{"id":2697,"date":"2007-11-02T00:00:00","date_gmt":"2007-11-01T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2697"},"modified":"2007-11-02T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-01T22:00:00","slug":"2697","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/02\/2697\/","title":{"rendered":"Botch &#8211; American Nervoso (r\u00e9\u00e9d.)"},"content":{"rendered":"<p>Botch\u2026 <\/p>\n<p>  Un simple murmure de ce nom et le vent commence \u00e0 souffler violemment, les mamans hurlent \u00e0 leur prog\u00e9niture de rentrer \u00e0 la maison, les progueux implorent l\u2019Olympe de tous leurs concepts albums, l\u2019herbe devient jaune, le sol se craque. <br \/>  Peu importe, Botch est devenu avec deux albums \u2013 seulement \u2013 un groupe r\u00e9f\u00e9rence pour la sc\u00e8ne hardcore \/ mathcore d\u2019avant-garde, peu connu mais culte. Form\u00e9 en 1993 \u00e0 Tacoma, dans l\u2019Etat de Washington, Botch sortit toute une s\u00e9rie de singles et d\u2019EP\u2019s, regroup\u00e9s en 1997 dans la compilation  <i>Unifying Themes Of Sex, Death And Religion<\/i> avant de pr\u00e9senter en 1999 son premier v\u00e9ritable album qui est l\u2019objet de cette chronique, <i>American Nervoso<\/i>. <\/p>\n<p>  Que dire qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 dit sur ce disque consid\u00e9r\u00e9 par beaucoup comme fondateur du hardcore du nouveau mill\u00e9naire (appel\u00e9 hardcore new school par les sp\u00e9cialistes), avec <i>Calculating Infinity<\/i> de Dillinger Escape Plan et <i>Petitioning the Empty Sky<\/i> de Converge ? Il s\u2019agit ici de la r\u00e9\u00e9dition compos\u00e9e, en plus de l\u2019album original, d\u2019un titre bonus, d\u2019un autre dont la longueur a \u00e9t\u00e9 doubl\u00e9e et de trois d\u00e9mos. Plus important, le son, tr\u00e8s <i>garage<\/i> \u00e0 l\u2019origine, a \u00e9t\u00e9 sensiblement am\u00e9lior\u00e9 par le <i>remastering<\/i> de Matt Bayles. Evidemment, les amoureux du son de l\u2019\u00e9dition originale pourront toujours y retourner. En effet, Hydrahead propose, ceci est \u00e0 souligner, deux versions sonores assez diff\u00e9rentes de celui-ci puisque l\u2019\u00e9dition originale est toujours disponible. <\/p>\n<p>  Quid de la musique ? Une boucherie ! Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, devant nous se forme un alliage en titane de sauvagerie brute et de technique d\u00e9mentielle : rythmiques impaires, tempi changeants, accord dissonants, <i>tapping<\/i>, <i>pull-off<\/i>, <i>hammer-on<\/i> et compagnie. On a affaire ici \u00e0 un groupe qui, tout en sortant l\u2019artillerie lourde, a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019achever l\u2019auditeur, non pas au bazooka mais au scalpel. Le seul moment plus calme de l\u2019album est la deuxi\u00e8me partie du morceau \u00ab Oma \u00bb avec ses pesants accords au piano. Les trois instrumentistes sont au sommet de leur forme et la r\u00e9\u00e9dition leur rend \u00e9minemment justice, en particulier la basse pachydermique. L\u00e0-dessus se pose \u2013 s\u2019\u00e9crase serait le vocable le plus exact \u2013 la voix sauvage de Dave Verellen qui hurle comme si sa vie en d\u00e9pendait. <\/p>\n<p>   Album d\u2019une rare violence, <i>American Nervoso<\/i> va marquer toute une g\u00e9n\u00e9ration de musiciens, y compris de ce c\u00f4t\u00e9-ci de l\u2019Atlantique, tels les premiers travaux de Shora. Certes, les bonus de cette r\u00e9\u00e9dition n\u2019apportent rien de bien nouveau, en particulier les d\u00e9mos, mais force est de constater qu\u2019apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es, la musique de Botch n\u2019a rien perdu de son urgence, de sa puissance et de sa technicit\u00e9. Un must pour tous ceux qui sont attir\u00e9s par les musiques sombres et extr\u00eames. Et pourtant, le groupe fera encore mieux avec <i>We Are the Romans<\/i> ! <i>To be continued\u2026<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Botch\u2026 Un simple murmure de ce nom et le vent commence \u00e0 souffler violemment, les&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2698,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2697"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2697"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2697\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2698"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2697"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2697"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2697"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}