{"id":2779,"date":"2008-07-24T00:00:00","date_gmt":"2008-07-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2779"},"modified":"2008-07-24T00:00:00","modified_gmt":"2008-07-23T22:00:00","slug":"2779","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/07\/24\/2779\/","title":{"rendered":"The Pineapple Thief &#8211; Tightly Unwound"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Encore un ?\u00a0\u00bb, s\u2019\u00e9tonneront sans doute certains. C\u2019est en effet quasi-annuellement depuis 2002 que The Pineapple Thief livre ses albums, apr\u00e8s son coup d\u2019essai, <i>Abducting the Unicorn<\/i>. Fervent adepte d\u2019une pop sophistiqu\u00e9e \u2013 certains diront \u00ab\u00a0progressive\u00a0\u00bb &#8211; dans la veine la plus accessible de Radiohead, le groupe britannique d\u00e9fend une fois de plus cette option avec <i>Tightly Unwound<\/i>.<\/p>\n<p>  Eminemment m\u00e9lodique, parfois tout en retenue, la musique de The Pineapple Thief aime aussi se  corrompre par instants dans d\u2019inconcevables \u00e9nervements (\u00ab\u00a0Shoot First\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Sinners\u00a0\u00bb) et autres rugosit\u00e9s plus ou moins <i>noisy<\/i> (\u00ab\u00a0Tightly Wound\u00a0\u00bb), m\u00eame si tout cela ne dure jamais bien longtemps. Quoi qu\u2019il en soit, <i>Tightly Unwound<\/i> confirme que le groupe excelle dans la composition de  titres efficaces \u00e0 l\u2019image de \u00ab\u00a0My Debt to You\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Shoot First\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Sinners\u00a0\u00bb. Cependant, une fois ces premiers titres \u00e9coul\u00e9s, on sent l\u2019essoufflement se profiler petit \u00e0 petit, le point de c\u00f4t\u00e9 arriver, sourdement\u2026 Comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, la formule finit par lasser, et au fur et \u00e0 mesure qu\u2019il se d\u00e9roule, l\u2019album laisse derri\u00e8re lui des titres bien proprets sans asp\u00e9rit\u00e9 aucune (\u00ab\u00a0And So Say All of You\u00a0\u00bb) ou de longues tra\u00een\u00e9es monotones de d\u00e9j\u00e0-entendu. Comment en effet ne pas se dire sur \u00ab\u00a0The Sorry State\u00a0\u00bb qu\u2019on a affaire \u00e0 une honteuse contrefa\u00e7on de Radiohead, certes finement ouvrag\u00e9e, mais n\u00e9anmoins bien inf\u00e9rieure \u00e0 l\u2019original ? Sur le podium des influences remarquables, Marillion p\u00e9riode H et Porcupine Tree se retrouvent \u00e9galement mis \u00e0 l\u2019honneur, et notamment sur les titres les plus longs et atmosph\u00e9riques comme \u00ab\u00a0Different World\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Too Much to Loose\u00a0\u00bb.  Et c\u2019est bien ici, dans la lente distillation d\u2019ambiances, que The Pineapple Thief se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre le plus convaincant. Une direction \u00e0 approfondir ? <\/p>\n<p>  Au bout du compte, <i>Tightly Unwound<\/i> se consomme comme un plateau-t\u00e9l\u00e9, avec plaisir, mais distraitement, sans qu\u2019un souvenir imp\u00e9rissable ait durablement imprim\u00e9 le tympan. Peut-\u00eatre que si les Britanniques ralentissaient le rythme de leurs parutions et prenaient le temps de s\u2019\u00e9manciper d\u00e9finitivement, de l\u00e2cher une bonne fois pour toutes les jupes de leurs a\u00een\u00e9s, The Pineapple Thief pourrait enfin cesser d\u2019\u00eatre seulement prometteur et devenir ce qu\u2019on attend de lui : un grand groupe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Encore un ?\u00a0\u00bb, s\u2019\u00e9tonneront sans doute certains. 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