{"id":2471,"date":"2002-12-11T00:00:00","date_gmt":"2002-12-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2471"},"modified":"2002-12-11T00:00:00","modified_gmt":"2002-12-10T22:00:00","slug":"2471","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/12\/11\/2471\/","title":{"rendered":"King Crimson &#8211; Happy With What You Have To Be Happy With"},"content":{"rendered":"\n<p>Comme avec <em>Vroom<\/em>, qui annon\u00e7ait <em>Thrak<\/em> en 1994, King Crimson rena\u00eet de ses cendres avec <em>Happy with you have to be happy with<\/em>, ouvrant la voie \u00e0 <em>The Power to Believe<\/em>, dont la sortie est pr\u00e9vue en f\u00e9vrier 2003. Et tout comme pour <em>Vroom<\/em>, ce EP contient quelques p\u00e9pites qui rendront l\u2019attente de l\u2019album encore plus insupportable !<br \/><br \/> En effet, on y retrouve deux titres figurant sur le futur opus, dont tout naturellement \u00ab Happy with\u2026 \u00bb, dans une version \u00e9court\u00e9e encore plus puissante que l\u2019original. Ce titre, sorte de croisement entre du Crimson pur jus \u00e0 la \u00ab Elephant Talk \u00bb, fait d\u2019ailleurs irr\u00e9sistiblement penser \u00e0 Tool, avec un son brut de d\u00e9coffrage et une rythmique saccad\u00e9e, sans oublier la voix d\u2019Adrian Belew sur les couplets. Ce dernier y est \u00e9poustouflant, car, comme il l\u2019explique dans notre interview, ce morceau \u00e9tait a priori inchantable ! De m\u00eame, l\u2019un des rares moments d\u2019accalmie de l\u2019album, \u00ab Eyes Wide Open \u00bb, est propos\u00e9 dans une tr\u00e8s belle version acoustique (vu le morceau, le contraire eut d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 \u00e9tonnant), mais peut \u00eatre moins hypnotisante que sa version \u00e9lectronique, le refrain manquant quelque peu de p\u00eache.<br \/> Le reste des titres est in\u00e9dit et d\u2019une grande vari\u00e9t\u00e9. On retrouve les po\u00e8mes japonais qui pars\u00e8ment <em>The Power to Believe<\/em>, trait\u00e9s au vocoder, avec \u00ab Bude \u00bb, \u00ab She Sudders \u00bb et \u00ab I Ran \u00bb. Dans le m\u00eame esprit, le g\u00e9nial \u00ab Shoganai \u00bb d\u00e9bute sur fond de multiples percussions asiatiques enchev\u00eatr\u00e9es et probablement retravaill\u00e9es \u00e9lectroniquement par Mastelotto que nous interviewerons procha\u00eenement. Ce titre plaira sans aucun doute \u00e0 ceux que la bande originale d\u2019<em>Akira<\/em> n\u2019avait pas laiss\u00e9 indiff\u00e9rents. Par ailleurs, Fripp n\u2019a pu s\u2019emp\u00eacher de placer un court morceau ambient, qui rappelle un peu la BO (encore !) de <em>Blade Runner<\/em>, et surtout ses \u00ab fripperies \u00bb solo, avec \u00ab Mie Gakure \u00bb. \u00ab Potato Pie \u00bb quant \u00e0 lui, aurait m\u00e9rit\u00e9 de figurer sur <em>The Power to Believe<\/em> : ce titre est une sorte de blues bien plus r\u00e9ussi que le \u00ab Prozac Blues \u00bb de <em>The Construktion of Light<\/em>, dont la voix trafiqu\u00e9e finissait par lasser. Ici, Belew chante en voix claire, et Fripp se r\u00e9gale en plaquant au mieux des accords diaboliques : la grande classe ! Reste le final live (enregistr\u00e9 \u00e0 Nashville) avec le terrifiant \u00ab Lark\u2019s Tongues in Aspic (Part IV) \u00bb, tir\u00e9 de <em>TCOL<\/em>. Beaucoup avaient remarqu\u00e9 l\u2019ind\u00e9niable am\u00e9lioration des titres instrumentaux de cet album lors de la tourn\u00e9e qui suivit et sur le triple live <em>Heavy Construktion<\/em>, et effectivement, force est de reconna\u00eetre que ce morceau, d\u00e9j\u00e0 tellurique sur disque, est un maelstr\u00f6m de guitares en fusion, de stridences et de batterie martiale sur sc\u00e8ne dans cette relecture du classique de 1973. Le final, sur \u00ab I Have a Dream \u00bb, est \u00e9court\u00e9 et totalement instrumental, contrairement \u00e0 la version album. Enfin, le disque s\u2019ach\u00e8ve sur une petite piste cach\u00e9e tir\u00e9e des sessions studios et qui nous prouve, comme le mentionnait Adrian, que l\u2019enregistrement d\u2019un Krimson peut m\u00eame \u00eatre\u2026 dr\u00f4le !<br \/><br \/> Bref, <em>Happy With What You Have To Be Happy With<\/em> est un disque patchwork, certainement destin\u00e9 aux inconditionnels et aux impatients, mais qui r\u00e9sume les multiples facettes du Roi. Les autres attendront <em>The Power to Believe<\/em> pour s\u2019agenouiller.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme avec Vroom, qui annon\u00e7ait Thrak en 1994, King Crimson rena\u00eet de ses cendres avec&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2472,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2471"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2471"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2471\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2472"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}