{"id":2467,"date":"2002-12-11T00:00:00","date_gmt":"2002-12-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2467"},"modified":"2002-12-11T00:00:00","modified_gmt":"2002-12-10T22:00:00","slug":"2467","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/12\/11\/2467\/","title":{"rendered":"Porcupine Tree &#8211; In Absentia"},"content":{"rendered":"\n<p>Les amateurs de progressif l\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 avec <em>Signify<\/em> : Porcupine Tree est l\u2019un des seuls groupes contemporains \u00e0 avoir le potentiel de proposer un album intemporel, de ceux qui vont durer et que l\u2019on citera dans vingt ans comme <em>Red<\/em> ou <em>Selling England by the Pound<\/em>. Avec <em>Stupid Dream<\/em>, PT trouvait enfin le sens des compos accrocheuses, mais l\u2019ambition des d\u00e9buts \u00e9tait moins pr\u00e9sente. <em>Lightbulb Sun<\/em>, tr\u00e8s similaire \u00e0 son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semblait indiquer la voie, en route vers une major. <em>In Absentia<\/em> balaye tous les doutes.<br \/><br \/> Steven Wilson propose ici une \u0153uvre sans compromis, et le terrible \u00ab Blackest Eyes \u00bb est l\u00e0 pour le rappeler d\u2019embl\u00e9e, avec son riff et son rythme implacables. D\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute, le  niveau d\u2019ensemble des ingr\u00e9dients est \u00e9vident : Steven n\u2019a jamais aussi bien chant\u00e9, sortant plus du registre calme et pos\u00e9 pour tenter des harmonies tr\u00e8s hautes. Le son est \u00e9galement impressionnant de profondeur, mettant en valeur l\u2019une des forces du groupe : des compositions accrocheuses \u00e0 plusieurs niveaux d\u2019\u00e9coutes, notamment gr\u00e2ce \u00e0 Richard Barbieri, qui leur ajoute toujours des enluminures synth\u00e9tiques. La basse de Colin Edwin est en revanche un peu plus en retrait qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e. Enfin, Gavin, le nouveau batteur, dans un registre pas si \u00e9loign\u00e9 de l\u2019extraordinaire Chris Maitland, est impressionnant, tant dans le sobre (\u00ab Trains \u00bb) que le puissant (\u00ab Strip the Soul \u00bb).<br \/> L\u2019\u00e9quilibre entre composition et exp\u00e9rimentation approche la perfection. \u00ab Trains \u00bb est un mod\u00e8le du genre, et sans doute le meilleur titre du groupe, aussi efficace que du Pink Floyd derni\u00e8re p\u00e9riode avec sa guitare mi-acoustique mi-\u00e9lectrique, et son rythme qui ne tient pas en place. \u00ab The sound of Muzak \u00bb et \u00ab Prodigal \u00bb ont un  potentiel grand public certain alors que dans le m\u00eame temps, Porcupine aborde un genre r\u00e9solument \u00ab metal \u00bb dans sa musique et ses th\u00e8mes sur \u00ab The Creator Has A Mastertape \u00bb ou le single \u00ab Strip the Soul \u00bb, qui, \u00e9trangement, contient le refrain le plus faible (car convenu) du disque mais se rattrape par son break monumental, presque gothique. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, \u00ab Lips of Ashes \u00bb, morceau d\u00e9licat et travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame (\u00e9coutez comment tout s\u2019encha\u00eene naturellement, c\u2019est diabolique !) ou les instrumentaux rappellent le meilleur de <em>Signify<\/em> par leur c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s moderne et multidirectionnel. <br \/><br \/> Apr\u00e8s deux mois d\u2019\u00e9coute intensive (<em>NdRC: In Absentia \u00e9tait disponible en import chez certains distributeurs<\/em>), un constat s\u2019impose, de m\u00eame que la note d\u2019int\u00e9r\u00eat, la plus \u00e9lev\u00e9e jamais donn\u00e9e dans Progressia : Steven Wilson se fait le Kasparov de la composition. Quel que soit le sens dans lequel on \u00e9coute <em>In Absentia<\/em>, l\u2019humeur du moment ou notre connaissance de l\u2019album, il garde \u00e0 la fois toute la puissance d\u2019un grand album de rock, et tout le myst\u00e8re d\u2019un grand album de progressif. Difficile \u00e0 d\u00e9passer.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les amateurs de progressif l\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 avec Signify : Porcupine Tree est l\u2019un des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2468,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2467"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2467"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2467\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2468"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2467"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2467"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2467"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}