{"id":2715,"date":"2007-10-20T00:00:00","date_gmt":"2007-10-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2715"},"modified":"2007-10-20T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-19T22:00:00","slug":"2715","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/20\/2715\/","title":{"rendered":"Oxbow &#8211; The Narcotic Story"},"content":{"rendered":"<p>Tout a commenc\u00e9 par ce concert au mois de juin au Kilbi Festival (en Suisse), avec ce groupe qui jouait une sorte de Led Zep avec plus de larsen et le bodybuild\u00e9 Eugene qui pratiquait un striptease obsc\u00e8ne tout en gloussant, hurlant, g\u00e9missant. L\u2019impression laiss\u00e9e par Oxbow fut pour le moins bizarre et provoqua dans un premier temps un rejet visc\u00e9ral (le concert d\u2019Isis ayant \u00e9t\u00e9 des plus moyens, il n\u2019y a eu que Kruger pour sauver la soir\u00e9e). Et voici que l\u2019on re\u00e7oit <i>The Narcotic Story<\/i>, le septi\u00e8me album du groupe, \u00e0 la r\u00e9daction. On vous laisse donc imaginer l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit dans lequel les premi\u00e8res \u00e9coutes se sont d\u00e9roul\u00e9es : une volont\u00e9 de cassage en r\u00e8gle ! Et bien, que les aficionados du groupe se rassurent, ce n\u2019est pas l\u2019album qui a \u00e9t\u00e9 cass\u00e9 mais bel et bien votre serviteur ! <\/p>\n<p>  Reprenons depuis le d\u00e9but. Oxbow est un groupe de noise rock californien fond\u00e9 \u00e0 la fin des <i>eighties<\/i>, dans la veine de groupes ind\u00e9pendants genre Shellac ou Neurosis, pour ensuite se tourner de plus en plus vers une sorte de blues rock noisy tortur\u00e9 et apocalyptique. Le sommet a \u00e9t\u00e9 atteint avec <i>An Evil Heat<\/i>, le pr\u00e9c\u00e9dent album qui date d\u00e9j\u00e0 de 2002 ! D\u2019un certain point de vue, <i>The Narcotic Story<\/i> continue la voie trac\u00e9e par <i>An Evil Heat<\/i> mais de mani\u00e8re moins violente et plus alanguie, plus proche du blues. L\u2019album se meut dans un tempo g\u00e9n\u00e9ralement lent. Ce calme latent n\u2019est qu\u2019un leurre car cette musique est poisseuse, glauque, malsaine. <\/p>\n<p>       Ce qui ressort imm\u00e9diatement de l\u2019album, c\u2019est la voix profond\u00e9ment bossel\u00e9e, difforme et tourment\u00e9e du chanteur Eugene Robinson. <i>The Narcotic Story<\/i> raconte les aventures n\u00e9vrotiques de l\u2019alter ego d\u2019Eugene, un certain Frank Johnson : des histoires de sexe, de drogue, de mort, agr\u00e9ment\u00e9es de hurlements, de feulements, de suintements d\u00e9chirants, de chuchotements subversifs. C\u2019est \u00e0 peine si Eugene daigne aligner quelques r\u00e9elles lignes de chant (au sens traditionnel du terme). <br \/> Ensuite, la qualit\u00e9 et l\u2019originalit\u00e9 des arrangements de Niko Wenner, le guitariste, subjuguent litt\u00e9ralement. Les climats de tensions sont sublim\u00e9s avec l\u2019utilisation de violons, de piano, de l\u2019accord\u00e9on, de percussions diverses. Ajoutez \u00e0 cela une section rythmique (Dan Adams \u00e0 la basse et Greg Davis \u00e0 la batterie) tout en nuance mais qui prend l\u2019auditeur \u00e0 la gorge d\u00e8s qu\u2019il le faut ! Et enfin, vous vous permettez de vous offrir les services d\u2019un <i>Grammy-winner<\/i> \u00e0 la production, Joe Chiccarelli (Tori Amos, Counting Crows, Frank Zappa, etc., excusez du peu !) et vous obtenez un album essentiel qui ne poss\u00e8de aucun moment de faiblesse. On pourrait pr\u00e9senter l\u2019incroyable \u00ab She&rsquo;s a Find \u00bb (un slow de la mort comme on a en rarement fait) comme le moment fort de l\u2019album mais ce serait faire injure aux autres morceaux, tant la qualit\u00e9 de ceux-ci est hallucinante ! <\/p>\n<p>  Soyons clair, cet album sent la luxure, la sueur, les bars \u00e0 putes, la drogue et la viande s\u00e9ch\u00e9e. Il va en rebuter beaucoup, certes, mais on ne peut d\u00e9cemment pas en faire l\u2019impasse. Oxbow renouvelle le blues de la plus malsaine fa\u00e7on et on en redemande ! Indispensable !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout a commenc\u00e9 par ce concert au mois de juin au Kilbi Festival (en Suisse),&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2716,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2715"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2715"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2715\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2716"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2715"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2715"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2715"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}