{"id":2459,"date":"2003-01-16T00:00:00","date_gmt":"2003-01-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2459"},"modified":"2003-01-16T00:00:00","modified_gmt":"2003-01-15T22:00:00","slug":"2459","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/01\/16\/2459\/","title":{"rendered":"Peter Hammill &#8211; Clutch"},"content":{"rendered":"<p>Comme chaque ann\u00e9e, Peter Hammill revient avec un nouvel album solo, sorti sur son label Sofa Sound. Rappelons que l\u2019homme est le leader de feu Van Der Graaf Generator, une formation importante et pourtant m\u00e9sestim\u00e9e de la sc\u00e8ne progressive des ann\u00e9es 70. Peter revient donc, apr\u00e8s <i>What now<\/i> et deux compilations, son dernier chef d\u2019\u0153uvre remontant \u00e0 1998 avec le fabuleux <i>This<\/i>.<\/p>\n<p> Fid\u00e8le \u00e0 sa tradition, Peter a compos\u00e9 la totalit\u00e9 des titres d\u2019ailleurs relativement courts, mettant en valeur sa voix mi-fragile, mi-profonde, le tout dans une ambiance toujours tr\u00e8s intimiste portant des paroles justes. Ce qui change en revanche, c\u2019est l\u2019habillage : apr\u00e8s avoir utilis\u00e9 des claviers, Peter a choisi ici de s\u2019en tenir \u00e0 la guitare acoustique. Point de rythmique ou d\u2019instruments exotiques sur ce disque : Peter n\u2019est accompagn\u00e9 que de ses deux anciens comp\u00e8res, Stuart Gordon (violons) et David Jackson (saxos, fl\u00fbtes), dans une formule rappelant celle de <i>Typical<\/i>, double live o\u00f9 Peter affrontait seul son public. Le but de <i>Clutch<\/i>, affich\u00e9 et le plus souvent atteint, est pourtant de ne pas proposer un simple \u00ab album folk \u00bb, mais bien une musique qui se veut riche et ambitieuse. <br \/> La voix de Peter Hamill reste son principal atout, vue l\u2019\u00e9tendue de son registre, et elle est parfaitement servie sur l\u2019\u00e9vanescent \u00ab We are Written \u00bb, une composition \u00e9nergique sur laquelle on est surpris de voir Hammill, avec l\u2019\u00e2ge, atteindre des notes plus graves qu\u2019il tient particuli\u00e8rement longtemps. Dans le m\u00eame esprit, \u00ab Bareknucke Trade \u00bb est le plus long morceau du disque, forc\u00e9ment \u00e9pique et plein de breaks astucieux. On retrouve ce fameux ton m\u00e9lodramatique et presque th\u00e9\u00e2tral, qui sied bien aux textes tr\u00e8s personnels de son auteur, comme sur \u00ab Once You Called Me \u00bb. Les voix sont souvent doubl\u00e9es, voire tripl\u00e9es (\u00ab Crosses Wires \u00bb), comme \u00e0 l\u2019habitude, le tout restant d\u2019une tristesse hivernale, avec, et c\u2019est notable, une tendance \u00e0 des titres plus accessibles.<\/p>\n<p> Cet exercice de style in\u00e9dit est souvent convaincant, voire passionnant pour celui qui, connaissant le bonhomme, l\u2019\u00e9coute repousser ses limites. Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019aspect d\u00e9charn\u00e9, voire le ton et certaines harmonies vocales inhabituelles pourront rebuter et ne font pas de <i>Clutch<\/i> l\u2019album le plus facile pour aborder Hammill. Pour une d\u00e9couverte, on lui pr\u00e9f\u00e9rera <i>This<\/i>, ou, plus loin de nous, <i>Chameleon<\/i> ou <i>Nadir<\/i>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme chaque ann\u00e9e, Peter Hammill revient avec un nouvel album solo, sorti sur son label&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2460,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2459"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2459"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2459\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2460"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2459"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2459"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2459"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}