{"id":2649,"date":"2010-05-03T00:00:00","date_gmt":"2010-05-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2649"},"modified":"2010-05-03T00:00:00","modified_gmt":"2010-05-02T22:00:00","slug":"2649","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/05\/03\/2649\/","title":{"rendered":"J\u00f3nsi &#8211; Go"},"content":{"rendered":"<p>De l\u2019Islande, la majorit\u00e9 de la population aura ces derniers temps retenu une&nbsp;impressionnante \u00e9ruption : la sortie de l\u2019album solo du chanteur et metteur en sc\u00e8ne de Sigur R\u00f3s, J\u00f3n Thor Birgisson, popularis\u00e9 sous le doux pseudonyme de J\u00f3nsi. Ce dernier s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 \u00e0 des projets plus personnels, hors d&rsquo;un groupe qui aujourd\u2019hui n\u2019a strictement rien \u00e0 prouver en terme de cr\u00e9dibilit\u00e9 et de popularit\u00e9, notamment en publiant, avec son compagnon Alex Somers,&nbsp;<span style=\"font-style: italic;\">Riceboy Sleeps<\/span> en 2009. Ce projet qui proposait une longue m\u00e9lop\u00e9e au son \u00e2cre et min\u00e9ral, quasi instrumentale, qui n\u2019aurait pas totalement d\u00e9ton\u00e9 chez un Thom Yorke m\u00e9lancolique et sombre.<\/p>\n<p>Le parti-pris de <span style=\"font-style: italic;\">Go <\/span>est cette fois radicalement diff\u00e9rent, et rejoint pour partie les intrusions dans le monde de la pop d\u00e9j\u00e0 initi\u00e9es avec <span style=\"font-style: italic;\">Me\u00f0 su\u00f0 \u00ed eyrum vi\u00f0 spilum endalaust<\/span>&nbsp;: des chansons enlev\u00e9es et virevoltantes, des m\u00e9lodies vivifiantes et tout simplement explosives. J\u00f3nsi s&rsquo;essaie ici \u00e0 ouvrir des espaces de libert\u00e9s, et propose une musique a\u00e9rienne, toujours interpr\u00e9t\u00e9e en anglais, contrairement \u00e0 la plupart des titres de&nbsp;Sigur R\u00f3s, dont les paroles \u00e9taient r\u00e9dig\u00e9es en \u00ab&nbsp;Vonlenska&nbsp;&#187;, idiome totalement invent\u00e9 par le ma\u00eetre des lieux. <\/p>\n<p>De l\u2019aveu m\u00eame de J\u00f3nsi, il s\u2019agissait avec <span style=\"font-style: italic;\">Go<\/span> de pr\u00e9senter au public des titres qui ne correspondaient pas r\u00e9ellement au cahier des charges classique de Sigur R\u00f3s. C\u2019est un fait, des titres tels que \u00ab&nbsp;Go Do&nbsp;&#187;, \u00ab&nbsp;Animal Arithmetics&nbsp;&#187; ou \u00ab&nbsp;Boy Lilikoi&nbsp;&#187; sont de r\u00e9els moments pop, des chansons joyeuses qui risquent de d\u00e9sar\u00e7onner l\u2019auditeur passablement \u00e9chaud\u00e9 par <span style=\"font-style: italic;\">Me\u00f0 su\u00f0 \u00ed eyrum vi\u00f0 spilum endalaust<\/span>. Chacun de ces titres rappelle en effet le primesautier <span style=\"font-style: italic;\">Gobbledigook,<\/span> qui s&rsquo;\u00e9loignait tr\u00e8s franchement avec les productions m\u00e9lancoliques et glaciales auxquelles le public \u00e9tait alors habitu\u00e9.<\/p>\n<p>Le second versant de cet album, justement, permettra aux habitu\u00e9s de sonder des terrains d\u00e9j\u00e0 bien connus. Avec des titres tels que \u00ab&nbsp;Grow Till Tall&nbsp;&#187;, \u00ab&nbsp;Sinking Friendship&nbsp;&#187; ou \u00ab&nbsp;Tornado&nbsp;&#187;, la voix de falsetto si caract\u00e9ristique de J\u00f3nsi est pouss\u00e9e \u00e0 son acm\u00e9, et d\u2019intenses moments d\u2019\u00e9motion sont immanquablement au rendez-vous. Il semblerait que dans ce premier projet en solitaire, J\u00f3nsi, qui a bien su s\u2019entourer (Alex Somers, Peter Katis d\u2019Interpol, le batteur Samuli Koskinen, entre autres), entrouvre progressivement son univers personnel. On d\u00e9couvre un v\u00e9ritable personnage, mi homme-mi oiseau, qui plane joyeusement au dessus de nos t\u00eates en dissolvant tant et plus les nuages de cendres qui, parfois, noircissent nos horizons tumultueux&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019Islande, la majorit\u00e9 de la population aura ces derniers temps retenu une&nbsp;impressionnante \u00e9ruption :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":2650,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2649"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2649"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2649\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2650"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2649"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}