{"id":24162,"date":"2021-03-22T08:25:15","date_gmt":"2021-03-22T07:25:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=24162"},"modified":"2021-03-22T13:05:18","modified_gmt":"2021-03-22T12:05:18","slug":"galaad-paradis-posthumes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/03\/22\/galaad-paradis-posthumes\/","title":{"rendered":"Galaad &#8211; Paradis posthumes"},"content":{"rendered":"\n<p>2019, Galaad rena\u00eet de ses cendres avec <em>Frat3r<\/em>, \u00e0 qui revient la d\u00e9licate t\u00e2che de succ\u00e9der au \u00ab&nbsp;mythique&nbsp;\u00bb <em>Vae Victis,<\/em> plus de vingt ans apr\u00e8s. Si cet album de la r\u00e9surrection tient parfaitement bien la route, il ne poss\u00e8de pas le d\u00e9sir d\u2019\u00e9mancipation de son pr\u00e9d\u00e9cesseur, cette prise de risque stylistique qui en a fait un jalon unanimement reconnu du prog\u2019 francophone des 90s. Alors deux ans plus tard, lorsque les Suisses remettent le couvert avec <em>Paradis posthumes, <\/em>l\u2019attente est grande&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une introduction pour le moins \u00e9nergique (\u00ab\u00a0Terra\u00a0\u00bb), parfaite pour un album estampill\u00e9 progressif, \u00ab\u00a0Apocalypse\u00a0\u00bb est une entr\u00e9e en mati\u00e8re ainsi dire assez prudente et typiquement n\u00e9o-prog\u00a0: m\u00e9lodies \u00e9videntes, encha\u00eenement de parties contrast\u00e9es, emphase guitaristique et vocale. \u00ab\u00a0Moments\u00a0\u00bb, confirme ensuite que Pierre-Yves Theurillat est \u00e0 l\u2019aise sur le format \u00ab\u00a0chanson\u00a0\u00bb, direct et m\u00e9lodique, qui lui a r\u00e9ussi sur ses disques en solo. A l\u2019instar de Lazuli, Galaad dispose d\u2019un atout majeur, la voix reconnaissable entre mille d\u2019un chanteur qui sait diss\u00e9quer les rapports humains sans amphigouri ni simplisme. PyT semble d\u2019ailleurs beaucoup plus pr\u00e9sent que sur <em>Frat3r<\/em>, pas en quantit\u00e9 mais par sa prise de possession des titres. C\u2019est particuli\u00e8rement flagrant sur des chansons courtes comme \u00ab\u00a0Divine\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Paradis posthumes\u00a0\u00bb, mais aussi sur le majestueux \u00ab\u00a0Ton ennemi\u00a0\u00bb, construit autour d\u2019un texte superbe.<\/p>\n\n\n\n<p>Souvent maillons faibles du genre, les compositions plus fouill\u00e9es \u00e9vitent pourtant ici les chausse-trappes de leur chapelle musicale, comme les d\u00e9veloppements instrumentaux \u00e0 rallonge ou un pompi\u00e9risme de mauvais aloi. De ci de l\u00e0, on entend bien des choses sous influence, comme la guitare de S\u00e9bastien Froidevaux, qui porte irr\u00e9m\u00e9diablement le sceau de Steve Rothery, ou des passages familiers (les accords finaux de \u00ab&nbsp;Jour Sid\u00e9ral&nbsp;\u00bb, rappelant ceux de \u00ab&nbsp;Forgotten Sons&nbsp;\u00bb de qui-vous-savez), mais Galaad reste Galaad, et pas une quelconque copie d\u2019une ancienne gloire. Et c\u2019est toujours l\u2019essentiel qui l\u2019emporte&nbsp;: la m\u00e9lodie et la puissance du texte m\u00eal\u00e9s, comme sur \u00ab&nbsp;L&rsquo;instinct, l&rsquo;instant&nbsp;\u00bb o\u00f9 PyT donne tout ce qu\u2019il a.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus consistant que <em>Frat3r<\/em>, <em>Paradis posthumes<\/em> semble donc guid\u00e9 par un enthousiasme retrouv\u00e9. La pression qui reposait sur son pr\u00e9d\u00e9cesseur, ce nouvel album ne la porte plus. Pas de fausses notes, beaucoup de m\u00e9lodies, de belles guitares et de beaux textes, un chant tr\u00e8s au-dessus de ce qui se fait dans la chanson francophone. On ne demande rien de plus, si ce n\u2019est&nbsp;: encore&nbsp;! Et pourquoi pas, la prochaine fois, un peu de funambulisme&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Galaad - Moments\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Hp4xuha4wAM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2019, Galaad rena\u00eet de ses cendres avec Frat3r, \u00e0 qui revient la d\u00e9licate t\u00e2che de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":24163,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[160,213],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24162"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24162"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24162\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24176,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24162\/revisions\/24176"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24163"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}