{"id":2699,"date":"2007-11-12T00:00:00","date_gmt":"2007-11-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2699"},"modified":"2007-11-12T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-11T22:00:00","slug":"2699","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/12\/2699\/","title":{"rendered":"Botch &#8211; We Are the Romans : Deluxe Ed."},"content":{"rendered":"<p>Botch, le retour\u2026 <\/p>\n<p>  Apr\u00e8s la r\u00e9ussite de <i>American Nervoso<\/i> (voir notre chronique), Botch sort une ann\u00e9e plus tard (en 2000), ce qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre son \u0153uvre la plus aboutie <i>We Are the Romans<\/i>. Cette r\u00e9\u00e9dition Deluxe du label Hydra Head est agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un deuxi\u00e8me disque, constitu\u00e9 de d\u00e9mos et de morceaux enregistr\u00e9s en public, avec une seule r\u00e9elle nouveaut\u00e9, \u00ab\u00a0Vietnam\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>  Second album et nouvelle pierre angulaire en moins de deux ans. Tout en gardant un aspect absolument sans concession, Botch se prend \u00e0 varier les ambiances et ralentir le tempo pour mieux ass\u00e9ner des acc\u00e9l\u00e9rations massives, des rythmiques syncop\u00e9es et des riffs sortis de nulle part. Concentr\u00e9 de violence pure, <i>We Are the Romans<\/i> est toutefois plus tortueux et labyrinthique que son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Entre puissance de feu absolument d\u00e9mentielle (\u00ab\u00a0To Our Friends in the Great White North\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Mondrian Was a Liar\u00a0\u00bb &#8211; quelle batterie !) et des passages au calme sournois (\u00ab\u00a0Swimming the Channel Vs. Driving the Chunnel\u00a0\u00bb &#8211; sorte d\u2019interlude <i>ambient<\/i> post rock minimaliste), Botch prend un malin plaisir \u00e0 jouer avec les nerfs des auditeurs.<\/p>\n<p>  Si l\u2019on devait r\u00e9sumer en un seul titre <i>We Are the Romans<\/i>, ce serait sans doute \u00ab\u00a0C. Thomas Howell as the \u00ab\u00a0Soul Man\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb. D\u00e9butant tr\u00e8s puissamment et de mani\u00e8re chaotique, le morceau se calme soudain au bout d\u2019une minute trente, laissant poindre un <i>lick<\/i> de guitare maintes fois entendu dans les \u00e9missions sportives lorsqu\u2019un pilote de F1 se scratchait \u00e0 300 km\/h, qu\u2019un skieur d\u00e9valait la pente sur 500 m\u00e8tres, qu\u2019un cycliste se faisait pincer avec quatre litres d\u2019EPO dans le sang ou plus r\u00e9cemment, qu\u2019une joueuse de tennis se repoudrait le nez&#8230; Dans le m\u00eame esprit que \u00ab\u00a0Swimming the Channel\u2026\u00a0\u00bb, l\u2019album se termine par l\u2019introspectif \u00ab\u00a0Man the Rampart\u00a0\u00bb de onze minutes &#8211; jamais Isis ou Cult of Luna n\u2019ont compos\u00e9 un tel morceau, passant de la lourdeur la plus imposante \u00e0 de divins chants religieux (bien \u00e9videmment, l\u2019histoire se termine tr\u00e8s mal pour les petits anges) \u2013 suivi par un instrumental electro-rock des plus \u00e9tranges. <\/p>\n<p>  Tout comme <i>American Nervoso<\/i>, la r\u00e9\u00e9dition Deluxe de <i>We Are the Romans<\/i> n\u2019apporte pas de grande surprise, si ce n\u2019est qu\u2019en concert, les morceaux pr\u00e9sent\u00e9s sont proprement \u00e9poustouflants ! Plus de sept ans apr\u00e8s sa sortie et servi par une technique irr\u00e9prochable bien qu\u2019autodidacte \u2013 par rapport \u00e0 un Dillinger Escape Plan par exemple \u2013, <i>We Are the Romans<\/i> reste un disque d\u2019une richesse in\u00e9puisable, qui permet \u00e0 Botch d\u2019exprimer son talent avec ing\u00e9niosit\u00e9.<br \/>  Un album audacieux d\u2019un groupe d\u2019exception qui malheureusement se s\u00e9para fin 2002 apr\u00e8s une derni\u00e8re tourn\u00e9e dont Hydra Head a sorti r\u00e9cemment un DVD. L\u2019\u00e2me du groupe survit n\u00e9anmoins \u00e0 travers les participations de ses membres \u00e0 d\u2019autres formations, parfois dans des styles totalement diff\u00e9rents \u00e0 l\u2019instar du guitariste Dave Knudson, qui s\u00e9vit actuellement dans Minus the Bear. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Botch, le retour\u2026 Apr\u00e8s la r\u00e9ussite de American Nervoso (voir notre chronique), Botch sort une&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2700,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2699"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2699"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2699\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}