{"id":2479,"date":"2002-11-04T00:00:00","date_gmt":"2002-11-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2479"},"modified":"2002-11-04T00:00:00","modified_gmt":"2002-11-03T22:00:00","slug":"2479","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/11\/04\/2479\/","title":{"rendered":"Camel &#8211; A Nod and a Wink&#8230;"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est confirm\u00e9 : Camel est bel et bien de retour sur le long terme. Apr\u00e8s le magnifique <i>Harbour of Tears<\/i> en 1996, suivi de <i>Rajaz<\/i> en 1999 et de deux albums live, Andy Latimer revient avec un nouvel essai studio. Ce disque est l\u2019occasion pour ses comp\u00e8res (en premier lieu son compagnon de toujours Colin Bass, \u00e0 la\u2026 basse bien entendu !) et lui de f\u00eater 30 ans au service du progressif, auquel Latimer a offert quelques-unes de ses plus belles pages : <i>Mirage<\/i> et le concept <i>The snow Goose<\/i>, puis vers la fin des ann\u00e9es 70, en r\u00e9ussissant son passage vers une nouvelle d\u00e9cennie, avec <i>Raindances<\/i> et <i>Breathless<\/i>. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes de ce <i>A Nod and a Wink<\/i>, on retient avant tout que Camel s\u2019\u00e9loigne un peu de ses inspirations celtiques, comme sur \u00a0\u00bb Harbour of tears \u00ab\u00a0, pour revenir \u00e0 une musique finalement tr\u00e8s proche de ce qu\u2019il proposait il y a vingt-cinq ans, par certains aspects na\u00efve, sereine, presque contemplative et tr\u00e8s port\u00e9e sur des m\u00e9lodies simples mais tr\u00e8s accrocheuses. Mais, au-del\u00e0 de l\u2019emphase, Camel sait garder un minimum de dynamique et, c\u2019est l\u00e0 aussi une constante, arriver \u00e0 \u00e9voquer la m\u00e9lancolie, parfois au sein d\u2019un m\u00eame titre. <br \/> L\u2019album s\u2019ouvre sur le morceau titre qui \u00e9volue imperceptiblement de la douceur vers l\u2019amer. C\u2019est tout le talent de Latimer que de savoir jouer sur une note, ajouter un clavier ou une fl\u00fbte pour changer toute l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019un titre. Il en est de m\u00eame pour un des sommets de <i>A Nod\u2026<\/i>, \u00a0\u00bb Simple Pleasures \u00ab\u00a0, dont l\u2019introduction lascive est bouscul\u00e9e par la rythmique de Terry Carleton (\u00e0 la batterie, relay\u00e9 par Denis Clement) et Colin Bass et orn\u00e9 des solos limpides et cristallins qui continuent de faire la l\u00e9gende de Latimer. L\u2019aspect paisible de Camel est ressort avec \u00a0\u00bb A Boy\u2019s life \u00a0\u00bb et son break faramineux, qui s\u2019encha\u00eene avec un pont splendide sur lequel Guy Leblanc place parfaitement ses claviers et Latimer se fend d\u2019un solo \u00e0 la Hackett. \u00a0\u00bb Fox Hill \u00ab\u00a0, sorte de fable, est sans doute le titre faible de l\u2019album : la musique sonne parfois \u00a0\u00bb gentiment \u00a0\u00bb ! Les trois derniers titres sont plus tristes, \u00a0\u00bb The Miller\u2019s Tale \u00a0\u00bb et sa guitare acoustique que l\u2019on croirait tout droit sortie de \u00a0\u00bb A trick of the tail \u00a0\u00bb (Genesis), et l\u2019instrumental \u00a0\u00bb Squilegy Fair \u00ab\u00a0. Sur \u00a0\u00bb For today \u00ab\u00a0, la prestation vocale d\u2019Andy est magnifique, et son timbre, profond, se rapproche avec l\u2019\u00e2ge, d\u2019un Peter Hammill. Le tout est compl\u00e9t\u00e9 par un solo assez gilmourien !<\/p>\n<p> Jamais d\u00e9monstratives, toujours pertinentes et surtout \u00e9mouvantes, les compositions de Latimer illustrent le pouvoir d\u2019une simple m\u00e9lodie. Reste alors \u00e0 adh\u00e9rer au postulat de base n\u00e9cessaire pour appr\u00e9cier Camel :<br \/> se projeter \u00a0\u00bb quelques \u00a0\u00bb ann\u00e9es en arri\u00e8re\u2026 et d\u00e9couvrir des morceaux intemporels.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est confirm\u00e9 : Camel est bel et bien de retour sur le long terme. 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