{"id":2505,"date":"2009-03-11T00:00:00","date_gmt":"2009-03-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2505"},"modified":"2009-03-11T00:00:00","modified_gmt":"2009-03-10T22:00:00","slug":"2505","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/03\/11\/2505\/","title":{"rendered":"Yaron Herman Trio &#8211; Muse"},"content":{"rendered":"<p>On reconnait les artistes qui nous marquent quand ils r\u00e9apparaissent alors qu\u2019on ne les avait pas encore vraiment quitt\u00e9s. Ainsi, Yaron Herman, au c\u0153ur d\u2019une interminable s\u00e9rie de concerts revient d\u00e9j\u00e0 avec un nouveau disque qui succ\u00e8de au multi pl\u00e9biscit\u00e9 <i> A Time for Everything<\/i>. Mais le temps va d\u00e9cid\u00e9ment tr\u00e8s vite pour le pr\u00e9coce pianiste, \u00e0 peine plus d\u2019un an apr\u00e8s un premier concert plein de fraicheur et de talent devant une salle \u00e0 moiti\u00e9 vide, le chroniqueur le retrouve sur les planches du grand th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional et sa bourgeoisie locale. Le concert sera moins long, moins bon peut-\u00eatre m\u00eame que quelques mois auparavant, mais le succ\u00e8s est de nouveau au rendez-vous. Inutile en revanche, d\u2019attendre les musiciens au bar pour une \u00e9ventuelle poign\u00e9e de main ou une d\u00e9dicace comme auparavant. Yaron Herman est devenu grand, incontournable, on l\u2019imagine rapidement tailler des croupi\u00e8res \u00e0 Brad Mehldau et tout ce succ\u00e8s est plus qu\u2019amplement m\u00e9rit\u00e9 tant la musique de son trio respire la spontan\u00e9it\u00e9.<\/p>\n<p> La formation reste inchang\u00e9e : Herman, Matt Brewer et Gerald Cleaver qui reprend sa place \u00e0 la batterie (alors qu\u2019il est remplac\u00e9 par l\u2019hirsute Tobby Crane en concert), et encore plus que sur le pr\u00e9c\u00e9dent disque, les trois hommes parlent d\u2019une seule voix. Yaron Herman a toujours tendance \u00e0 pousser la chansonnette sur son piano, il respire toujours la musique, il s\u2019engouffre en elle. L\u2019urgence d\u2019une fr\u00e9n\u00e9sie rythmique (\u00ab Vertigo \u00bb, et l\u2019exceptionnel \u00ab Lamidbar \u00bb) se fait de nouveau sentir et se fraie un chemin \u00e0 travers les m\u00e9lodies au piano. MCe nouvel \u00e9lan va bien au-del\u00e0 de la simple confirmation d\u2019un artiste qui aurait trouv\u00e9 sa voie. Herman a trouv\u00e9 ses voies, ou plut\u00f4t, il les explore toutes en m\u00eame temps avec une na\u00efvet\u00e9 confondante. Dans ces moments de gr\u00e2ce, l\u2019instabilit\u00e9 g\u00e9niale des concerts ressurgit, en courant vers l\u2019avant, les trois musiciens d\u00e9fient les lois de l\u2019\u00e9quilibre pour ne jamais retomber. La m\u00e9lodie, le rythme, tout s\u2019emballe ; en apn\u00e9e, ils avancent port\u00e9s juste par leur propre propos et leur inspiration qui pourrait les abandonner d\u2019une seconde \u00e0 l\u2019autre. Et toujours, le discours tient, \u00e9volue et s\u2019enrichit sans jamais sombrer dans la d\u00e9monstration. <\/p>\n<p> L\u2019album se termine comme il commence par un voyage sur fond de cordes en velours assur\u00e9 par le Quatuor Eb\u00e8ne, qui sort juste un peu  du jazz, pour se noyer dans une musique plus m\u00e9ditative, \u00e9voquant un Cinematic Orchestra mobile et sensuel. Ces quelques moments diss\u00e9min\u00e9s le long du disque renforcent encore l\u2019impression de maitrise insolente qui se d\u00e9gage de ce jeune homme. Alors, on est pr\u00eat \u00e0 tout lui pardonner, sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 maintenant presque trop grande, son talent insolent pour n\u2019avoir juste qu\u2019\u00e0 l\u2019admirer et le voir s\u2019envoler vers des nouveaux d\u00e9fis \u00e0 sa mesure, qu\u2019il abordera toujours, on l\u2019esp\u00e8re, avec sa d\u00e9sarmante sympathie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On reconnait les artistes qui nous marquent quand ils r\u00e9apparaissent alors qu\u2019on ne les avait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":2506,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2505"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2505"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2505\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2506"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2505"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2505"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2505"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}