{"id":2763,"date":"2008-06-05T00:00:00","date_gmt":"2008-06-04T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2763"},"modified":"2008-06-05T00:00:00","modified_gmt":"2008-06-04T22:00:00","slug":"2763","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/06\/05\/2763\/","title":{"rendered":"Abel Ganz &#8211; Shooting Albatross"},"content":{"rendered":"<p>Allez savoir pourquoi, les v\u00e9t\u00e9rans du n\u00e9o progressif refont surface les uns apr\u00e8s les autres. Conjoncture favorable ? On peut en douter ! Mais ne nous interrogeons pas sur les raisons de ces inexplicables reformations et contentons-nous d\u2019offrir aux oreilles intrigu\u00e9es le nouveau disque d\u2019Abel Ganz, v\u00e9n\u00e9rable rescap\u00e9 de la r\u00e9surgence progressive des ann\u00e9es quatre-vingt. Si l\u2019on exclut la compilation <i>Back from the Zone<\/i> parue en 2002, <i>Shooting Albatross<\/i> est le cinqui\u00e8me album du groupe depuis 1984, et succ\u00e8de \u00e0 un jeune vieillard, <i>The Deafening Silence<\/i>, qui date d\u00e9j\u00e0 de 1994. <\/p>\n<p>  Contrairement \u00e0 nombre de ses cong\u00e9n\u00e8res, Abel Ganz n\u2019a pas c\u00e9d\u00e9 aux sir\u00e8nes des grosses guitares et assume ses choix artistiques d\u2019une autre \u00e9poque : titres-fleuve patiemment d\u00e9velopp\u00e9s, pr\u00e9ciosit\u00e9 et romantisme \u00e0 la <i>Wind and Wuthering<\/i>, longs passages instrumentaux d\u2019une arrogante limpidit\u00e9. Et, miraculeusement, cela fonctionne. Sans pompi\u00e9risme aucun, <i>Shooting Albatross<\/i> d\u00e9veloppe des th\u00e8mes nostalgiques, d\u00e9licieusement surann\u00e9s, d\u2019une grande richesse m\u00e9lodique. Quelques coups de sang viennent bien rappeler qu\u2019Abel Ganz est un groupe de rock, mais la machine \u00e0 planer ne s\u2019emballe que tr\u00e8s rarement. La voix de Hugh Carter, d\u00e9licate et fragile, se pose id\u00e9alement sur les pi\u00e8ces a\u00e9riennes tandis que les registres d\u2019Alan Reed (Pallas), vocaliste r\u00e9current d\u2019Abel Ganz et de Mick MacFarlane, s\u2019adaptent \u00e0 merveille aux compositions plus contrast\u00e9es. Etonnamment, plus les titres glissent sur cet oc\u00e9an suave et s\u2019\u00e9tirent en longueur, plus ils se font s\u00e9duisants. Les clich\u00e9s indigestes du rock n\u00e9o progressif sont pour la plupart \u00e9vit\u00e9s, ou contourn\u00e9s. A peine se rappelle-t-on parfois \u00e0 quel genre on a affaire : la partie centrale tr\u00e8s \u00ab n\u00e9o \u00bb de \u00ab So Far \u00bb, les passages au Moog caract\u00e9ristiques saupoudr\u00e9s ici et l\u00e0, la pr\u00e9sence fantomatique du Steve Rothery de <i>Season\u2019s End<\/i> sur \u00ab Ventura \u00bb. L\u2019une ou l\u2019autre introduction (\u00ab Looking for a Platform \u00bb, \u00ab So far \u00bb) trahit l\u2019h\u00e9ritage celtique des Ecossais, mais la provenance g\u00e9ographique du groupe est tr\u00e8s largement ind\u00e9tectable.<\/p>\n<p>  Confortablement install\u00e9 dans une douce torpeur, <i>Shooting Albatross<\/i> rend hommage, la larme \u00e0 l\u2019\u0153il, \u00e0 la gloire pass\u00e9e d\u2019une musique qui savait transporter, faire r\u00eaver, apaiser, ou \u00e0 d\u00e9faut, bercer. Voil\u00e0 une bien belle occasion de (re)faire connaissance avec le charme d\u00e9suet d\u2019un genre qui ne se rappelle plus que rarement \u00e0 notre bon souvenir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Allez savoir pourquoi, les v\u00e9t\u00e9rans du n\u00e9o progressif refont surface les uns apr\u00e8s les autres&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":2764,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2763"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2763"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2763\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2764"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2763"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2763"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2763"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}