00a0\u00e9gocentrisme\u00a0\u00bb n\u2019appartient pas au vocabulaire de D.F.A.\u00a0: l\u2019\u00e9quilibre entre les instruments est tout bonnement impressionnant. Au milieu de la marmite se trouvent Luca Baldassari, qui pose de parfaits grooves sur tous les passages s&rsquo;y pr\u00eatant un tant soit peu et Alberto De Grandis, compositeur principal du groupe, au jeu de baguettes \u00e0 la fois souple et sophistiqu\u00e9. Cette trame rythmique d\u2019une \u00e9vidence inou\u00efe malgr\u00e9 sa technicit\u00e9 s\u2019enrobe d\u2019un \u00e9ventail de claviers <i>vintage<\/i> (Hammond et Fender Rhodes sont \u00e0 la f\u00eate) d\u00e9ploy\u00e9s avec \u00e0-propos et \u00e0 c\u0153ur joie par Alberto Bonomi, de concert avec la guitare prot\u00e9iforme de Silvio Minella. <\/p>\n<p>  Transport\u00e9 par ce bonheur instrumental, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser que la voix, lorsqu\u2019elle entre soudainement en sc\u00e8ne, va immanquablement g\u00e2cher la f\u00eate. Il n\u2019en est rien. Discret et d\u00e9licat sur \u00ab\u00a0The Mirror\u00a0\u00bb, le chant n\u2019a de  r\u00f4le \u00e0 part enti\u00e8re que sur \u00ab\u00a0La ballata de &lsquo;isposa &lsquo;e Mannorri\u00a0\u00bb mais apporte ce qui manquait encore \u00e0 l&rsquo;ensemble, la touche suave, f\u00e9minine, italienne, de lignes vocales d\u00e9licates d\u00e9bordantes de sensualit\u00e9. <\/p>\n<p>  Ronde, chaude, magnifiquement arrang\u00e9e et produite, la musique de <i>4th<\/i> impose D.F.A. comme un acteur d\u00e9sormais incontournable de la sc\u00e8ne fusion. Effront\u00e9ment limpide, loin de la vaine d\u00e9monstration, cet album am\u00e8nera s\u00fbrement quelques nouveaux curieux vers les rivages du jazz.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si Kaleidoscope avait pour simple but de rappeler les deux premiers albums de Duty Free&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":2786,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2785"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2785"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2785\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2786"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2785"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2785"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2785"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}