{"id":2427,"date":"2011-01-18T00:00:00","date_gmt":"2011-01-17T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2427"},"modified":"2022-03-30T22:23:39","modified_gmt":"2022-03-30T20:23:39","slug":"2427","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/01\/18\/2427\/","title":{"rendered":"Jethro Tull &#8211; Stand Up"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s une entr\u00e9e remarqu\u00e9e sur la sc\u00e8ne British Blues avec <span style=\"font-style: italic\">This Was<\/span>, Jethro Tull voit d\u00e9j\u00e0 sa formation initiale bouscul\u00e9e en 1969. Ian Anderson, leader charismatique en devenir, d\u00e9cide d\u2019explorer de nouveaux horizons musicaux malgr\u00e9 le refus du guitariste Mick Abrahams qui quitte <span style=\"font-style: italic\">in situ<\/span> le navire. La place vacante est d\u00e8s lors combl\u00e9e par Tony Iommi, avant qu&rsquo;il n&rsquo;int\u00e8gre Black Sabbath rapidement, laissant finalement Martin Barre occuper cette fonction. Ian Anderson en profite alors pour prendre les r\u00eanes du quartette\u00a0avec Clive Bunker et Glenn Cornick, et mettre le cap vers des terres nouvelles.<br \/><br \/> <span style=\"font-style: italic\">Stand Up <\/span>est en effet impr\u00e9gn\u00e9 de ce r\u00e9cent et savant m\u00e9lange de <span style=\"font-style: italic\">heavy metal <\/span>et de musiques plus triviales telles que la folk celtique ou le n\u00e9o-classique, ce qui ne manque pas de plaire \u00e0 un public toujours plus ouvert d\u2019esprit, et de placer l\u2019album en t\u00eate des classements. Un succ\u00e8s commercial doubl\u00e9 d\u2019une r\u00e9ussite artistique dus \u00e0 leurs talents multiples, m\u00e9lodique et \u00e9nergique, personnel et accessible. La musique de Jethro Tull est effectivement une recette \u00e9quitable entre riffs efficaces, m\u00e9lodies charmantes et maitrise instrumentale prouv\u00e9s tout au long des dix titres.<br \/><br \/> C\u2019est ainsi que l\u2019auditeur est balad\u00e9 d\u2019un univers \u00e0 un autre, tour \u00e0 tour d\u00e9sorient\u00e9 par ces charmants paysages \u00e9trangers puis ramen\u00e9 sur les chemins rassurants du rock ou du blues. La fameuse \u00ab\u00a0Bourr\u00e9e\u00a0\u00bb r\u00e9adapt\u00e9e d\u2019une suite de Bach, l\u2019attendrissante folk de \u00ab\u00a0We Used to Know\u00a0\u00bb ou encore le proto-progressif de \u00ab\u00a0A Thousand Mothers\u00a0\u00bb ne sont que les meilleurs morceaux d\u2019un ensemble h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et coh\u00e9rent. Et l\u2019utilisation de banjo, tablas, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement de la fl\u00fbte traversi\u00e8re illumin\u00e9e d&rsquo;Ian Anderson ne fait qu\u2019enrichir le tableau.<br \/><br \/> L&rsquo;interpr\u00e9tation de l&rsquo;album sur sc\u00e8ne est plus frappante encore. Les musiciens prennent leur envol et ressemblent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un groupe rod\u00e9 qui n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 proposer des monologues instrumentaux g\u00e9n\u00e9reux. D\u00e9passant chacun les cinq minutes de solo (bien avant l\u2019\u00e8re des \u00ab\u00a0groupes \u00e0 stades\u00a0\u00bb auxquels ils seront plus tard affili\u00e9s), ils font preuve de virtuosit\u00e9 intelligente, ce qui n\u2019\u00e9tait pas un oxymore alors. Ian Anderson capte m\u00eame sans peine avec son instrument \u00e0 vent un auditoire jeune et agit\u00e9 pendant presque dix minutes, ce qui tend \u00e0 montrer l\u2019\u00e9volution des m\u0153urs musicales de l\u2019\u00e9poque.<br \/><br \/> Malgr\u00e9 son jeune \u00e2ge et sa qu\u00eate d&rsquo;identit\u00e9 musicale, Jethro Tull confirmera sans surprise son statut d&rsquo;incontournable l\u2019ann\u00e9e suivante avec <span style=\"font-style: italic\">Benefit<\/span>, et atteindra sa premi\u00e8re apog\u00e9e artistique avec <span style=\"font-style: italic\">Aqualung <\/span>en 1971, avant d\u2019opter pour des incursions autrement plus progressives. Cette \u00e9dition ultime de<span style=\"font-style: italic\"> Stand up <\/span>rend donc hommage \u00e0 cette p\u00e9riode interm\u00e9diaire. Fans absolus comme m\u00e9lomanes curieux se r\u00e9galeront avec ce triple CD \/ DVD compilant l\u2019album, les morceaux sortis \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque et tout autant r\u00e9ussis, une session \u00e0 la BBC et surtout leur concert grandiose au Carnegie Hall.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une entr\u00e9e remarqu\u00e9e sur la sc\u00e8ne British Blues avec This Was, Jethro Tull voit&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":2428,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2,35],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2427"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2427"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2427\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":74727,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2427\/revisions\/74727"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2428"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}