{"id":2705,"date":"2008-01-14T00:00:00","date_gmt":"2008-01-13T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2705"},"modified":"2008-01-14T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-13T22:00:00","slug":"2705","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/14\/2705\/","title":{"rendered":"\u00d8resund Space Collective &#8211; The Black Tomato"},"content":{"rendered":"<p>Mouais\u2026 La vague <i>space-cannabis-c\u2019est-d\u2019la-bonne-mon-fr\u00e8re<\/i> conna\u00eet un regain de vigueur ind\u00e9niable ces derni\u00e8res ann\u00e9es en Scandinavie. Alors, tant qu\u2019il y en a, autant en mettre partout, partout, partout ! Voil\u00e0 qu\u2019on d\u00e9couvre un champion du monde en la mati\u00e8re : \u00d8resund Space Collective ! Comme son nom l\u2019indique, il s\u2019agit d\u2019un collectif. A cause de la fum\u00e9e, on ne distingue pas tous les musiciens mais il y a au moins trois guitaristes, trois clavi\u00e9ristes et deux bassistes, certains Danois, d\u2019autres Su\u00e9dois et peut-\u00eatre m\u00eame des Am\u00e9ricains (des fans du Grateful Dead, peut-on supposer). Il s\u2019agit donc d\u2019un collectif jouant une musique spatiale, du genre vraiment intergalactique. Sur la page d\u2019accueil de leur site, le groupe se qualifie comme <i>Totally Improvised Space Rock<\/i>. A la bonne heure ! Pr\u00e9parez votre fumette (au-dessous de vingt centim\u00e8tres : non admis !) et d\u00e9part ! <\/p>\n<p>  <i>The Black Tomato<\/i> est le deuxi\u00e8me essai officiel de l\u2019ensemble. Form\u00e9 de trois <i>jam sessions<\/i> dont une de trente-huit minutes et l\u2019autre de trente-deux, le disque fait suite \u00e0 un premier double album long de plusieurs ann\u00e9es-lumi\u00e8res, ce qui explique qu\u2019il ne soit pas encore arriv\u00e9 sur les colonnes de votre site pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Premier point \u00e0 soulever : il s\u2019agit bel et bien de <i>jam sessions<\/i> et non de rock totalement improvis\u00e9 tel que l\u2019ont en leur temps pratiqu\u00e9 Cream ou King Crimson. Ainsi, l\u2019album a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 en deux jours de <i>jam<\/i> endiabl\u00e9es flirtant avec du Hawkind ou du Pink Floyd. C\u2019est n\u2019est pas sp\u00e9cialement d\u00e9sagr\u00e9able, il y a comme toujours dans ce genre de musique des moments intenses, et les musiciens sont m\u00eame excellents ! Mais cela reste des <i>jam sessions<\/i> !<\/p>\n<p>  Le deuxi\u00e8me point \u00e0 mettre en \u00e9vidence est la directe cons\u00e9quence du premier : le manque d\u2019aboutissement de l\u2019album, un peu comme une \u0153uvre inachev\u00e9e. Assez souvent, les morceaux d\u2019un album sont issus de <i>jam sessions<\/i> pr\u00e9alables, \u00e0 l\u2019instar du <i>Wish You Were Here<\/i> des Floyd. Ce n\u2019est de loin pas le seul cas, tant s\u2019en faut, mais il en existe un tout \u00e0 fait document\u00e9 : <i>Layla &#038; Other Assorted Love Songs<\/i> des Derek &#038; The Dominos, dont le coffret triple CD du vingti\u00e8me anniversaire montre l\u2019\u00e9volution des morceaux ou parties qui seront achev\u00e9es sur l\u2019album gr\u00e2ce aux multiples <i>jams<\/i> du groupe. Et bien, c\u2019est un peu cela \u00d8resund Space Collective : un d\u00e9but, une esquisse. Et on se demande ce qu\u2019ils pourraient bien faire s\u2019ils se d\u00e9cidaient une fois \u00e0 aller plus loin que de l\u2019enregistrement rapide voire vite fait comme en t\u00e9moignent les dizaines d\u2019heures de musique disponibles sur leur site ou sur archive.org. Les Dominos ont bien r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9passer la <i>jam session<\/i> pour sortir l\u2019un des grands albums de l\u2019histoire du rock, eux. Ce n\u2019est pas Eric Clapton qui nous contredira.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mouais\u2026 La vague space-cannabis-c\u2019est-d\u2019la-bonne-mon-fr\u00e8re conna\u00eet un regain de vigueur ind\u00e9niable ces derni\u00e8res ann\u00e9es en Scandinavie&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2706,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2705"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2705"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2705\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2706"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}